Un panorama de pratiques pédagogiques
L’un des premiers chercheurs à avoir réfléchi sur la classe inversée nous propose une typologie des classes inversées.Même si le phénomène des classes inversées est relativement récent (une dizaine d’années à peine pour son appellation anglaise, flipped classroom), les récents colloques et journées d’étude à son sujet démontrent son ampleur à la fois au niveau du nombre d’enseignants qui s’y intéressent, voire s’y investissent, et aussi par la variété des pratiques qui en découlent. On peut d’emblée tracer un continuum entre des pratiques plutôt centrées sur l’enseignant (même virtualisées par le truchement de vidéos) et d’autres davantage centrées sur l’apprenant. On trouve ainsi aux extrémités de ce continuum : l’utilisation de la vidéo, un média emblématique mais non rédhibitoire, à regarder avant la classe proprement dite pour, intentionnellement, consacrer plus de temps et développer davantage d’activités et d’interactivités pendant celle-ci (la classe inversée proprement dite) ; des dispositifs construits par les élèves eux-mêmes dans lesquels ils deviennent à la fois didacticiens des savoirs récoltés sur internet et ingénieurs pédagogiques des activités et interactivités qu’ils ont préparées à l’intention de leurs condisciples (une pratique dont le point d’orgue est appelé « classes renversées » par notre collègue Jean-Charles Cailliez