Non, l’effet Mozart n’existe pas !
En tant que philosophe accompagnant des scientifiques dans le cadre de La main à la pâte, l’auteure de Mon cerveau, ce héros dénonce les impostures de fausses sciences à travers quelques exemples de neuromythes.
En 1998, l’État de Floride adopte une loi pour que les écoles maternelles diffusent de la musique classique aux enfants. La même année, et après avoir lu que l’écoute de la musique de Mozart peut augmenter le QI, le gouverneur de la Géorgie demande 105 000 dollars pour la production et la distribution de musique classique aux nouvelles mères, afin qu’elles la fassent écouter à leurs enfants. Les sénateurs votent en faveur de cette proposition (le gouverneur venait de leur faire écouter la Sonate n° 9 de Beethoven). D’où vient l’idée que l’écoute de la musique classique, notamment de Mozart, puisse développer d’un coup notre intelligence ? En 1993, trois chercheurs américains comparent les effets cognitifs de trois situations : l’écoute d’une sonate de Mozart, d’une musique relaxante et une situation silencieuse. Dans la « situation Mozart », les résultats montrent une augmentation de 8 à 9 points chez des adulte…