L’oral pour penser, l’oral à penser
En mathématiques, faire que l’oral soit utile à l’apprentissage et non source de malentendus.
Tout le monde s’accorde sur l’importance du langage dans la construction de la pensée. Le meilleur exemple étant celui de l’élève qui demande de l’aide et qui, au fur et à mesure qu’il formalise sa question, trouve la réponse attendue et finit par un « non, non, c’est bon ! » qui nous laisse interdit, parce que c’est à notre tour de ne pas comprendre. Cet oral joue le rôle d’un débat intérieur qui aide à organiser la pensée.
Les discours sont d’autant plus importants en mathématiques que nous utilisons différents registres : le langage naturel, l’écriture numérique et algébrique, les tableaux et les graphiques, sans compter le langage de programmation. L’oral est alors un excellent moyen de faire des conversions, c’est-à-dire de reformuler dans un autre registre les notions ou concepts formalisés dans un registre de départ, mais surtout d’expliciter les traitements effectués mentalement. La manière dont on oralise les signes mathématiques participe à leur compréhension, comme le fait de lire « deux tiers » lorsqu’on lit « 2/3 » aide à comprendre que le tiers est la sous-unité et qu’on en a deux, alors que si on oralise en disant « deux sur…