Le CAP, un outil de remédiation sociale

Publié le Lecture : 15 min
En quoi la pratique manuelle et le geste technique seraient-ils propices à la réparation des adolescents en galère, ou comment l’intégration du corps permet la réintégration de l’élève dans les apprentissages.

Le diplôme du certificat d’aptitude professionnel (CAP) est-il encore réellement un premier niveau de formation ? Très officiellement, le CAP offre une qualification à ceux qui souhaitent accéder rapidement à la vie active. Le baccalauréat professionnel (bac pro) devient alors l’entrée naturelle dans un métier ou permet la poursuite d’études. La voie d’accès aux CAP en lycée professionnel (LP) se doit d’être particulièrement développée, pour en faire un projet d’orientation auprès des élèves dits « en très grande difficulté » à l’issue de la classe de 3e en section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa).

Dans le LP périurbain dans lequel j’exerce, les classes de première année de CAP accueillent des élèves très différents, respectant ainsi le repositionnement voulu du diplôme. Outre quelques collégiens de Segpa et parfois d’unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS), les élèves qui arrivent ont eu majoritairement un parcours chaotique en collège. Le système éducatif leur propose le lycée professionnel comme alternative.

Des élèves aux troubles cognitifs divers, peu ou pas repérés, et d’autres aux comportements envahissants, atypiques autant que variés sont mêlés avec des élèves déficients et handicapés. Ces difficultés scolaires sont très…

Déjà abonné ? Connectez-vous

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Vous avez pu lire gratuitement 15% de cet article, créez un compte et nous vous offrons sa lecture.
Abonnez-vous pour pouvoir lire tous nos articles !

À lire sur "Enseignement professionnel"