Latin, plurilinguisme et approche plurielle des langues
Comment le latin peut-il permettre d’aller vers une multiplicité de langues, encore pratiquées aujourd’hui ou non ? Une occasion de montrer les multiples liens qui unissent les individus et les civilisations.
Nous vivons dans un contexte de globalisation. Économique certes, mais pas seulement : cette globalisation, rendue possible par les avancées technologiques, est aussi sociale. Tout un chacun peut se déplacer à l’autre bout de la planète. Chacun même, ô miracle des temps, peut entrer en relation sonore ou visuelle avec pour ainsi dire n’importe quel être humain sur Terre. Bref, les contacts entre peuples, c’est-à-dire, ne soyons pas dupes, entre individus, se sont démultipliés.
Ajoutons par exemple à cela l’histoire coloniale, dont on sait qu’elle a favorisé et favorise encore des flux de migration économique entre les pays autrefois liés par la conquête : la France en Afrique noire ou au Maghreb, la Grande-Bretagne en Inde, l’Espagne en Amérique du Sud, etc.
Il ressort de tout cela que les individus migrent en plus grand nombre, et que nos sociétés tendent à être encore davantage pluriculturelles et, partant, plurilingues, qu’elles ne le furent naguère1, ce qui ne va pas sans tensions d’ordres divers, entre l’individu et la communauté sociale notamment : d’un côté, celui du migrant, comme, de l’autre, celui de « l’autochtone »2…