D’une activité à l’autre, pour apprendre
Quelles articulations entre activités hors classe et en classe ? Comment concevoir supports et documents pour assurer la cohérence de l’apprentissage ?La classe inversée n’est pas une invention, mais une innovation. Il s’agit en particulier d’un mouvement qui s’appuie sur des questions anciennes dont certaines sont parfois laissées de côté dans le modèle habituel de l’enseignement. C’est aussi un mouvement qui s’appuie sur un potentiel nouveau, celui offert par les moyens numériques désormais accessibles, avec parfois peu de moyens matériels et parfois même peu d’apprentissage technique. Les récits des enseignants qui se sont lancés montrent une variété de modalités importantes de mises en œuvre. Toutes tournent cependant autour d’un noyau central, celui de la mise en activité des élèves à partir de supports. Or, c’est dans la qualité de ces activités, leurs articulations selon les types, les lieux et les moments, mais aussi dans celle des supports proposés en lien avec ces activités que reposent la pertinence, l’efficacité et la réussite, ou non, de l’inversion, du renversement pédagogique.
Tout apprentissage repose sur une activité de celui qui apprend. Écouter, prendre des notes, regarder, produire, interagir sont, parmi d’autres, des activités habituelles de tout apprentissage formel en particulier. Il semble cependant que l’efficacité de certaines activités soit plus ou moins importante, à en juger par l’attention des élèves et leur implication dans l’activité.
Dans le ca…