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Cet article présente une « révolution copernicienne » dans l’enseignement de la morale outre-Quiévrain au cours des années 2000, dont les astronomes de la rue de Grenelle tiendront, espérons-le, le plus grand compte dans les projets en cours.

« La finalité du cours de morale non confessionnelle est d’exercer les élèves et les étudiants, dont les parents ne se réclament d’aucune confession, à résoudre leurs problèmes moraux sans se référer à une puissance transcendante ni à un fondement absolu, par le moyen d’une méthode de réflexion basée sur le principe du libre examen » (Programmes du secondaire de 1976). La formation morale se présente comme un entrainement à la prise de décision dans le respect des valeurs de l’humanisme : authenticité, autonomie, respect de soi et des autres, acceptation d’autrui dans la différence, honnêteté intellectuelle, etc. Dans les trois années du degré inférieur, elles sont travaillées sous l’angle psychologique et subjectif à travers l’examen du vécu existentiel des jeunes dans leur environnement familial, scolaire, social ; dans les trois années du degré supérieur, elles sont envisagées dans leur acception philosophique en rapport avec les grandes questions éthiq…

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