Des compétences philosophiques
L’enseignement de la philosophie est pris entre des représentations anciennes du côté de l’érudition et des pratiques nouvelles du côté des débats philosophiques. Réfléchir à une approche par compétences dans cette discipline ouvre bien des perspectives.
Le programme de philosophie de 2003 est le résultat de dix années de débats très polémiques. Il s’inscrit dans un modèle que je qualifie de mixte entre la formation « à l’exercice réfléchi du jugement » (le penser par soi-même, que j’appelle « le philosopher »), et l’acquisition d’une « culture philosophique initiale » (l’histoire de la philosophie), qu’il lie fortement. La France se démarque ainsi par exemple des modèles italien (enseigner l’histoire des idées), stalinien (enseigner le marxisme-léninisme) ou lipmanien (apprendre à philosopher sans aucune référence philosophique explicite).
On a choisi de constituer le programme à partir d’une liste de notions (ce pourrait être des questions ou des problèmes), mais il n’y a par exemple ni la mort …