ça peut changer l’école
Quelles sont les conditions pour que des collectifs, souvent informels, formés par des réseaux d’enseignants, deviennent de véritables communautés propices au développement professionnel ?Le mot « réseau » évoque un système dynamique, comme le réseau ferré qui contracte l’espace et le temps, ou presque organique, comme les synapses du cerveau. De manière plus immatérielle, toute personne ou organisation dispose d’un réseau social, véritable capital de relations et d’interactions avec d’autres : les réseaux numériques amplifient et transforment à présent les organisations du travail et les relations sociales.
Un réseau émerge quand plusieurs personnes volontaires partageant intérêts et motivations décident d’établir une relation collaborative et informelle hors de leur école ou établissement. Ce réseau s’alimente ensuite d’échanges réguliers sur des savoirs et des pratiques professionnelles en recherche de solutions communes. Il n’est pas numérique en soi. C’est d’abord une manière de relier qui passe pour être plus efficace quand il présente certains atouts : la flexibilité, la réciprocité des contributions, la confiance, l’informalité et la rapidité des échanges.
Le travail dynamique et participatif entre enseignants offre des occasions de rencontres réelles ou virtuelles avec les collègues et des possibilités de sortir des routines cognitives et professionnelles. Ils peuvent échanger, via des ateliers, des conférences, des listes de diffusion, des blogs, des réseaux sociaux, des sites internes, ou des plateformes collaboratives, sur les difficultés qu’ils rencontrent, et aussi réfléchir à leurs pratiques. Autant d’occasions pour valoriser leurs…