Automatisme, autorégulation, autonomie
Travailler les compétences métacognitives en mathématiques pour rendre les élèves autonomes : le jeu des interactions prof-élèves.Pour moi, l’autonomie suppose un pouvoir d’autocontrôle. Une vigilance au cours de l’activité qui permet de s’évaluer et de remédier sans avoir besoin de la validation de l’adulte. Quand un élève me pose une question en me regardant avec insistance, je sais qu’il guette un signe non verbal lui permettant de savoir si ce qu’il a dit est juste, pertinent, s’il est dans le « en question » ou le « hors question ». Pour l’enseignant, c’est un travail sur soi important : résister à cette attente, rester impassible et renvoyer la question à l’élève pour qu’il puisse valider lui-même. C’est le prix à payer pour permettre réellement à l’élève de s’émanciper. Encore faut-il enseigner, entrainer et évaluer comment s’effectue cet autocontrôle.
Lorsque la question est « c’est bon ? », je m’en tire toujours avec un « je ne sais pas, je n’ai pas fait le calcul » ou « peut-être, je n’ai pas cherché », ou encore « qu’est-ce que tu en penses ? ». Le fait de ne pas répondre systématiquement mais de renvoyer la question à l’élève peut l’amener à reformuler, préciser ce dont il est certain, ce qui le fait douter et souvent, il finit par trouver la réponse seul ou il pointe sans le savoir l’autom…