Une ruse pour apprendre
Débattre pour donner du sens aux apprentissages, puis aller vers l’écrit : un dispositif.
Lors des phases d’échanges à l’oral dans la classe, j’ai toujours été assez surpris par le mutisme de certains très bons élèves. Certes, il s’agit de s’exposer personnellement, mais lorsqu’on est si bien armé à l’écrit, pourquoi ne pas le faire dans ces moments qui deviendront chose courante dans une future carrière professionnelle ? À l’inverse, quel plaisir de repérer les procédés, parfois subtils, de ceux qui sont en difficulté, voire en refus de l’écrit ! Il peut paraitre un peu naïf d’être surpris de constater que maitrise de l’écrit et maitrise de l’oral ne correspondent pas. Comment s’appuyer sur l’un pour travailler l’autre ? Un certain nombre d’élèves arrivent aujourd’hui au lycée, en filière générale, avec un rapport assez distant à l’écrit et au savoir. Comment les aider à trouver du sens à leurs apprentissages ?
Dans ce décalage entre oral et expression de soi, entre écrit et expression scolaire, il y a un espace pour modeler le rapport au savoir, le rapport à soi, le rapport aux autres, le rapport au monde. Serge Boimare