Un club éloquence au lycée, c’est possible !

Publié le Lecture : 13 min

Couverture du numéro 603, « École et pauvreté »

L’oral a pris de l’importance dans l’Éducation nationale ces dernières années. À l’heure des réseaux sociaux faits de discours éphémères et d’instantanéité, l’éloquence permet de cultiver sa pensée.

Être éloquent, c’est bien plus que parler avec aisance. C’est convaincre sans contraindre, manier le verbe sans tromper. L’écoute, le respect de l’autre, la maitrise de soi et le sens critique renforcent la construction d’un discours structuré et la confiance, tout en développant la citoyenneté. La parole a toujours été un levier d’action, un instrument de justice voire une arme, mais elle a aujourd’hui des rivaux de taille avec internet, les outils numériques et, surtout, les réseaux sociaux et les discours de manipulation (complotisme, désinformation, fakenews).

L’éloquence est un atout d’autant plus précieux, pour débattre sans violence, faire valoir des opinions divergentes dans le respect mutuel. Car être éloquent, c’est avoir une pensée claire et une maitrise stylistique. Je pars donc de ce constat : s’affirmer par la parole, être capable de parler en public, de captiver son auditoire et de défendre ses idées est source de sociabilité, de réussite et de bienêtre.

De l’élève au projet

Mon intérêt pour l’oral n’est pas récent et je crois bien que j’ai toujours travaillé sur ce thème avec mes élèves. Cela me vient de mon cursu…

Déjà abonné ? Connectez-vous

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Vous avez pu lire gratuitement 15% de cet article, créez un compte et nous vous offrons sa lecture.
Abonnez-vous pour pouvoir lire tous nos articles !

À lire sur "Lycée général et technologique"

La démocratie scolaire, ça ne s’improvise pas

Pour répondre à la mobilisation d’ampleur des lycéens et lycéennes, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé mardi 6 octobre 2026 « une demi-journée banalisée » pour « permettre à chaque équipe de direction […] d’organiser un temps de démocratie interne au sein du lycée ». Est-ce à dire que la démocratie n’existe pas à l’école, le reste du temps ? N’existe-t-il pas déjà, au sein de chaque établissement, des instances de concertation et de décision incluant les élèves ? Peut-on leur apprendre la démocratie ? Si oui, comment ? Quatre enseignants d’un lycée en Seine-Saint-Denis nous livrent leurs réflexions et leurs propositions.

Publié le 9 octobre 2026 11 min

À lire sur "Lycée général et technologique"

La démocratie scolaire, ça ne s’improvise pas

Pour répondre à la mobilisation d’ampleur des lycéens et lycéennes, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé mardi 6 octobre 2026 « une demi-journée banalisée » pour « permettre à chaque équipe de direction […] d’organiser un temps de démocratie interne au sein du lycée ». Est-ce à dire que la démocratie n’existe pas à l’école, le reste du temps ? N’existe-t-il pas déjà, au sein de chaque établissement, des instances de concertation et de décision incluant les élèves ? Peut-on leur apprendre la démocratie ? Si oui, comment ? Quatre enseignants d’un lycée en Seine-Saint-Denis nous livrent leurs réflexions et leurs propositions.

Publié le 9 octobre 2026 11 min