Les programmes sont-ils à la hauteur ?

Publié le Lecture : 18 min Par Jean-Michel Zakhartchouk

Translator
Le ministère a récemment missionné le Conseil supérieur des programmes pour que l’école prenne davantage en compte les questions environnementales et notamment celles du climat. Les modifications prévues sont en cours, mais il y a loin de la coupe aux lèvres.

Nous avons interrogé plusieurs personnes qualifiées pour donner leur avis sur ces changements, ceux déjà intervenus et ceux à venir à l’heure où ce dossier parait.

Les sciences

Pierre Léna, académicien des sciences et membre fondateur de La main à la pâte, avec ses collègues de l’Académie des sciences, lutte pour l’insertion de cette problématique à tous les niveaux de l’enseignement, ou du moins du cycle 3 à la terminale. Lors d’un entretien avec nous, s’il salue les avancées récentes, il déplore que le lycée professionnel demeure à l’écart, alors que son public mérite plus encore d’être introduit aux considérations environnementales. Certes, le programme de l’enseignement scientifique de spécialité en terminale intègre désormais pleinement le climat et l’énergie (plus de la moitié du temps annuel), mais il est souhaité que le travail soit vraiment partagé entre les professeurs, afin de conduire à une vision systémique qui puisse relier à minima les mathématiques, la physique et la biologie. Il s’agit aussi de diffuser des outils : l’Office for Climate Education en proposera pour accompagner les enseignants avec des documents scientifiques et didactisés.

Reste le collège. Le Conseil supérieur des programmes (CSP) a préparé les aménagements de programme en réponse à la saisine

Déjà abonné ? Connectez-vous

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Vous avez pu lire gratuitement 15% de cet article, créez un compte et nous vous offrons sa lecture.
Abonnez-vous pour pouvoir lire tous nos articles !

À lire sur "Education à l'environnement"