Le Pouilleux et la carte mystère

Publié le Lecture : 16 min

Comment amener les élèves à mobiliser des connaissances pour choisir une stratégie de résolution de problèmes ? Un simple jeu de cartes, par exemple, peut être un point de départ pour entrer dans la maitrise des premières opérations mathématiques.

Début de cours préparatoire, les élèves découvrent l’univers des nombres. Sur le principe du jeu « le Pouilleux », j’ai préparé huit couples de cartes, chacun associant une quantité de gommettes sous forme de décomposition avec la même quantité sous forme de constellation.

Le principe est d’associer les cartes deux par deux en fonction du cardinal représenté. De 3 à 10, cela fait huit couples possibles, soit seize cartes, de couleurs aléatoires. Pour donner une dimension ludique à cette situation, je cache dans une enveloppe l’une des cartes (la « carte mystère », par exemple la décomposition ci-dessus « 3 + 2 »), laissant son binôme (constellation 5) dans le jeu. Celui-ci devient alors le Pouilleux, autrement dit l’intrus, qui sera aussi le critère de réussite de la partie (« La carte qui vous reste est-elle celle qui va avec la mienne ? »).

Dévoluer la tâche

Le diagramme ci-dessous tente de modéliser d’une part le postulat selon lequel la dévolution de la tâche aux élèves en détermine le niveau (curseurs arrimés), et, d’autre part, le mécanisme qui permet de convertir une connaissance visée en compétenc…

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