La pleine conscience à l’école. De 5 ans à 12 ans. Outils pour enseigner

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Bien qu’issue de la tradition bouddhiste, la méditation est actuellement connue en Occident par une adaptation laïque et sort du domaine du spirituel. Dans un premier temps, la méditation a été utilisée dans le milieu hospitalier entre autre en oncologie pour tenter de réduire le stress et améliorer le bien – être et la qualité de vie. Par la suite, cette pratique tend à se développer parmi la population. Selon l’auteur, les «potentiels de résilience, d’émerveillement, de bonté et de créativité sont déjà présent chez les enfants. Il nous appartient de construire un environnement qui puisse les soutenir.»

Selon certains chercheurs, la méditation aurait pour avantage de diminuer stress et anxiété. Une augmentation du bien – être, de l’estime de soi et de l’attention en classe serait constatée. Bien que des effets positifs soient constatés au niveau des processus cognitifs et socio-émotionnels, actuellement aucune étude ne nous permet d’y voir une corrélation avec les résultats scolaires. Dans cet ouvrage, les exercices de pleine conscience sont utilisés comme vecteur pour faire émerger un climat de classe positif et amener les élèves à être bienveillants. Considérant que la méditation n’est pas un outil de contrôle ou d’influence, l’intention est plutôt de favoriser une meilleure connaissance de soi et d’apprendre à gérer ses émotions.

Dans la dernière partie du livre, des fiches pratiques sont proposées pour atteindre ces objectifs. Le choix nous est offert entre dire nous–mêmes les textes-supports ou en obtenir une version audio par internet. Mais il est important de savoir s’adapter à la classe. Après chaque moment de méditation, la verbalisation du vécu de ceux qui souhaitent s’exprimer permet d’explorer les points communs et les différences des expériences de chacun. « Ah, il n’y a pas que moi alors qui trouve que c’est difficile de se concentrer… » Le questionnement qui s’en suit, doit se vivre en ayant bien à l’esprit qu’il n’y a pas de « bonne réponse ». C’est une occasion de se « laisser surprendre par la diversité et la richesse des réponses ».

Dans chaque classe, on retrouvera probablement des enfants réfractaires, qui se lassent, qui continuent d’être agités, qui ne ressentent rien, qui se sentent fatigués… Pour cette raison, des pistes concrètes sont proposées pour tenter de répondre à ces difficultés qui peuvent survenir.

Angélique Libbrecht

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