Grilles, fiches et portfolio
Peut-on faire en sorte que l’évaluation, domaine réservé du professeur, soit aussi l’affaire des élèves et serve davantage aux apprentissages qu’à la sélection ? Une expérience conduite concrètement en histoire-géographie au collège et où on utilise des outils formatifs : des grilles de réussite par compétences et le portfolio.
«Monsieur, est-ce que c’est noté ? » « Est-ce que ça va compter dans la moyenne, madame ? » Ces questions trop souvent entendues montrent que l’évaluation scolaire n’est perçue chez nos élèves que comme une série de points à cumuler, à « collectionner ». Ce n’est que trop rarement un moyen mis au service de l’apprentissage et les enseignants utilisent peu l’évaluation dans une perspective vraiment formative. Elle est encore souvent vue par tous – élèves, parents, professeurs – comme un moyen de positionner un individu par rapport aux autres et utilisée pour mesurer une performance, pas assez comme un outil d’apprentissage en soi.
D’autre part, elle reste trop souvent « l’affaire » du professeur et pas assez celle de l’élève. Aussi, nous avons décidé dans le cadre d’un projet de recherche innovation d’essayer divers outils dans nos classes et avons cherché à :
- mettre davantage l’évaluation au service des apprentissages, et non de la sélection ;
- montrer que la notation n’est pas la seule façon d’évaluer ;
- faire de l’évaluation un outil pour l’élève et non seulement pour le prof ;
- faire en sorte que l’évaluation ne soit pas source de démotivation.
Nous avons mis en place avec nos classes de 6e et 3e une évaluation par …