Gérer sa classe

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Dans une collection à vocation pratique parait un petit ouvrage infiniment précieux pour les enseignants débutants… et les autres aussi, tant il donne d’informations.

Cent questions balaient l’ensemble des missions et le quotidien du professeur. Cent fiches simples, éclairantes, qui semblent s’en tenir aux basiques alors qu’elles révèlent une grande expérience du métier, une maîtrise de la complexité qui la rend accessible à tous, des grandes lignes qui ne négligent pas les nuances et qui tentent de concilier directives ministérielles et contraintes du terrain.

Ce livre fournit une multitude impressionnante de pistes pour construire ou enrichir sa pratique, pour donner envie de s’engager dans des formations.

De prime abord, on pourrait regretter que chaque question soit traitée en une seule page allant à l’essentiel tant on sent que les auteurs « en gardent sous le pied » mais on se rend vite compte que ces pages construisent une posture de l’enseignant fondée sur une éthique et tissent la toile du métier peu à peu. Du tableau pointilliste nait la lumière.

Pour le nouvel enseignant, le remplaçant, il y a tant de notions, de stratégies, de méthodes, de techniques à mettre en œuvre en synergie qu’il est finalement salutaire d’approcher chaque dimension de la profession de façon simple dans un premier temps, ce qui ne veut pas dire simpliste ni rudimentaire ici. De nombreux exemples, dans toutes les matières, illustrent les propos et le lexique définit plus de 200 mots, sigles ou expressions en usage dans l’enseignement.

Bien sûr chacun regrettera quelques manques, comme les différences entre les trois secteurs (public, privé sous contrat et privé hors contrat), les EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires), la rédaction des appréciations des bulletins, les CARDIE (cellules académiques Recherche et développement en innovation et en expérimentation) qui soutiennent l’innovation ou la gestion mentale dans la méthodologie des apprentissages, le DIF (droit individuel à la formation), la différence entre PAI (projet d’accueil individualisé) et PPS (projet personnalisé de scolarisation), les CCF (contrôles en cours de formation)… mais personne ne peut prétendre à l’exhaustivité dans une telle entreprise.

Enfin, ce texte est bien écrit, la dimension pratique est servie par une expression vivante, élégante, alerte et imagée qui fait de cette lecture un très bon moment.

Nicole Bouin

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