Depuis le temps… : La place du maitre

Octobre 2004. « Let me cry help beside you, teacher. I have entered under this dark roof. As fealesssly as an honoured son enters his father’s house. » Dans l’album Dear Heather, Leonard Cohen reprend un poème qu’il avait écrit « to a teacher » en 1961, en l’honneur de l’immense poète canadien qui fut son mentor, Abraham Moses Klein. Je n’y comprends pas tout. Pas seulement parce que c’est en anglais ou parce que c’est de la poésie, mais parce que c’est bourré de références bibliques et que ça renvoie à un contexte très personnel. Mais la voix de Leonard Cohen emporte tout et crée l’émotion. Et puis ce titre… Il dit la relation d’admiration sans borne de l’élève pour le maitre.
Inutile d’aller plus loin. Ils existent dans nos imaginaires scolaires, ces maitres dont la seule voix fait le silence, fait perdre toute envie de bouger ou de faire quoi que ce soit d’autre qu’écouter. Ils existent dans nos imaginaires. Mais dans la réalité, ces figures fantomatiques deviennent encombrantes lorsqu’elles font croire que c’est aussi simp…