Nicole Bouin
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Certains jeunes issus des milieux populaires souffrent en classe doublement : des troubles du comportement et des apprentissages, et de l’absence de prise en charge spécifique. Une « double peine » ? Dans le cadre du Cardie, je suis amenée à accompagner des équipes de collèges REP + et à observer des classes. Chaque fois, et en particulier lorsque […]
Quand la vie de classe, dans un lycée professionnel, est un lieu un peu hors de tout où il devient possible d’apprendre et de vivre ensemble.
Faut-il travailler dans le même établissement, avec les mêmes élèves, pour faire équipe ? Non, nous dit l’auteure, à partir de sa longue expérience des groupes d’analyse des pratiques.
Entre projets pluridisciplinaires, exigences des filières professionnelles, compétences langagières spécifiques aux métiers et aux disciplines enseignées, l’enseignant de français en lycée professionnel ne cesse de s’ajuster sans perdre de vue qu’il est aussi un passeur de culture. Acrobatique ?
L’évaluation dynamique est médiation, accompagnement individualisé de l’élève, valorisation de son parcours d’apprentissage. Elle transforme le statut de l’erreur qui devient clairement une invitation au dialogue et à la métacognition, donc un levier de progrès.
Les troubles dys, on en parle beaucoup, en particulier pour les difficultés scolaires qu’ils engendrent. Entre sous-estimation ici et sur-estimation là, il est compliqué de chiffrer précisément le nombre de personnes – et d’enfants – concernés, mais ils sont bien là. Notre dossier fait le pari qu’avoir un élève dys dans sa classe n’est pas une catastrophe, plutôt l’occasion de réfléchir à ses pratiques au bénéfice de tous les élèves. Voici ce qu’en disent les deux coordinatrices.
Ce qu’on appelle communément « les troubles dys » sont des pathologies neurodéveloppementales qui touchent tel ou tel aspect de la cognition. Ils entrainent des problèmes spécifiques dans le développement du langage, du geste, des fonctions exécutives et des apprentissages scolaires. En effet, si l’on considère qu’environ 15 % des élèves français sont en échec scolaire, c’est le […]
Du 16 au 18 mars derniers, à Lyon, l’AFAE (Association française des acteurs de l’éducation) fêtait ses quarante ans lors d’un colloque intitulé : « Politique(s) de l’éducation : des idéologies au pragmatisme ? » Un thème pleinement d’actualité et des interventions stimulantes.
Des expérimentations menées par ces trois psychologues cognitivistes avaient montré qu’expliquer aux élèves le fonctionnement de leur cerveau les remotivait et les amenait à progresser[[« Découvrir son cerveau pour mieux apprendre », article du dossier 527 des Cahiers pédagogiques, pages 39 et 40]]. L’étape suivant consistait donc à produire un manuel qui aide les enseignants […]
Les neurosciences et la pédagogie, voilà un sujet délicat à traiter, parce que polémique. Délicat mais important, parce que les résultats des chercheurs en neurosciences, lorsqu’ils ne sont pas instrumentalisés par les neurocharlatans, peuvent apporter beaucoup aux enseignants qui veulent comprendre comment fonctionne le cerveau de leurs élèves et comment ils apprennent. Entretien avec les coordonnateurs du dossier.