Y’a que les vaches qui font meuh
Quand le professeur de lettres en soins-études se laisse toucher par les émotions imprévues de ses élèves et s’en inspire pour ajuster ses cours, renouer la relation pédagogique ou encore, enrichir le sens de son métier.Les émotions, qui nous font craindre les débordements et la perte de contrôle, ont assez mauvaise presse sur le terrain scolaire. L’institution ne mobilise les interventions réflexives qu’en cas de crise grave dans les établissements, pour gérer au compte-goutte et dans l’urgence des émotions à vif. Les professeurs accueillent souvent celles qui sont suscitées par les situations pédagogiques comme un aveu de faiblesse qu’il faut retenir et dissimuler au nom de leur professionnalisme. Ils préfèrent endosser leur masque protecteur de professeur et se lancer dans des postures d’efficacité distanciée. Les élèves adolescents, quant à eux, en phase de métamorphose physique et psychique, sont souvent démunis face aux émotions qui peuvent les assaillir en situation d’apprentissage, et ne trouvent pas toujours d’eux-mêmes un…