Six bonnes ou moins bonnes raisons d’aborder le fait religieux en cours d’histoire
Présentation d’une séance de formation avec des professeurs stagiaires en histoire-géographie sur la façon d’aborder le fait religieux.Au départ, la consigne donnée était : « Par petits groupes de trois, donnez-moi trois bonnes ou moins bonnes raisons d’aborder les faits religieux en classe d’histoire. » En classe entière, une discussion s’ensuivait sur quelques-unes de ces raisons. J’en ai conservé et reformulé quelques arguments. Et je terminerai par les six principes que je propose aux professeurs stagiaires en conclusion de ce débat.
On écartera bien vite cette proposition, s’il s’agit d’instrumentaliser le passé pour légitimer une identité nationale (voire européenne) qui écarte l’héritage des multiples métissages, notamment issus des cultures coloniale et postcoloniale, des lumières, de la Révolution, des luttes sociales, de la Résistance, de la libre pensée, etc.
Mais tenir à l’écart ce choix idéologique n’empêche pas de poser en cours d’histoire des questions prosaïques comme « pourquoi y a-t-il une église au centre du village ou une cathédrale au centre-ville ? pourquoi notre calendrier est-il scandé par des fêtes religieuses chrétiennes ? pourquoi une partie de la société française fait-elle confiance à des écoles à caractère religieux ? » ou des questions moins naïves comme « le rapport des Français au pouvoir politique serait-il sous influence d’une certaine tradition …