Pierres qui roulent

Publié le Lecture : 11 min Par Yannick Mével

Mars 1955. « Everythin’, everythin’, everythin’s gonna be alright this mornin’ Now when I was a young boy, at the age of five My mother said I was, gonna be the greatest man alive But now I’m a man, way past twenty-one I’m a natural born lovers man I’m a man I’m a rollin’ stone I’m a man I’m a hoochie coochie man. » Quand les premières roches sont entrées en collision, le premier son est né, qui n’attendait que la guitare de Muddy Waters pour devenir le Chicago blues. Il suffisait des cinq notes du riff lancinant de Mannish Boy pour exprimer la continuité entre nature et humanité. Ce blues, un rien machiste quand même, chante le passage de l’enfance à l’âge adulte, ce qui, d’une certaine façon, le fait résonner avec la conclusion du texte que je vous propose ici. Le dossier du mois des Cahiers pédagogiques pour l’enseignement du second degré de 1955 aborde un des objets favoris des classes nouvelles : l’étude du milieu. En ouvrant ce dossier, j’étais persuadé d’y trouver des textes nombreux qui illustreraient la façon dont les enseignant…

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