Multiples rencontres en français au collège
Comme le dit l’auteur de l’article, « les nouveaux programmes de français offrent de nombreuses possibilités de rencontres avec le fait religieux, mais on peut dire la même chose des précédents ». Il dresse un panorama foisonnant des entrées possibles.Depuis de nombreuses années, il est prescrit de travailler sur des textes dits fondateurs, telle la Bible, et les enseignants de français se sont mis, bon gré, mal gré, à faire étudier le récit de l’arche de Noé, à passer du temps sur Moïse, voire à rapprocher la version biblique d’Adam et Ève et celle du Coran. L’histoire des arts a de plus incité à aborder les évocations picturales les plus diverses de ces épisodes. Certains enseignants ont été réticents, pas toujours à l’aise auprès d’élèves parfois contestataires (« pourquoi on étudie ça, c’est de la religion ! »), pas toujours au fait de ces œuvres, eux qui, pour les plus jeunes, n’ont pas été forcément nourris de culture chrétienne et de catéchisme ! D’autres, dont je suis, ont été enthousiastes : on pouvait, grâce au label officiel, intégrer cette nécessaire partie de notre patrimoine, clé de compréhension pour de nombreux aspects de notre monde, à l’enseignement du français, en laissant un peu de côté la question de la traduction, faux problème le plus souvent, et en s’inscrivant dans une conception laïque bien comprise qui n’excluait pas les religions, mais les insérant dans une histoire culturelle.