Harcèlement : une nouvelle responsabilité pour les chefs d’établissement

Publié le Lecture : 11 min
Couverture du n° 596, « Citoyenneté(s) »L’évolution de la loi en France oblige désormais les établissements scolaires à se donner les moyens de prendre en charge rapidement les cas de harcèlement venus à leur connaissance. La méthode de la préoccupation partagée et l’environnement numérique de travail peuvent faire partie de ces moyens.

Comparativement à d’autres nations européennes, la notion de harcèlement scolaire est arrivée très tardivement dans le vocable français. Elle a trouvé une légitimité entière avec la promulgation de la loi du 2 mars 2022 « visant à combattre le harcèlement scolaire », qui reconnait ce dernier comme un délit. La catégorisation pénale implique une prise en charge rigoureuse des cas avérés de harcèlement scolaire dans les établissements scolaires et à laquelle le chef d’établissement peut désormais avoir à répondre.

Les premières descriptions de cas vécus de harcèlement trouvent leurs origines au sein de la littérature, et principalement de récits autobiographiques dont certains des exemples les plus connus sont Madame Bovary de Gustave Flaubert, ou bien encore Les Désarrois de l’élève Törless de Robert Musil.

La fin de l’école-sancturaire

Pendant longtemps, les établissements scolaires ont été considérés comme des lieux sanctuarisés, où les préoccupations sur la santé psychique et physique des élèves n’avaient que très peu de place. Si la sociologie s’est emparée de beaucoup de sujets de société sous un angle systémique (méritocratie, réussite scolaire et re…

Déjà abonné ? Connectez-vous

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Vous avez pu lire gratuitement 15% de cet article, créez un compte et nous vous offrons sa lecture.
Abonnez-vous pour pouvoir lire tous nos articles !