En solidarité avec l’Ukraine

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Face à l’horreur des images nous venant d’Ukraine, mais aussi à côté du courage héroïque des résistants à l’invasion russe, de simples mots écrits d’ici peuvent sembler dérisoires, mais ils sont pourtant nécessaires, de notre point de vue de pédagogues engagés.

D’abord pour témoigner de notre solidarité avec tous les collègues des établissements scolaires ukrainiens, au-delà de notre pensée pour ceux qui dans des lycées français renforcent les liens entre nos deux pays. Et cette solidarité envers tout le peuple ukrainien peut se traduire par un encouragement à l’aide humanitaire auprès de nos élèves. Nous avons aussi une pensée pour ceux des enseignants et étudiants russes qui résistent à la propagande et expriment leur condamnation de la guerre.

Ensuite pour inviter plus que jamais les enseignants français à utiliser le savoir auprès de leurs élèves, contre les désinformations, pour l’établissement d’une vérité historique bien loin des contes et légendes du « roman national » russe. Les professeurs d’histoire-géographie sont en première ligne, mais chacun est concerné. N’y a-t-il pas là, par exemple, une occasion de faire connaitre la riche culture ukrainienne en littérature, musique, peinture, architecture…

Et aussi pour mener un dialogue avec les élèves, différent selon les âges sans doute, avec un dosage difficile entre rassurer et faire prendre conscience des dangers, en utilisant des outils comme la discussion philosophique, par exemple autour de l’idée de paix et surtout de paix juste. Ce dialogue et ces débats seront à l’évidence des outils importants pour que les élèves réfugiés de ce conflit soient bien accueillis dans nos classes, comme ils doivent l’être selon la Convention internationale des droits de l’enfant.

Enfin, sans doute, montrer l’importance de ce qu’on croit trop souvent acquis dans nos sociétés et qui s’avère si précieux : la liberté, l’égalité, la fraternité et, concrètement, le fait de pouvoir voter, s’exprimer librement, etc. Il est des pays, et notamment celui de l’agresseur actuel, où une « semaine (pluraliste) de la presse » n’est pas concevable.

Le CRAP-Cahiers pédagogiques

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