Écrits imparfaits, du temps pour penser
Mettre à mal des conceptions erronées et persistantes côté élève : on écrit d’un seul jet, écrire c’est naturel, l’écrit doit être exempt de toute faute. Pour ne plus confondre tâche et apprentissage.
La croyance qu’on écrit d’un jet et qu’on aboutit ainsi directement à un texte finalisé, prêt à être publié, est tenace. On l’observe régulièrement chez une grande partie des élèves. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette représentation de l’acte d’écrire. Culture familiale de l’écrit, nature et modalités des activités proposées en classe en font partie. La conséquence la plus observable de cette représentation est la peur de « faire des fautes ». Est associée à cette représentation l’idée qu’on n’a pas le droit d’écrire des erreurs, représentation souvent confortée, involontairement bien sûr, par des parents très soucieux du respect de la norme orthographique.
Pour l’enseignant, les difficultés se posent d’emblée : des élèves qui n’osent pas écrire ou qui mettent un temps excessiveme…