C’est l’éruption de la faim
La société industrielle vue à travers l’assiette, étude de deux séquences de films en histoire, niveau 4e.« C’est l’équilibre des ventres vides, la condamnation perpétuelle au bagne de la faim. […] Il faut tout détruire ou la faim repoussera. » C’est avec froideur que Souvarine, le personnage anarchiste de Germinal d’Émile Zola, évoque l’importance de la nourriture dans le déterminisme du mineur qui doit le pousser à la révolte. Ces phrases glaçantes témoignent de l’emprise de la faim dans ce chef-d’œuvre, treizième roman de la série des Rougon-Macquart. Cet extrait de texte m’a fortement marqué lorsque j’ai lu ce livre plus jeune. Puis j’ai vu l’interprétation qu’en a fait Laurent Terzieff dans la version de Claude Berri sortie en 1993. Assis dans l’estaminet de Rasseneur, son lapin sur les genoux, lisant son journal Ni Dieu ni Maitre, le penseur déclame sa haine du système et interpelle les grévistes sur leur envie de se comporter en bourgeois. Avec ces phrases, je commence ainsi mon étude de cas pour mes élèves de 4e : « Nourriture et alimentation dans la société industrielle à travers deux extraits de films ».
Distribution classique d’un questionnaire à garder en trace écrite afin de bien comprendre les extraits, avec un travail sur la lecture d’image et de…