Cent fois sur le métier
Donner aux élèves la possibilité de revenir sur leur travail, c’est organiser les modalités pratiques de cette possibilité : analyse des différents supports et de leurs modalités d’utilisation pour que l’écrit intermédiaire soit réellement au service des apprentissages.
La place et la fonction des écrits intermédiaires à l’école, et tout particulièrement en mathématiques, ne sont pas toujours explicitées aux élèves. Il peut s’agir d’écrits pour penser, pour rendre explicites les procédures, pour pouvoir y revenir, de les contrôler, etc. L’écrit pour penser joue le rôle d’une voix intérieure. L’écrit peut être aussi un simple outil pour alléger la mémoire de travail, car elle ne permet que de gérer neuf données au maximum. Il permet aussi de garder trace des étapes, des résultats erronés. Combien d’élèves effacent les pistes qu’ils pensent fausses, pour les refaire parfois plusieurs fois d’affilée. L’écrit pour vérifier permet une prise de recul, en particulier lorsque plusieurs étapes sont nécessaires ; il permet de garder le but de réorganiser les idées, de contrôler un résultat antérieur. Il permet la comparaison entre des résultats, mais aussi entre des procédures. Enfin, l’écrit intermédiaire peut être un outil de communication. Par exemple, l’affiche produite dans un travail de gr…