Les programmes d’arts plastiques insistent sur l’importance de la dimension corporelle dans la pratique artistique. Cet article traitera un autre aspect de l’éducation artistique, en lien direct avec l’histoire des arts : comme amener à apprécier des œuvres d’art ?
S’écouter et écouter les autres pour travailler et vivre mieux ensemble. Tel est le projet de l’auteur, à travers deux dispositifs : un journal des émotions et un exercice de déplacement. Deux exercices d’expression corporelle.
La danse pour travailler l’imaginaire, l’ouverture à l’autre, cela parait aller de soi. Mais des ponts entre la danse et les consignes, la métaphore ou la géométrie, voilà ce que découvrent des instituteurs belges au cours de leur formation.
Ce projet interdisciplinaire, mené au collège Clisthène sur trois séances de deux heures, a réuni la technologie, les arts plastiques et le français, pour aboutir à un montage photos décomposant des mouvements simples.
Comment faire avec des élèves de lycée lorsqu’un texte ne leur dit rien ? Comment alors le faire parler, rugir même, ce texte, sortir en tout cas des pages dans lesquelles les élèves le croient enfermé ?
Notre auteur est un inventeur, autant le dire tout de suite. Il a patiemment mis au point un procédé d’aide à l’apprentissage de la lecture, dans lequel l’apprenti lecteur peut « voir les sons ». Pour ce dossier, la main et l’écriture vont à la rencontre de l’orthographe lexicale
Bergson a fait du corps un objet de réflexion philosophique. C’est donc un texte purement philosophique que vous allez lire maintenant. Itinéraire bergsonien à travers trois de ses ouvrages majeurs
Utiliser Twitter pour apprendre à lire et à écrire. Idée saugrenue ? Effet de mode ? Ou outil complémentaire d’apprentissage ?
Comment cultiver le gout pour la compréhension du monde que portent les sciences physiques ? Peut-être en commençant à rechercher un peu de cohérence dans la formulation des programmes, qui ont bien du mal à intégrer l’approche par compétences, en particulier dans le supérieur.
La musique pour découvrir d’autres univers, pour créer, mais aussi pour partager, pour éprouver en actes des valeurs fortes comme la solidarité et la coopération.
Faut-il apprendre à compter dès l’école maternelle ? Et que signifie « compter » pour un jeune enfant, entre apprentissage des mots désignant les nombres et compréhension du calcul sous-jacent ?
Quoi de neuf dans le vieux monde ? Comment utiliser l’outil numérique de façon frontale en cours de mathématiques au lycée ? Ce qu’il faut privilégier, ce qu’il vaut mieux éviter aussi.
Cet article est issu d’une recherche menée dans une classe composite de 5e et 6e années primaire (onze et douze ans) en Communauté française de Belgique. Comment utiliser un logiciel d’écriture de manière à faire réellement progresser les élèves ?
Lire, lire, lire… Comment de petits objets vont-ils donc accompagner au quotidien cet apprentissage fondamental ?
« Nous connaissons actuellement une période d’immense basculement, comparable à la fin de l’Empire romain ou de la Renaissance. Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux grandes révolutions : le passage de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé. La troisième est le passage de l’imprimé aux nouvelles technologies, tout aussi majeure. » (Michel Serres)
En classe, les situations en langue étrangère sont avant tout jouées. Internet ouvre vers des situations authentiques de communication, permettant de travailler les compétences du cadre européen.
Cet article a été écrit à trente-quatre mains par un groupe d’élèves de terminales S, dans le cadre d’un travail d’éducation civique, juridique et sociale. De nos jours, le numérique est présent dans toutes nos poches, à nous, élèves, facilitant notre accès à l’information et notre sociabilité. Mais on peut se demander si cet […]
Enseignante de lettres en lycée, l’auteure raconte ses utilisations de Twitter dans ses classes de Seconde et de Terminale. Le regard d’une enseignante à la découverte de ses élèves.
Un logiciel cartographique téléchargé plus d’un milliard de fois depuis 2005 : l’imprégnation spectaculaire de la cartographie numérique pousse forcément à se demander comment ces nouveaux outils changent l’enseignement de la géographie. La cartographie et la géographie connaissent une véritable « transition géonumérique ». Henri Desbois la définit comme « l’ensemble des changements techniques, sociaux […]
Un professeur de mathématiques qui travaillerait avec ses élèves dans un monde virtuel ? Cela semble improbable. Et pourtant…
Je suis toujours surprise quand on me dit que je suis blogueur (et même blogueuse), car je considère cette activité comme annexe dans ma vie, moi qui me définis spontanément comme professeure. Or, cette activité d’écriture a pris une place certaine depuis que je suis sur Twitter. Je pensais comme beaucoup que les tweets limités […]
Savoir bien lire et comprendre une consigne est l’une des compétences clés à faire acquérir aux élèves, sans qu’on sache toujours bien à quel niveau d’exigence on se situe : qu’en est-il dans le cas particulier des classes d’accueil ?
La question de l’enseignement par compétences interroge les formes de régulation. S’il est possible de multiplier les mises en situation pour apprendre aux élèves les compétences sociales, au quotidien, ce sont les régulations des professeurs ou leurs défaillances qui font la différence.
En juillet 2012, un colloque sur le temps et la mémoire dans l’œuvre d’Annie Ernaux a eu lieu dans le cadre prestigieux et splendide du centre de Cerisy-la-Salle, en présence continue de l’auteure. Jean-Michel Zakhartchouk y était invité.
Point de vue. Quelle histoire enseigner aux enfants ? Retour sur un débat très politique.
En mars 2012, une journée d’étude a été consacrée au rôle de Louis François, inspecteur général d’histoire-géographie de 1945 à 1973, réformateur de la discipline et introducteur de la formation civique dans le second degré à la Libération. L’un des organisateurs de cette journée, Jean-Paul Martin, revient ici sur l’originalité de ce moment Louis François en matière d’éducation civique et, en se demandant ce qu’on peut en retenir aujourd’hui, met le doigt sur quelques paradoxes de cet enseignement.
Pour éviter le face-à-face entre l’enseignant et le bloc constitué par le groupe classe, cette professeure d’espagnol essaie de regrouper les élèves par ilots, et de les placer ainsi face à leur travail.
Toujours la même chose : un temps de recherche suivi d’un temps de formalisation. Chaque fois une chose différente : des notions que chacun s’approprie à son rythme, des stratégies que chacun peaufine au fil du temps.
Présentation de différents dispositifs, agençant temps individuels et temps collectifs, pour introduire progressivement chacun dans le monde étrange de l’écriture.
L’enseignement des langues vivantes évolue de la classe ordinaire vers d’autres dispositifs, plus adaptés aux compétences des élèves : comment éviter une approche trop restreinte à des groupes de niveaux ?
Des extraits d’une discussion à visée philosophique avec Michel Tozzi (M.T.), dans une classe unique d’école primaire de ZEP à Montpellier, nous donnent un aperçu de ce qu’est « apprendre » pour ces jeunes enfants. Traces d’une pensée qui se cherche.
L’école de la IIIe République était fondée aussi sur le projet de former de « bons petits Français », imprégnés du « roman national ». Quels récits pour aider les citoyens du XXIe siècle à connaitre le monde et construire l’avenir ?
À quoi ça sert d’apprendre l’histoire aujourd’hui ? Comment une prise en compte de l’historiographie peut-elle contribuer à chercher des résonances avec l’actualité de notre monde ?
La diversité culturelle est souvent source de difficulté pour l’enseignant dans sa classe. Elle peut aussi être un aiguillon et un tremplin pour favoriser l’entrée dans la culture et la prise en compte de l’altérité.
Vieux couple, culture et éducation ont fêté depuis longtemps leurs noces d’or. Toujours aussi unis, ils revendiquent avec fierté une nombreuse progéniture. Pourtant, à bien y regarder, chacun reste sur son quant-à-soi et partage peu avec l’autre. Que serait donc une école culturelle ?
Le texte qui suit nous donne un exemple de ce que peut être une initiation à la problématisation en cours de mathématiques.
Le texte qui suit nous donne un exemple de ce que peut être une initiation à la problématisation en cours de mathématiques.
Si c’est vrai, à quoi bon en débattre ? Les élèves comme chercheurs, c’est bien gentil, mais chacun ne va pas réinventer toutes les mathématiques ! Débattons-en. Nous sommes en classe de 3e. Le professeur vient tout juste de mettre un terme à la présentation des réponses apportées par les élèves à la […]
Comment faire de la trace écrite autre chose que du recopiage, ou une vaine injonction à écrire à la place du maitre ? Laisser une trace, une question qui emmène du côté de notre rapport épistémique à l’écriture.
Voici quelques exemples de pratiques quotidiennes d’enseignement qui me paraissent contribuer à réduire les inégalités dans les apprentissages entre élèves. L’idée sous-jacente est que les pratiques pédagogiques classiques, d’une part, et l’implicite, d’autre part, tendent à favoriser les élèves les plus familiers du système.
Les sports de combat sont régulièrement associés, y compris dans les programmes de l’Éducation nationale, à un plus fort, un vainqueur. Ce n’est vrai que dans le temps de confrontation absolue de la compétition. Progresser passe bien davantage par la coopération des deux combattants qui s’opposent.
Comment doit-on regrouper des élèves pour favoriser les interactions ? En fonction du genre, du niveau de compétence ? Est-ce que les élèves qui entrent dans l’écrit sont en mesure d’avoir des échanges fructueux en situation d’écriture ? Comment peut-on soutenir les interactions afin de les rendre efficaces ?
La discussion à visée philosophique n’est pas un affrontement à qui imposera son point de vue, ou bien seulement un débat contradictoire où s’exerce la raison : encadrée par un dispositif élaboré, elle se fonde sur la coopération entre discutants.
Un autre façon de diversifier consiste à répartir le travail entre élèves, puis à mettre en commun. Chacun progresse en partageant avec d’autres le résultat de ses recherches. Un mode de travail qui joue sur une implication forte des élèves, moteur d’apprentissages.
De la coopération à tous les niveaux autour d’un projet pour que les élèves apprennent à écrire leur prénom : entre élèves bien sûrs, mais également entre élèves, enseignants et parents, entre enseignants et conseillers pédagogiques, y compris pour l’écriture de cet article.
Alors que la dictée traditionnelle est un exercice profondément individuel, il s’agit ici de chercher des façons coopératives de travailler l’orthographe. L’argumentation s’appuie sur des savoirs validés par l’enseignant.
En quoi les interactions verbales entre élèves en difficulté de compréhension en lecture leur permettent de mieux cerner leurs démarches face aux textes documentaires ?
Faire tracer à d’autres une figure géométrique qu’ils ne voient pas. Le principe n’est pas nouveau, mais avec les outils modernes de communication, la coopération peut se faire à distance, et tirer partie des contraintes propres à ces médias.
Ils ont 6 ou 7 ans, ils grelottent au bord du bassin, les mains crispées entre les genoux. « Vous avez tous fait votre projet personnel ? — Ouiiii ! » C’est un dispositif mis en place par la circonscription, avec des livrets en couleur pour chaque élève, tout est prévu dans ce livret. Chaque séance de piscine […]
À la fin d’un cours, Mona, la toujours souriante, me parle : « Vous savez, madame, parfois Kelly elle travaille. Hier, en maths, elle a grave travaillé, même qu’à la fin, elle en avait marre. On était en salle info et j’étais avec elle. (Kelly pique du nez.) — Je sais, je sais. Tu es fière d’elle, en […]