Quelques exemples d’utilisation d’erreurs en mathématiques au collège, en commençant par les reconnaitre comme bien utiles aux apprentissages.
Présentation de dispositifs plus divers que la dictée pour utiliser les erreurs, ici dans la maitrise de la langue, de façon explicite et utile.
Admettons d’emblée que le niveau en orthographe baisse, sans pour autant rejoindre le chœur des pleureuses, puisque cette baisse a commencé vers 1925, selon André Chervel. Redisons combien notre orthographe est d’une acquisition difficile, en combattant le mythe d’une époque où tous l’auraient maitrisée. Ce constat n’est pas un alibi. Il demande de chercher encore, de chercher toujours : comment faire ?
Des changements de programmes fréquents, une concordance entre socle et programmes difficile à percevoir, des manuels souvent encyclopédiques, une liste de notions non hiérarchisées et parfois inutiles au niveau de l’école primaire, une formation didactique quasi inexistante avant la première prise de fonction… Qu’est-ce qui aidera à la maitrise de la langue à l’école primaire ?
Parmi les compétences transversales, plusieurs concernent bien la maitrise de la langue : respecter les consignes, prélever des informations, argumenter, communiquer. Comment les travailler et les évaluer ? Voici l’exemple de cet établissement bien connu de nos lecteurs : Clisthène.
La compréhension des consignes n’est pas innée, certains enfants y sont mieux préparés que d’autres et si on n’y prend pas garde, l’écart se creusera tout au long de la scolarité de l’élève. D’où l’importance de commencer très tôt un travail sur les compétences à maitriser pour être un bon décodeur de consignes…
Comment aider des élèves de 3e en ZEP à entrer dans l’univers de la lecture littéraire ? Comment leur faire acquérir des procédures indispensables pour la compréhension et l’interprétation des textes ? Les récits à chute peuvent être pour cela très utiles.
Les élèves de 6e, en fin d’année, disent qu’« en orthographe, en grammaire, en gros, on a continué sur la lancée de l’école primaire. Mais en lecture, ah là, c’est devenu beaucoup plus dur ! » Plus dur, mais pourquoi ? Qu’ont-ils fait avant ? Comment ont-ils travaillé ? Que leur apprend-on de plus au collège ?
Un exemple de démarche dans la construction progressive de la compétence : « Rédiger un texte cohérent adapté à l’effet recherché (récit, texte documentaire, lettre) et rapportant les évènements dans l’ordre chronologique ».
Les mots, rencontrés au cours des situations d’apprentissage dans toutes les disciplines, contribuent à la fois à enrichir le vocabulaire et à réaliser des apprentissages lexicaux.
faire rédiger sur le brouillon des « écrits intermédiaires » (narrations de recherche, notation rapide d’idées, etc.) ; utiliser la narration, notamment en interdisciplinarité (réinvestissement de connaissances historiques ou scientifiques dans des récits) ; -utiliser un métalangage grammatical dans toutes les matières, en insistant par exemple sur : -les temps des verbes (importance du […]
Les productions écrites nécessitent le réinvestissement de nombreux savoirs et savoir-faire. Les faire émerger par les élèves, les rendre plus explicites dans une approche par compétences garantit de meilleurs résultats, oblige l’enseignant à déterminer de façon très précise son niveau d’exigence.
Écrire un texte, c’est convoquer des connaissances en grammaire, en orthographe, en vocabulaire, en conjugaison, mais c’est aussi et surtout avoir une véritable culture de l’écrit sans laquelle le projet d’écriture ne saurait éclore. Comment développer cette culture de l’écrit ? Voici des propositions concrètes dont on peut tirer profit jusqu’à la fin du collège.
Ou comment un professeur de sciences expérimentales en vient à utiliser les compétences de maitrise de la langue.
Constat après quelques décennies d’enseignement d’histoire-géo : la rédaction est l’élément qui fait frein dans le rapport des élèves à ces disciplines. Généralement, l’histoire-géo, ils aiment, et même beaucoup quand ils ont compris la proximité de l’ailleurs et de l’autrefois. Mais en 3e, surtout dans un collège difficile, le passage à l’écrit est le gros obstacle.
Discipline En termes d’exigences En termes d’activités proposées Mathématiques – utilisation appropriée d’un vocabulaire précis ; – faire des phrases complètes et voir les équivalences mots/symboles mathématiques. – travail autour des consignes ; – comparaison langue mathématique/ langue courante : ce qui est spécifique/ ce qui ne l’est pas ; – transcodages ; – les […]
Illusion de penser que le travail sur la langue est une tâche supplémentaire pour le professeur de mathématiques. Il est partie intégrante de la discipline, on ne fait pas de maths au collège sans faire du français.
Un regard sur l’histoire des Cahiers pédagogiques, en particulier à travers l’exemple de la question de l’autorité, à l’occasion de la soutenance d’une thèse appuyée sur les archives de notre revue.
Mai 1965. Le système scolaire français ploie sans rompre tout à fait sous le poids de la massification. Les Cassandre réactionnaires s’en donnent à cœur joie : « On ne pourra bientôt plus enseigner, le gout des belles œuvres se perd. Avant de les initier à la littérature, à l’histoire, aux mathématiques, il faudrait déjà qu’ils maitrisent la langue française ! » Tous ces grincheux, que ne lisaient-ils les Cahiers pédagogiques ? Le dossier du numéro 54 était consacré à l’enseignement du français. Un volumineux dossier : cent-sept pages ! Et dans une typographie minuscule, pas une image, pas un dessin : du texte. La première partie du dossier s’intitulait « l’étude des œuvres », la seconde « l’enseignement littéraire et la démocratie de la culture » et la troisième « l’expression française écrite et orale ». C’est dans cette partie que nous avons recueilli le texte qui suit : finement écrit, délicieusement désuet dans sa forme comme pour certaines de ses considérations sur la langue et encore provocateur dans son exigence d’enseignement de la conversation ! Traduit dans la langue d’aujourd’hui, l’argument de son article pourrait être : la parole, c’est la langue sans la maitrise !
« Socle commun, approche par compétences et enseignement du français : pour une pédagogie visible ou un écran de fumée ? » : c’était le thème d’une réunion organisée le 14 janvier dernier par l’AFEF (Association française des enseignants de français).
Résumer, dire la même chose en plus court, fait partie des compétences essentielles, à l’école et, plus tard, dans les échanges sociaux. Voilà bien un exemple de ce qu’il n’est « pas permis d’ignorer » et qu’il faut donc enseigner.
« Respecter autrui » a été ajouté aux apprentissages fondamentaux en 2019 par la loi pour une école de la confiance. Mais, faute de précision sur les apprentissages que cela recouvre, le respect de l’autre risque de rester une notion floue, voire moralisante. Il pourrait même devenir stigmatisant : viser implicitement certains élèves, aujourd’hui, garçons issus des classes populaires ou de l’immigration, jugés éloignés de la culture scolaire, incapables de respecter leurs enseignants, leurs camarades, la République et ses valeurs. Ces élèves-là, par leurs marques d’irrespect, remettraient en cause le bon fonctionnement de notre école.
Mars 1992. Quando cantano, quando piangono, gli altri siamo noi. Siamo noi, siamo noi. Quando nascono, quando muoiono, gli altri siamo noi. In questo mondo, gli altri siamo noi. Gli altri siamo noi. « Quand ils chantent, quand ils pleurent, les autres, c’est nous. C’est nous, c’est nous. Quand ils naissent, quand ils meurent, les autres, c’est nous. Dans ce monde, les autres, c’est nous. Les autres, c’est nous », chante Umberto Tozzi de sa voix éraillée et délicieusement sirupeuse. Le clip vidéo de la chanson montre un monde de solidarité humanitaire et de respect qui fait fondre. Au même moment, les murs de nos villes sont couverts d’affiches publicitaires signées Oliviero Toscani pour Benetton qui montrent, l’une, l’agonie d’un sidéen, l’autre, un bateau de réfugiés albanais, dont le message trouble, entre discours humanitaire antiraciste (« united colors ») et démarchage publicitaire, scandalise. Une éthique qui ne sert que ses propres intérêts n’a rien d’une éthique. Le dossier des Cahiers pédagogiques du mois interroge dans le même sens les intentions éthiques que recouvre le terme respect. C’est ainsi qu’Yves Péron, le coordonnateur du dossier, présente le double texte que je vous propose ici : « Ce texte est extrait d’une brochure intitulée “Le respect de la personne dans l’éducation scolaire”, résultat d’un travail collectif du club philo du lycée de Joigny d’avril 85 à mars 87. Cette activité dans le cadre du foyer socioéducatif, ouverte à tous (enseignants, non-enseignants, élèves), aboutit à l’écriture d’une présentation du projet dans le cadre d’une journée portes ouvertes. Les élèves, comme certains extraits, à la suite du texte de synthèse, le montrent, ont fait leur ce projet. »
Miroir, miroir, dis moi qui est le plus respectueux ? Collégien « nouveau promu » de la massification scolaire, l’auteur, devenu enseignant, interroge les notions de respect, d’ordre et d’autorité dans l’école des années 70 et celle d’aujourd’hui.
Si la valeur n’attend pas le nombre des années, il est parfois difficile de se faire respecter quand on débute. Alors, comment faire pour ne pas hurler, et, surtout, pour ne pas se laisser hurler dessus ? La jeune novice a déjà quelques idées…
Quand derrière l’apprentissage d’une langue vivante, se cache le respect des ancêtres, de la religion, de la culture, de l’identité, cela ne facilite pas les choses pour les élèves. Et pour l’enseignant non plus…
De Mayotte à l’université, en passant par des établissements des quartiers nord de Marseille, une jeune fille noire voilée revient sur son parcours et rend grâce à ses enseignants, qui l’ont aidée à s’émanciper d’un univers familial compliqué et à penser par elle-même.
Comment prendre en charge le harcèlement scolaire ? La méthode dite de la préoccupation partagée propose aux intimidateurs et aux intimidés d’être tous acteurs de la réparation. Illustration avec l’exemple de Mathis.
À l’origine Dans le cadre de la construction de la séquence « Citoyen à l’ère du numérique », l’équipe Créa de l’association EMC, partageons !, a cherché en novembre 2019 à apprendre aux élèves à utiliser les réseaux sociaux. Le résultat se décline en trois étapes : une appropriation de publications fictives sur un réseau social, […]
Que signifie se sentir respecté ? Pourquoi les petits doivent respecter les grands ? Est-ce si important de se faire respecter ou est-ce la porte ouverte aux embrouilles ? Des élèves de CM1-CM2 débattent autour de la question du respect.
Comment construire une relation plus harmonieuse entre les parents et les professionnels de l’école ? L’analyse des échanges verbaux est précieuse pour prendre conscience des enjeux, des freins et des leviers. Voici quelques pistes pour une relation coéducative et respectueuse.
Introduites dans l’échelle des sanctions éducatives par la circulaire d’aout 2011, les mesures de responsabilisation s’avèrent de véritables alternatives aux exclusions. Il s’agit de se saisir des erreurs commises par les élèves pour suggérer des comportements plus respectueux.
Evelyn Bechtold, inspectrice d’académie et inspectrice pédagogique régionale de philosophie, dans l’académie d’Aix-Marseille, revient sur le livre qu’elle a coordonné avec Rodrigue Coutouly : Vivre libres ! Enseigner par le respect et la liberté d’expression. Un projet né après l’assassinat de Samuel Paty.
Comment ne pas voir dans certaines remarques de nos collègues un manque de respect envers nos choix pédagogiques ? Comment et à qui en parler pour que ces désaccords ou incompréhensions se transforment en débat et expérimentation ?
Confrontée quotidiennement aux élèves exclus de cours, une conseillère principale d’éducation (CPE) analyse la tension entre revendications individuelles et normalisation. Et plaide pour que l’exclusion reste exceptionnelle et éducative.
Des débuts difficiles dans un collège en REP+ (réseau d’éducation prioritaire renforcé), un décentrage progressif, une focale qui s’élargit… Aujourd’hui enseignante en lycée, Guillemette Legenne raconte comment sa pratique l’a amenée à faire évoluer son rapport aux élèves et à gagner leur respect.
L’aménagement d’une classe participe aussi à instaurer des relations respectueuses. Illustration en collège, dans une classe coopérative, où le matériel mobile facilite les apprentissages et la construction de la citoyenneté.
Voici un article dont la publication a fait l’objet de discussions au comité de rédaction des Cahiers pédagogiques, d’hésitations et finalement d’une décision de publication. Comme tout article dans notre revue, il exprime le point de vue de son auteur. La question du respect y est posée à propos de l’attentat contre Charlie Hebdo, objet de tensions fortes que nous ne voulions pas écarter, et selon une approche qui autorise le débat sur la parole de nos élèves, sur leur réception des injonctions qui leur sont faites. Les Cahiers pédagogiques ont beaucoup écrit sur les crimes dont il est question ici, sur la minute de silence et sur la parole des élèves. Nos lecteurs sauront qu’il s’agit d’une contribution aux débats, qu’au-delà de l’émotion intacte et de la dénonciation sans ambigüité, nous souhaitons maintenir sur l’école de la République.
Si l’on souhaite faire du respect d’autrui un apprentissage fondamental de notre école, il est nécessaire de s’accorder, collectivement, sur les éléments constitutifs de cette compétence. Pour conclure ce dossier, en guise à la fois de synthèse mais aussi d’ouverture à la réflexion et aux expérimentations, nous proposons deux fiches détaillant les dimensions de cette […]
La circulaire du 29 septembre 2021 invite le personnel scolaire à être attentif aux identités de genre de leurs élèves et en particulier à la question délicate des transitions de genre. Il s’agit ainsi d’être attentif à tous les détails qui vont faciliter la vie scolaire de ces élèves en sécurisant et en accompagnant leur parcours.
Les recherches en neurosciences le confirment : un cadre éducatif bienveillant favorise l’apprentissage. Quand la science valide les valeurs humanistes !
Le respect est au cœur de l’action de ce chef d’établissement, qui chaque matin commence par saluer chacun. Il partage ici ses rituels, ses méthodes et ses convictions.
À travers un projet de plantation au sein d’un établissement, des lycéens expérimentent les notions de communauté éducative et de respect. Respect des personnels techniques, de leurs compétences, de leurs besoins et de leurs contraintes, et, respect aussi du travail réalisé.
Comment inclure les élèves à besoins particuliers en cours d’EPS afin qu’ils ne se sentent pas seulement acceptés avec leurs différences, mais respectés et valorisés dans leur singularité ?
Prévenir plutôt que guérir. Au sein de l’école internationale d’Atlanta, des protocoles de discussion initient les élèves à l’écoute et au respect des autres. Si des conflits surgissent, des protocoles de justice réparatrice cherchent à restaurer les liens sans avoir recours à des sanctions.
Des collectifs d’enseignants prennent parfois d’heureuses initiatives hors de toute commande institutionnelle. Que se passe-t-il lorsque de nouvelles mesures, allant dans le même sens, surviennent ?
Prendre en charge la responsabilité d’une option très différente des enseignements disciplinaires classiques, impliquant un travail important en partenariat, demande beaucoup d’engagement et de conviction. Il y faut les bons ingrédients, au bon dosage, et un peu de savoir-faire.
La recherche-action dont il est question dans l’article a été menée avec quatre enseignants et quatre-vingt-dix élèves répartis du CP au CM2. Elle a tenté de déterminer des gestes professionnels favorisant le progrès des élèves dans l’exercice de la dictée. L’hypothèse de départ ? Que la forme de la dictée et l’outil d’évaluation concourent à faire progresser tous les élèves. Si si, vous avez bien lu.
La recherche-action dont il est question dans l’article a été menée avec quatre enseignants et quatre-vingt-dix élèves répartis du CP au CM2. Elle a tenté de déterminer des gestes professionnels favorisant le progrès des élèves dans l’exercice de la dictée. L’hypothèse de départ ? Que la forme de la dictée et l’outil d’évaluation concourent à faire progresser tous les élèves. Si si, vous avez bien lu.
Mai 1998. C’est le grand début de l’euro. Mais non pas le foot ! L’euro, la monnaie : la première pièce a été frappée. C’est l’aboutissement de longues négociations. La négociation est partout : le ministre de l’Éducation nationale lui-même lance avec ses partenaires européens les négociations sur l’enseignement supérieur qui aboutiront au processus de […]