La formation continue, pour être efficace, gagnerait à associer ceux qui en bénéficient à la construction des besoins, la négociation des contenus, la problématisation des difficultés. Ne pas expliciter à l’insu des premiers concernés !
La formation continue, pour être efficace, gagnerait à associer ceux qui en bénéficient à la construction des besoins, la négociation des contenus, la problématisation des difficultés. Ne pas expliciter à l’insu des premiers concernés !
Description d’une séquence pour faire écrire les élèves en lycée professionnel, tout en valorisant leurs talents et leurs compétences
Le 16 mars dernier, j’ai entendu Anne Gombert dire dans une conférence, image à l’appui, que l’enseignant inclusif est un « enseignant poulpe ». La métaphore m’a fait sourire et a navigué dans ma tête. Je me suis demandé en quoi je pouvais ressembler à cet animal marin au corps tout mou et aux huit […]
Dans une classe élémentaire coopérative et multiâge, un rendez-vous hebdomadaire, joliment nommé « Présent poétique », fait vivre l’écrit à travers la lecture à voix haute et le partage.
Pour la première fois depuis que mes enfants sont scolarisés, j’ai raté à peu près toutes les réunions de rentrée du collège (réunions des fédérations de parents, réunion parents-profs, etc.). J’avais pourtant fouillé le carnet de correspondance de mon fils à la recherche des mots qui m’auraient informée de ces réunions. Rien, aucun mot ! […]
Comment envisager l’écriture au CP en laissant l’élève chercher, raturer, et explorer ce qu’il porte en lui ? Présentation d’une recherche coopérative, qui s’appuie sur l’invention d’un dispositif – la bande-brouillon – et la relecture naïve du professeur.
Comment donner le gout d’écrire à des lycéens parfois bloqués par les contraintes et les normes des écrits du bac français ? Récit d’une pratique libre, régulière, adaptée des joggings d’écriture, aux bénéfices multiples.
Et si rédiger des questions pour d’autres était la meilleure façon de réviser, de distinguer ce qui est vraiment important à retenir et de devenir un meilleur « lecteur de questions » ?
Comment faire émerger le lecteur qui est en soi ? Quels outils peuvent favoriser l’interaction scripteur-lecteur dans une classe de collège ? Présentation d’un dispositif dans lequel les élèves exercent leur esprit critique.
Utiliser « oreilles décollées » dans une rédaction, grâce à l’apprentissage du vocabulaire du corps humain et de l’adjectif en grammaire. Voilà une pépite que cette équipe d’enseignants aura à coeur de valoriser.
La séparation des disciplines scolaires est encore une pratique fort répandue dans les écoles primaires. Les mathématiques gagneraient à intégrer explicitement des apprentissages portant sur l’écrit.
Et si pour développer une pensée libre, on sortait du cadre normé des écrits du bac pour s’adresser directement à quelqu’un : un voisin, un philosophe, le pape ? Plaidoyer pour la correspondance en philosophie.
Dans le cadre de la réécriture d’un texte en français langue étrangère, qu’est-ce qui est le plus efficace : se relire soi-même ou être relu par un tiers ? Présentation d’une recherche menée avec des lycéens en Algérie.
À l’origine À l’école, l’écriture est souvent une activité individuelle, évaluative, réalisée dans le but d’être corrigée par son enseignant. À travers l’expérience ci-dessous, j’ai cherché à mettre en place de la coopération autour de la rédaction d’une dissertation. L’objectif était d’aider les élèves à construire leur réflexion et à ancrer leurs connaissances grâce au […]
Bien sûr, l’histoire et la géographie sont concernées par l’écriture. Des tâches rédactionnelles souvent complexes sont demandées aux élèves, sans qu’il y ait forcément apprentissage permettant de s’en sortir. Là encore l’interaction entre scripteurs et lecteurs est un atout.
S’inscrivant dans la thématique « Dire l’amour », au programme de français de 4e, des élèves redonnent vie aux correspondances amoureuses, en incarnant des amants célèbres du patrimoine français. Ils participent alors à un échange épistolaire interacadémique.
À l’origine Un constat désolant d’abord : lorsque je demandais à mes élèves de 6e à quoi servait le cours de français ou en quoi consistait le cours de français, ils citaient spontanément l’orthographe, la grammaire, la conjugaison, au mieux la lecture, et quasiment jamais l’écriture. D’autre part, lorsque je proposais un questionnaire, inspiré des travaux […]
La nouvelle à chute est un délicieux plaisir de lecteur. Sans crier gare, on glisse dans un texte vif et rapide comme un toboggan, avec une fin toujours brutale et surprenante.
Écrire pour changer le monde : des élèves de 4e et 3e s’adressent aux députés européens pour les alerter sur le sort des migrants.
Des enseignants qui détournent Twitter pour ouvrir leur classe sur le monde et permettre des échanges écrits variés, disponibles à la fois au destinataire et au grand public (parents, familles, enseignants, autres classes, etc.).
Dans le cadre de mon service civique en Équateur au sein de l’association Paz y Desarrollo, je mets en place des discussions à visées démocratique et philosophique avec des groupes de jeunes. Le premier est composé en grande majorité d’adolescents qui ont entre 12 et 15 ans. Après avoir constaté une surexposition de leur part […]
Quand une situation dérape, n’hésitons pas à faire un petit travail introspectif.
Développer l’intelligence émotionnelle des enseignants et des élèves s’avère une piste intéressante pour construire un respect mutuel à l’école.
Respecter ses professeurs, est-ce apprendre à se taire ? Un père s’interroge sur l’attitude à adopter face à des enseignants qui bafouent les règles les plus élémentaires de respect et de bienveillance.
1. Jules Ferry, « Lettre aux instituteurs », 17 novembre 1883. 2. François Guizot, « Lettre aux instituteurs », 4 juillet 1833. 3. Jean-Michel Blanquer, Construisons ensemble l’école de la confiance, Odile Jacob, 2018. 4. Tomi Ungerer, Ni oui ni non. Réponses à 100 questions philosophiques d’enfants, L’École des loisirs, 2018. L’intrus pourrait être François […]
Saurez-vous reconnaitre les auteurs de ces propos et dire quand ils ont été tenus ? Saurez-vous également identifier l’intrus ?
L’introduction de la notion de respect est la grande innovation du programme d’EMC de 2018, mais sa signification reste obscure. Analyse par un des concepteurs du programme de 2015, qui déplore un recentrement sur les missions traditionnelles de l’école, au détriment de la réflexion et de la discussion.
Comment envisager la question du respect d’autrui en éthique professionnelle ? Faut-il accorder la même attention et le même temps à tous les élèves, ou à ceux qui en ont le plus besoin ? Comment trancher entre éthique de la justice et éthique de la critique ?
Qu’est-ce que le véritable respect ? Comment se traduit-il dans la pensée, les comportements ? Si les dictionnaires nous renseignent assez peu, les philosophes nous aident heureusement à y voir plus clair.
Respecter autrui, oui. Mais au nom de quoi faut-il respecter des symboles, le matériel ou soi-même ? Cette exigence de perfection morale à l’école achoppe sur les droits des enfants et des familles. Illustration en cinq exemples.
À l’origine Un travail avec des étudiants pour organiser une discussion interprétative autour de la lecture d’albums d’éducation morale et civique (EMC) à l’école, du cycle 1 au cycle 3. Et une méthode qui surgit là où je crois faire un pense-bête… Choisir l’album C’est un album qui : porte sur une question en lien […]
Les méthodes de mathématiques à l’élémentaire abondent. Mais entre injonctions et engouements, comment s’y retrouver ? Comment choisir la ou les bonnes méthodes dans un champ infini des possibles ? D’autant qu’il n’y a pas que les maths en élémentaire !
Le site des Cahiers pédagogiques a publié en quatre épisodes les éclaircissements et prises de position de Roland Goigoux, au sujet de l’engouement pour la fluence. Nous reprenons ici la partie qui interroge la méthode de remédiation aux difficultés en lecture.
En cours d’escalade, la question de la sécurité impose une méthode rigoureuse. Mais au-delà de l’assurage, comment faire prendre conscience du risque aux élèves ? La méthode est-elle la même pour un élève qui ne ressent aucune appréhension et pour celui qui a peur du vide ?
En cours de natation, des élèves doivent s’organiser pour un sauvetage aquatique. Un défi sportif et collectif, dans lequel les différents groupes s’engagent sans apport méthodique. C’est seulement après une phase d’observation et de discussions que l’enseignant apporte son aide.
Comme chez Nadine de Moras, la méthode a pour but d’amener les élèves à plus d’autonomie. Une marche au-dessus, puisqu’il s’agit de guider les élèves dans une tâche complexe : rédiger.
Le texte précédent évoquait les dangers d’une méthodologie hors-sol. Celui-ci met en exergue la difficulté de vouloir tout faire en même temps, engager les élèves dans un questionnement et leur apporter des connaissances toutes prêtes, mener à la fois une démarche inductive et déductive. Illustration avec un professeur stagiaire, en cours de géographie en CE2.
Laëtitia Dragone est assistante doctorante dans le service d’ingénierie pédagogique et numérique éducatif, à la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’université de Mons. Elle nous fait part de ses recherches sur l’apport des vidéos-problèmes en mathématiques et d’une expérimentation pour comparer deux méthodes de résolution de problèmes.
Peut-on apprendre une méthode en histoire-géographie hors de tout contexte de connaissances ? Ne faut-il pas plutôt s’appuyer sur les connaissances et les capacités des élèves pour les amener à produire leur propre méthode ?
« La nature comme lieu d’humanité, d’apprentissage scientifique et de citoyenneté » : c’était le thème cette année du forum Activons les sciences, organisé le 26 mars dernier en visioconférence par la fondation La main à la pâte, en partenariat avec le CRAP-Cahiers pédagogiques. Morceaux choisis de la table ronde d’ouverture.
Des lycéens qui se passionnent pour la Commune. C’est ce qu’a réussi Cécile Touche, professeure d’histoire-géographie au lycée Saint-Louis à Lorient (Morbihan), en proposant à ses élèves de 1re d’écrire le journal intime du géographe communard, Émile Giffault, inspirés par le travail de Raphaël Meyssan proposé dans les ressources d’Educ’ARTE.
Comment des élèves, âgés de quinze à seize ans, de profil scolaire différent, se représentent-ils corporellement ? Comment perçoivent-ils le corps de l’enseignant ? Pour répondre à ces questions, une recherche comparative a été menée sur quatre-vingt-dix élèves âgés de quinze à seize ans, dans trois établissements secondaires du premier degré, en Angleterre, en Communauté française de Belgique et en France.
Tous ont en commun, l’échec scolaire, la lenteur du développement intellectuel, l’absence ou inadéquation du scénario de vie,et une image corporelle fragilisée. Et le pari d’un projet sculpture. De la matière. De soi.
Parallèlement à la semaine antistress, trois jours dans un camping, loin du lycée et du regard des autres élèves.
Faire appel à l’analyse de Romain Mesnil, le perchiste, aux sensations de Christine Arron, la springteuse, et au plaisir de Zatopek, le coureur de fond, pour éclairer l’accès au sport de nos petits élèves du primaire, voilà qui ne manque pas de piquant !
On a vu un petit garçon entrer en 6e, avec une mignonne petite voix de soprano. Et c’est une armoire à glace que l’on retrouve en 3e ! Avec un cornet de stentor qui ne passe pas inaperçu.
Être tenu ou apprendre à se tenir ? Quel est l’enjeu pour les élèves ? Comment prendre en compte cette réflexion dans notre manière de faire classe ? Un professeur des écoles maitre-formateur à Saint-Nazaire répond à ces questions en hissant les voiles avec ses élèves de CM2.
Profiter d’une contrainte (ne pas avoir de salle de sport sur site) pour impliquer les élèves dans l’invention de pratiques sportives adaptées, voilà qui n’est pas courant. Ce n’est pas en France que cela se passe. Mais on pourrait l’envisager, non ?