Co-intervenir, c’est accepter d’être vu, de voir, d’intervenir sur des sujets qu’on ne connait pas forcément… Mais aussi d’assumer les différences avec l’autre co-intervenant. Quelques exemples de co-intervention dans des classes de collège.
Co-intervenir, c’est accepter d’être vu, de voir, d’intervenir sur des sujets qu’on ne connait pas forcément… Mais aussi d’assumer les différences avec l’autre co-intervenant. Quelques exemples de co-intervention dans des classes de collège.
« C’est tout un art, la dispute conjugale, un art très ancien et très respectable. » Jean Anouilh, Les Poissons rouges, Gallimard, 1972 L’injonction institutionnelle à co-intervenir est au cœur de l’actualité pédagogique : le partenariat reste fortement incité , le rôle éducatif des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) est renforcé, la présence des accompagnants d’élève en […]
Le dispositif PDMQDC (Plus de maitres que de classes) en déshérence alors qu’il n’a pas été évalué, vécu de l’intérieur par une professeure des écoles.
Coenseigner peut être plus exigeant que de travailler en équipe. C’est aussi une manière d’apprendre de son collègue, de ses élèves.
Au sein d’un IME (institut médicoéducatif), le coenseignement pour aider les enfants et jeunes adultes en situation de handicap à intégrer les groupes.
Les termes de coenseignement, co-intervention et coanimation sont souvent utilisés comme synonymes. La recherche en sciences de l’éducation les a aujourd’hui grandement clarifiés.
Septembre 2001« Des chromosomes dans l’atmosphère. Des taxis pour les galaxies. Et mon tapis volant dis ? Le vent l’emportera. Tout disparaitra mais le vent nous portera », chante Noir Désir, alors que le siècle bascule. Ces paroles, et jusqu’au nom du groupe, résonnent comme un effroi et un espoir en ce début de siècle qui s’ouvre sur la manifestation spectaculaire et monstrueuse de l’incommunicabilité, de l’incommensurabilité. Et, paradoxalement, les attentats du 11-Septembre sont aussi une manifestation de l’interconnexion des hommes et des problèmes à l’échelle mondiale. Presque vingt ans après, nous vivons dans un monde où le besoin de communiquer véritablement apparait en creux du confinement sanitaire, tandis, qu’une bonne partie d’entre nous passe l’essentiel de son temps de travail en réseau sur internet. Nous ne cessons de nous interroger sur cet enseignement à distance qui s’est imposé, sur les opportunités qu’il offre et les dégradations qu’il produit. Tel était aussi l’objet du dossier des Cahiers pédagogiques de ce mois de septembre, « L’odyssée des réseaux ». Odile Chenevez, qui avait collaboré avec Alain Jaillet et Richard Faerber à la coordination de ce dossier, y proposait une réflexion sur le sens et les usages d’internet en éducation en plaçant, dans l’héritage de Célestin Freinet, la relation à l’autre plutôt que la fascination technologique au cœur des choix pédagogiques permis par les outils cybernétiques. Pour faire de ces outils des tapis volants. Et que le vent nous porte ! Yannick Mével
Dans un quartier populaire du canton de Genève, récit d’une pratique qui s’efforce de concilier deux logiques : transmettre des savoirs formels et donner du sens aux apprentissages en finalisant l’activité des élèves à partir de situations problèmes, de projets, de questionnements collectifs.
Quatre heures hebdomadaires de projets, cinq semaines entièrement interdisciplinaires et, depuis deux ans, trois maxi-projets d’une durée de deux jours et demi : depuis douze ans, à Clisthène, l’interdisciplinarité occupe un tiers du temps pédagogique. Avec du recul, l’équipe ne remet donc pas en cause ses bienfaits.
La mise en place à partir de 2008 d’un enseignement obligatoire de l’histoire des arts a quelque peu bousculé les frontières disciplinaires. Il ne s’agissait rien moins que de créer de toutes pièces une discipline scolaire qui n’était pas liée à une discipline universitaire préexistante et qui devait être prise en charge par tous les enseignants.
Danse et sciences, une association aussi inattendue que fertile, en partenariat avec la compagnie de danse Hallet Eghayan, qui porte depuis plusieurs années un projet d’ampleur en milieu scolaire. L’auteure raconte comment ce dispositif a permis de participer pendant deux ans à une expérience enthousiasmante avec des classes de 2de générale et technologique de lycée industriel.
L’auteur est professeur de mathématiques à Calais. En classe de 6e, il profite d’un module de deux heures pour effectuer différentes sortes de travaux avec des collègues d’autres disciplines. Lors de ce créneau, deux classes sont alignées avec quatre enseignants : deux professeurs de mathématiques, un professeur de français et un professeur d’histoire-géographie-éducation civique. Des conditions idéales pour croiser les disciplines.
Depuis près de dix ans, au lycée Le Verrier de Saint-Lô, deux enseignants de première tentent de redonner le gout de la lecture aux élèves en menant une expérience de travail croisé en lettres (avec l’objectif de l’épreuve anticipée de français de juin) et en histoire-géographie. L’ensemble des activités menées doit conduire les élèves à obtenir de bons à très bons résultats lors de leur oral, mais aussi mettre en place des bases culturelles qui seront des leviers à leur réussite dans le supérieur.
Dans ce lycée, un projet pluridisciplinaire a vu le jour sur les heures d’aide personnalisée, pour initier à la philosophie des élèves de 2de. Le thème retenu, l’évolution de l’homme, a ainsi pu être étudié en SVT, histoire-géographie et philosophie. Spontanément, les élèves assimilent la notion d’évolution à celle de transformations physiques et techniques. Plus difficile pour eux d’y associer des transformations politiques, éthiques ou psychologiques.
Edgar Morin avait honoré de sa présence la célébration des cinquante ans des Cahiers, voici vingt ans. Toujours inlassable militant d’une formation intellectuelle tournée vers le futur, vers une « réforme de la pensée », comme il le développe dans son récent ouvrage Enseigner à vivre (Actes Sud, 2014), il nous livre ici quelques réflexions à la lecture d’un dossier qui entre en résonance avec les grands thèmes qu’il a souvent avancés dans son œuvre considérable de sociologue et de penseur de notre temps.
En regardant vivre les mots. Ces mots qui nous agissent autant que nous pensions les dominer. « Croix » vient du mot latin crux qui a le sens de « poteau », « gibet », voire « potence ». Si chaque discipline était assimilée à une croix versus potence, le parcours scolaire de l’élève ressemblerait à […]
Les difficultés d’attention sont-elles solubles dans les sciences cognitives ? Surement pas, nous disent ces chercheurs, qui prennent leurs distances avec un travail spécifique sur l’attention
Présentation dans ses grandes lignes de la construction d’un dispositif de formation. Loin du clés en mains, il s’agit d’impliquer les participants.
Pour un enfant, arriver dans une nouvelle école, un nouvel établissement est un moment angoissant. Comment l’accueillir au mieux, en associant toute la communauté éducative ?
L’évaluation, tous en parlent : les enseignants, les élèves, leur famille. En dehors de l’école, c’est aussi à travers ce prisme que l’institution est regardée. Bien plus, l’impératif évaluatif imprègne toute la société. Pourtant, il s’agit de sortir de la modalité injonctive et de l’évidence, de questionner l’évaluation, sa raison d’être, son fonctionnement, ses implications, en s’intéressant à ce qu’elle apporte pour les apprenants, quel que soit leur âge. C’est l’objet de ce dossier.
Dans l’enseignement supérieur, les étudiants sont invités à évaluer le travail des enseignants dans des dispositifs d’enquête. Quel intérêt ? Quelles limites ? Quel cadre pour que cela débouche sur un véritable dialogue ?
Pourquoi continuer à faire corriger les exercices au tableau ? Retour critique sur une pratique peu efficace, sinon contreproductive à partir d’un exemple en classe de Cours élémentaire 2.
Commençons par un petit jeu. Le test que voici est un prétexte pour présenter une catégorisation de trois conceptions de l’évaluation et suggérer des itinéraires différenciés de lecture du dossier. Comme pour toute catégorisation, personne ne se retrouvera dans un modèle unique, le plus important ce sont les questions qu’elle permet de se poser.
Lorsque deux enseignants de collège (français et mathématiques) prennent en compte le point de vue des élèves sur leur évaluations, ils les rendent plus explicites et plus en prise avec les apprentissage réels.
Présentation du cas d’une fillette pour qui un suivi psychologique a permis de trouver le désir d’apprendre.
Une situation d’apprentissage en éducation physique et sportive au collège qui renvoie à la tension entre évaluation formative et évaluation certificative : une question politique.
Pourquoi évaluons-nous ? Pourquoi évaluons-nous d’une certaine façon plutôt que d’une autre ? La question ramène au fondement de notre pratique, à nos choix de valeurs et de finalités.
Dans une classe multi-âge du premier degré en Suisse romande, un cahier des difficultés sert d’outil pour rendre les évaluations plus explicites pour les élèves et pour l’enseignante.
En éducation physique et sportive au collège, penser l’apprentissage coopératif en l’articulant autour des méthodes d’évaluation. Une séquence d’apprentissage du jeu collectif où les membres des deux équipes s’observent alternativement et s’inter-évaluent en s’aidant d’outils électroniques.
En lycée professionnel, le parcours de formation est balisé par des stades d’appropriation de connaissances, de compétences et d’attitudes. Un portfolio permet de garder trace de cette progression et un outil permet de la mesurer.
Dans l’exercice de rédaction, en français à l’école primaire, les grilles d’évaluation critériées font consensus mais leurs usages font parfois l’objet de malentendus. Quelques éclaircissements.
Une professeure des écoles spécialisée accompagne des élèves de 6e en difficultés d’apprentissage, passagères ou durables, dans la construction de leur rapport à l’évaluation. Ses dispositifs et outils sont transposables.
À l’école maternelle, l’évaluation prend la forme d’un engagement des enfants à prendre du recul sur ce qu’ils ont fait, pour l’apprécier et identifier leurs progrès. Des outils imagés servent de repères. L’enseignante et l’agent territoriale spécialisée des écoles maternelles veillent à accompagner le processus.
Au sein de l’École normale supérieure de Lyon, l’Institut français de l’éducation (IFE) développe depuis 2011 un réseau de lieux d’éducation associés (les LéA) pour promouvoir les relations entre l’innovation et la recherche dans le monde de l’éducation et de l’enseignement. Nous sommes allés à la rencontre d’un membre d’un LéA qui croise pratiques coopératives et évaluation.
En Côte d’Ivoire, l’adoption de l’approche par compétences n’a pas empêché le maintien des habitudes de l’évaluation certificative en mathématiques, lors de l’examen du certificat d’études.
Un projet de différenciation pédagogique en mathématique, mené en collaboration étroite entre des chercheurs et les enseignants d’un même établissement secondaire belge, amène la construction d’outils d’évaluation pour penser l’accompagnement personnalisé.
Pourquoi proposer des tests en cours d’apprentissage aux élèves ? Pour la psychologie cognitive, il ne s’agit pas d’évaluer mais d’activer la récupération d’informations stockées en mémoire.
Une fiche décrivant un dispositif en classe élémentaire pour une évaluation au fil de l’eau stimulante, à partir de deux outils : le référentiel de compétences et le portfolio de réussite.
Comment se traduit l’approche par compétences dans une école d’ingénieurs, quel bénéfice en tirent les élèves, et quelles sont ses limites aujourd’hui ?
En histoire du primaire au lycée, l’évaluation renvoie à la question centrale de la définition même de la discipline : somme de connaissances ou enquête sur le passé et ses traces ? Choisir la seconde réponse impose des pratiques évaluatives adaptées.
À l’école, il n’est pas rare de demander un examen psychologique pour un élève dont les difficultés scolaires ne semblent pas trouver de solution. Quelques pistes pour comprendre ce qui s’y joue et comment cela se passe.
« Dis maitresse, c’est depuis quand l’école ? — Tu veux dire, quand l’école a-t-elle été inventée ? L’école existe depuis très très longtemps. — Mais c’est obligatoire l’école ? — Oui elle est obligatoire pour les enfants depuis 1882. — 1882 ? Mais c’est vieux ? — Quand moi j’étais enfant je suis allée […]
On peut être étonné, agacé, voire rester interrogatif devant l’aplomb dont font preuve certains enfants, adolescents, jeunes, lorsqu’ils s’expriment et même interpellent les adultes. Faut dire que par moments, ils n’y vont pas de main morte et même n’y mettent pas forcément les formes. On peut même se demander si ce n’est pas le monde […]
Comment faire évoluer un élève qui s’inscrit dans une logique de transgressions et de sanctions depuis parfois de nombreuses années ? Une proposition de parcours pour accueillir le rejet.
INTROSPECTION. Adolescence, coronavirus et distanciel : le lycéen de 2020 est particulièrement affecté par le stress. Comment l’école, à travers la mise en place de pratiques pédagogiques du type « retour sur soi », permet-elle de favoriser le bienêtre dans le milieu scolaire et donc les apprentissages ? Voici une proposition originale élaborée en lycée professionnel.
Paradoxalement, la chance inouïe de démocratisation du savoir offerte par l’école française ne s’accompagne pas nécessairement d’une forte motivation des élèves. À contrario, les jeunes migrants mineurs sont avides d’école. De même, certains élèves en distanciel durant le confinement ont retrouvé gout à l’apprentissage. Cela peut nous dire quelque chose de la (dé)motivation, et nous questionner sur les pratiques pédagogiques pour y faire face.
Les secteurs multicollèges, ça marche ! La mairie de Paris a lancé en 2017 une expérimentation de ce type pour remédier à une ségrégation sociale extrêmement élevée dans les collèges parisiens. Entretien avec Julien Grenet, chercheur au CNRS et à l’École d’économie de Paris, et auteur, avec Youssef Souidi, d’un rapport d’évaluation de l’expérimentation pour l’Institut des politiques publiques.
« Chez toi, ça va ? — Oh oui, vraiment ce n’est pas mal… Enfin, disons plutôt que j’ose à peine dire que… » Le recteur de notre université a recadré tout son petit monde hier, en nous exhortant à davantage de retenue dans nos prises de position sur les réseaux sociaux et autre cartes blanches […]
« Pour l’année 2021, je rêve d’un collège devant chez moi », a écrit un élève de 5e ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire) lors d’un atelier d’écriture. Son domicile est situé à plus d’une demi-heure du collège. L’établissement où il fait sa scolarité inclusive n’est pas celui de son secteur. Les trajets pèsent à Jemal. Ils […]
Novembre 2020, coronavirus oblige, le collège prend une forme différente. Les salles disciplinaires (arts plastiques, musique, sciences) sont banalisées. Dix-neuf classes. Dix-neuf salles. Reste une salle de permanence. Le compte est vite fait, à chaque classe sa salle. Les règles se pensent petit à petit. Les élèves ne peuvent pas rester sur leur chaise quatre […]