Travailler ensemble (parents, éducateurs, enseignants) nécessite de trouver patiemment un langage commun. Cette question traverse les pratiques pédagogiques comme les modes d’évaluation. La crise sanitaire aura-t-elle fait progresser la réflexion ?
Travailler ensemble (parents, éducateurs, enseignants) nécessite de trouver patiemment un langage commun. Cette question traverse les pratiques pédagogiques comme les modes d’évaluation. La crise sanitaire aura-t-elle fait progresser la réflexion ?
L’école confinée a montré, s’il le fallait, que l’éducation ne se résume pas à la juxtaposition du temps scolaire et du temps à la maison, et que bien d’autres lieux, d’autres acteurs y contribuent.
Ici, la coéducation s’élargit à un ensemble de partenaires, jusqu’à une dizaine pour suivre un enfant et mener un projet de réussite avec lui et ses parents. Éparpillement ou cohérence ? Tout se joue dans le rôle central de la coordination.
Il est question ici de traiter de façon positive les désaccords entre adultes sur les temps de l’enfant, sans hiérarchisation des points de vue. Une utopie ? Le texte suivant nous dira que non, peut-être.
Deux ans de débats et de concertation dans une école, à l’initiative de parents d’élèves, pour aboutir à un projet pédagogique original. Espérons que ce ne soit pas une exception suisse !
« Je t’aime, moi non plus », pourraient se dire, tous deux insatisfaits, bien des parents et enseignants. Peut-être parce que ceux-ci voient surtout des manques et incompétences dans les familles qui ne sont pas conformes au modèle attendu, et ils le font bien sentir. Comment rééquilibrer cette relation ?
En vertu des grands principes et des grands sentiments, comme disait la chanson, on peut se croire dans la coopération et en réalité abreuver l’autre de conseils, voire d’impératifs.
Partager des apprentissages avec les parents sans être des enseignants en surplomb, c’est possible ? Il semble que oui, grâce à la magie du jeu.
Recherche – La qualité de la formation initiale des enseignants français est régulièrement remise en cause par les étudiants, leurs formateurs, les chercheurs, les ministères nationaux et les institutions internationales, malgré des réformes consécutives visant prétendument à la perfectionner. Quelles sont les propositions des futurs enseignants pour l’améliorer?
On voit ici des parents et des élèves très sollicités pour s’informer, découvrir, questionner, participer. Des rencontres très fréquentes où les chercheurs souligneraient sans doute une dissymétrie qui persiste, mais peut-il en être autrement ?
Autour des adolescents difficiles, cette rencontre entre école et parents se crispe souvent, chaque partie reprochant à l’autre sa sévérité ou son laxisme. Pourtant leur mission est la même, garder le lien entre générations dans une époque en crise.
Mai 1973 « C’est une chose qu’on n’aura jamais, Chaque fois c’est pareil, C’est quand on est derrière les carreaux, Quand on travaille que le ciel est beau, Qu’il doit faire beau sur les routes, Le lundi au soleil. » Le tube de ce printemps-là résonne à nos oreilles comme celui du « monde d’avant ». D’avant la « dernière catastrophe » (pour reprendre la belle formule d’Henry Rousso) : à l’automne ce sera le choc pétrolier, les fermetures d’usines, le chômage de masse. Dans ce monde d’avant-là, il était question de trouver le bon équilibre entre sérieux et frivolité, entre travail et loisirs, et à l’école, entre transmission et créativité. Autant de préoccupations qui sous-tendent le texte dont nous publions de larges extraits ci-contre. Le dossier du mois « Ouvrir l’école » militait ouvertement, comme son titre l’indique, pour la destruction des cloisons. On pouvait y lire, par exemple, ces propos d’une enseignante de lycée à Périgueux, Germaine Cosse : « L’école est un monde clos, car elle repose sur une notion de l’enfance tout à fait artificielle, sorte de mythe qui n’a rien à voir avec les besoins réels des enfants. » Alors, le dernier article du dossier cherchait à interroger les évidences de l’ouverture. Les mots ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui, mais on retrouvera facilement bien des préoccupations qui recoupent celles de la « coéducation » : rapport entre la société et l’école, entre la marche du monde et les apprentissages, entre les parents et l’école, etc. Peut-être d’ailleurs qu’à la lecture de cet ancien dossier, la coéducation pourrait apparaitre comme un palliatif raisonnable (ou comme le symptôme d’un certain renoncement ?) à la belle utopie (ou à l’oxymore ?) de l’école ouverte. Yannick Mével
Lors de la saison 1, l’auteur avait écrit « Apprendre à croiser des disciplines, des pratiques, des analyses » dans le hors-série numérique des Cahiers pédagogiques « Quelle formation pour les enseignants ? », en aout 2010. Le voici qui revient pour la saison 2 du feuilleton.
Lieu à part, organisations multiples, le CDI est un des lieux importants de la co-intervention. Une invitation à la rencontre, de la part d’une professeure documentaliste, pour des partenariats multiples en co-intervention.
Au sein de l’école primaire du Peyrouat à Mont-de-Marsan (Landes), retenue comme champ d’observation dans le cadre du projet de recherche pluridisciplinaire international « L’élève en son ile », le coenseignement est mis en place pour les élèves allophones nouvellement arrivés (EANA) entre le professeur des écoles ordinaire et le professeur des écoles enseignant ressource […]
Le coenseignement est également une manière d’évoluer dans sa pratique pédagogique au point, parfois, de faire émerger un nouveau métier ! Un texte à deux voix proposé par des professeures des écoles en maternelle qui nous décrivent, dans une interview mutuelle, leur démarche, heureuses de coenseigner depuis cinq ans.
Exercer en maternelle conduit inexorablement à être plusieurs adultes dans un même espace. Ce partage de l’espace s’accompagne d’un partage des missions et des responsabilités avec une Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) et d’une prise en compte de sa nouvelle professionnalité.
Quand coenseignement et coapprentissages permettent l’intégration d’élèves de Segpa et de franchir la frontière invisible dans une classe ordinaire.
Comprendre les différents types de co-intervention entre enseignants spécialisés et enseignants des classes pour mieux coconstruire les projets autour des élèves en difficulté et construire une école plus inclusive, c’est le projet d’une recherche en cours à la Fédération nationale des associations de maitres E (Fname).
Quelles surdéterminations peuvent faire obstacle à une co-intervention entre une enseignante spécialisée et une éducatrice spécialisée ? C’est une des questions que pose cette professeure des écoles spécialisée dans sa collaboration avec une éducatrice spécialisée auprès d’enfants déficients visuels.
Quand le temps disponible fait défaut, une approche pragmatique ou une improvisation réglée est une solution qui permet l’adaptation immédiatement aux besoins des élèves en difficulté avec une grande liberté d’intervention.
Au Gabon, la formation pédagogique des futurs enseignants chercheurs n’existe pas. Le coenseignement mis en place se heurte à la tradition et à la règle sociale, à la condition africaine des droits.
Les lycées professionnels ont été les premiers à systématiser la co-intervention qui implique des remises en question à plusieurs niveaux : enseignants, pédagogie, organisation administrative. L’accompagnement administratif devient prépondérant. L’exemple d’un lycée de l’Oise.
Un coenseignement qui dysfonctionne, ce sont de l’incohérence qui s’installe, des apprentissages qui ne se font pas, des enseignants en souffrance. Chacun doit faire un examen de pensée pédagogique et personnel pour que cela fonctionne. Ici, l’auteure nous fait part des compétences métacognitives à développer pour une co-intervention sereine.
Comment la co-intervention s’est progressivement construite entre deux enseignantes, l’une professeure de français et l’autre professeure d’histoire.
Un texte sur le plaisir de la co-intervention, son évolution d’année en année, où chacune apporte ce qu’elle est et ce qu’elle a envie de faire.
Le coenseignement n’est pas toujours souhaité et ne va pas de soi. C’est le cas de deux professeures d’espagnol en collège qui témoignent ici de leur vécu et du changement progressif de leur regard.
Dans une classe unique, le témoignage d’un dispositif de coenseignement en milieu rural et montagnard : oser coenseigner, sortir des chemins battus, sauter le pas et prendre le risque.
On se débat au CRAP-Cahiers pédagogiques pour sauver la revue et l’association après les grandes difficultés financières créées par le confinement du printemps. Et pour ne pas boire la tasse, on apprend à nager…
Co-intervention et coenseignement restent deux concepts aux définitions brouillées, y compris dans les textes officiels. La terminologie doit être nécessairement clarifiée, tout comme les conditions de mise en application pratique.
Des expériences de co-intervention entre tuteurs et enseignants en formation initiale ont été vécues par les intéressés comme très riches d’enseignements. Une invitation à généraliser une pratique encore trop rare.
Le débat en classe : modes d’emploi, coordonnée par Florence Castincaud Organiser des débats en classe, fort bien, mais comment Y a-t-il des écueils à éviter ? Et un débat, pour quoi faire ? Peut-on vraiment apprendre en débattant ? Un dossier pour envisager le débat dans tous ses états et dans toutes les disciplines, car les formes et les entrées sont multiples. un dossier qui rappelle qu’on a besoin de l’autre pour apprendre, pour comprendre, pour inventer.
Ce récit a été écrit le premier weekend du premier confinement. Il y a une éternité. Jeudi soir, le président de la République annonce la fermeture des établissements scolaires pour le lundi suivant. Un peu d’inquiétude et d’ironie mais surtout beaucoup d’interrogations. Je dors mal. Trop de choses dans la tête. Tout ce qu’il va […]
Il y a deux ans, je vous présentais Roméo et Juliette, un couple de lycéens, deux héros shakespeariens faisant rêver des générations de romantiques. À l’époque, ils étaient en classe de terminale professionnelle spécialité vente et s’interrogeaient, tout comme leurs camarades, sur leur avenir et la fameuse sélection par le logiciel Parcoursup. Qu’on se rassure […]
Le travail, au sein de l’association Mémoires à l’œuvre, d’une équipe d’enseignants et d’inspecteurs sur l’enseignement de la Shoah par le témoignage et les textes littéraires, pour laisser place à la fois à l’expression des émotions et à la réflexion.
Le beau-père de Marc-Jean est venu à la cérémonie de remise des diplômes qui a eu lieu le 7 novembre dernier dans mon collège. Marc-Jean n’a pas passé le DNBpro (diplôme national du brevet professionnel) mais le CFG (certificat de formation générale) et c’est à la fois de la joie et un peu de déception […]
GENRE. Je suis une femme, mère de deux filles ; paradoxalement, je suis féministe et sexiste. En effet, malgré ma volonté de lutter contre les stéréotypes liés au genre, j’ai réalisé au cours des lectures faites pour cet article que certaines de mes réactions restaient sexistes, fruits d’une éducation et de déterminismes sociaux dont je n’avais pas toujours conscience. Pour mieux comprendre et déconstruire ces phénomènes, je vous propose une série d’ouvrages qui permettent de se questionner sur les rapports hommes-femmes dans notre société.
Bien que récente, la crise de la Covid-19 a déjà fait traverser à notre système éducatif cinq périodes différentes : confinement, déconfinement, vacances apprenantes, rentrée scolaire « normale » et nouveau confinement. Alors que plusieurs pays connaissent une troisième vague de la pandémie, est apparue en France une réplique sévère dont on ne discerne pas […]
Confinement : parents et enfants doivent découvrir, redécouvrir ou s’inventer de nouvelles relations. C’est en observant mes enfants que ces quelques lignes sont apparues. Faire l’école à la maison C’est sûr, c’est déroutant ! Mais on apprend bien ses leçons En jouant et en s’amusant. Faire l’école dans son jardin, Sur son balcon ou sa terrasse, […]
Dans mon parcours d’enseignant, j’ai souvent souhaité prendre le temps d’écouter mes élèves au travers d’un « Comment ça va la classe ? ». Le contexte particulier d’exercice de la continuité pédagogique en période de confinement, puis du retour progressif des élèves, a renforcé mon besoin d’être à l’écoute des enfants, de notre groupe classe, du collectif et […]
Remplaçante en CM1 pour quelques semaines, j’étais prévenue dès la rentrée : Rayan est un enfant compliqué. Agitateur, irrespectueux envers certains adultes, sa réputation le précède. Je me sens un peu démunie ; il me faut trouver une approche. Craignant d’être trop frontale avec lui, je cherche des idées pour que le climat s’apaise : comment éveiller sa […]
Le formateur est un personnage étrange qui s’invite dans des groupes parfois établis. Cette étrangéité, renforcée par la co-intervention, peut être favorable à la mise en réflexivité des stagiaires et à l’accueil de l’autrement que prévu.
La co-intervention peut être un temps fort d’autoformation et de formation réciproque, à l’exemple des échanges entre une professeure des écoles et une maitresse E du Rased (Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté).
« Droit, tordu…», comment la remarque d’un élève sur la forme d’un angle met en réflexion une classe et ses enseignantes.
Les interactions entre deux enseignants qui partagent un même espace soulèvent le problème des ajustements réciproques au sein de la classe ou du binôme. Cela demande des ajustements réciproques s’appuyant sur des stratégies d’observation et d’écoute de plusieurs ordres. Une étude dans le cadre du dispositif Plus de maitres que de classes.
Une professeure de Segpa et une équipe éducative entrent en coéducation : comment faire ? Quels sont les bénéfices pour les élèves, les enseignants ? Quels sont les écueils ? Un article riche d’enseignements.
Une organisation spatiale spectaculaire pour un « projet fou » en 5e primaire (CM2) dans une école belge.
Au lycée professionnel, les enseignants doivent désormais co-intervenir et croiser les référentiels.
« C’est tout un art, la dispute conjugale, un art très ancien et très respectable. » Jean Anouilh, Les Poissons rouges, Gallimard, 1972 L’injonction institutionnelle à co-intervenir est au cœur de l’actualité pédagogique : le partenariat reste fortement incité , le rôle éducatif des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) est renforcé, la présence des accompagnants d’élève en […]
Fragilité. L’étude Timss publiée début décembre 2020 mesure les performances en mathématiques et sciences des élèves de CM1 et de 4e. La France s’y est classée avant-dernière sur 49 pays. Sébastien Planchenault, président de l’Apmep (Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public), analyse ces résultats pour nous.