En quoi les interactions verbales entre élèves en difficulté de compréhension en lecture leur permettent de mieux cerner leurs démarches face aux textes documentaires ?
En quoi les interactions verbales entre élèves en difficulté de compréhension en lecture leur permettent de mieux cerner leurs démarches face aux textes documentaires ?
En quoi la coopération représente un atout pour des élèves non francophones, qui doivent vite maitriser bien plus que les rudiments de la langue, faire face aux exigences du système scolaire, mais surtout de la vie en société ?
Faire tracer à d’autres une figure géométrique qu’ils ne voient pas. Le principe n’est pas nouveau, mais avec les outils modernes de communication, la coopération peut se faire à distance, et tirer partie des contraintes propres à ces médias.
Des précisions sur la notion d’apprentissage coopératif, à partir des principaux auteurs à l’origine de cette méthode pédagogique. Trois principes majeurs : l’hétérogénéité, l’interdépendance et l’égalité au sein du groupe.
Pour dépasser l’injonction à travailler en équipe, bien peu opérante, il faut d’abord s’entendre sur les termes, puis sur les contenus de la formation, du cheminement de chacun indispensable à la constitution de véritables collectifs de professionnels de l’éducation.
L’utilisation d’un outil coopératif comme le portfolio dans un master professionnel pour les métiers de l’enseignement se justifie par son efficacité pour la formation, mais aussi dans l’idée que l’on enseignera ensuite comment on a été formé, et qu’il est donc utile de se confronter le plus tôt possible à la coopération !
Devenir professionnel, si l’on dépasse les simplismes sur les recettes à connaitre puis appliquer, est un engagement dans un métier, dans la maitrise de postures et de gestes. La formation pour adultes, ici pour des enseignants ou des étudiants, a tout à gagner à être pensée comme un apprentissage coopératif.
Comment enseigner autrement à des étudiants, pour qu’eux-mêmes contribuent ensuite à faire évoluer les pratiques usuelles de l’école ? C’est vrai à l’ile Maurice, comme sans doute dans bien d’autres systèmes éducatifs.
La coopération, c’est comme la prose, tout le monde en fait sans le savoir ! Mais c’est certainement plus efficace de le savoir. Traditionnellement chez les lasalliens, les élèves étaient responsabilisés aussi souvent que possible. À l’époque de Jean-Baptiste de La Salle, chaque enseignant accompagnait une centaine de jeunes d’âge et de niveaux différents. Pour que […]
3 mars, arrivé sur la messagerie du CRAP : « Bonjour, Je me permets de vous contacter pour obtenir des informations, des pistes pour aider un élève. Je me présente, je m’appelle Morgan S., je suis assistant d’éducation dans un collège. Cet élève, en classe de 4e, a des problèmes de comportement (insolence, impulsivité) et […]
Jeudi, en classe de 6e, grâce à un système de ceintures et d’un tableau à double entrée, j’appelle les élèves qui doivent travailler avec moi pour revoir, avec certains, la façon de compléter une carte, puis, avec d’autres, faire les corrections d’orthographe. J’appelle ensuite les élèves qui n’ont pas écrit correctement les noms des foyers […]
Mathilde est une petite fille qui, arrivée en petite section de maternelle, ne parle pas. En moyenne section, le développement de son langage présente des troubles et provoque des séances d’orthophonie. Puis en grande section, une équipe de suivi se met en place. Lors de son redoublement, la prise en charge de Mathilde évolue vers […]
Mai-juin 1992. Fin d’année scolaire. Fin de cycle. À l’occasion du changement de Premier ministre, Lionel Jospin vient de céder la rue de Grenelle à Jack Lang. Dans l’immédiat, ce changement ne remet pas en cause la mise en œuvre de la loi d’orientation de 1989. Le numéro double 304-305 des Cahiers pédagogiques aborde le thème des « couts de l’école », mais cette actualité n’y est pour rien ! Et encore moins pour le second dossier qui achève également un cycle, puisqu’il s’agit du quatrième volet d’une série consacrée à « apprendre », engagée depuis janvier 1990. Une partie des textes qui constituent ce dossier est issue des travaux d’une université d’été organisée en juillet 1991 par le CRAP. Quelle richesse ! Que d’échanges fructueux ! Quel formidable outil de diffusion des recherches pédagogiques et didactiques ! Quel outil incomparable de formation ! À l’heure où la formation est à nouveau annoncée comme une priorité, ce serait une bonne idée de redonner les moyens de réactiver ses outils aux enseignants et aux formateurs. Pour en convaincre nos lecteurs, voici, rassemblées par Cécile Delannoy en 1992, quelques productions de l’un des ateliers de cette université d’été, consacré à l’entraide.
En lien avec l’Ésper (L’Economie sociale partenaire de l’école de la République), une expérience pédagogique coopérative pour impliquer les élèves dans leur scolarité et créer un climat favorable aux apprentissages.
Des projets interdépendants et des initiatives propres à la formation en alternance dynamisent l’apprentissage et la réussite des élèves, mais aussi la formation des formateurs.
En rétablissant la confiance entre professeurs et élèves, on restaure à la fois la relation pédagogique et l’estime de soi des élèves. Paroles d’enseignants recueillies lors d’une enquête menée auprès de trente PLP de disciplines générales et professionnelles de sept lycées professionnels tertiaires et industriels de l’académie de Versailles.
En fin de 2de professionnelle dans l’enseignement agricole, nombre d’élèves modifient leur orientation initiale mais assez peu, environ 2 %, se retrouvent sans solution. Pour quelles raisons ?
La piste de l’entraide entre élèves, en particulier sous la forme du tutorat (ou monitorat), est loin d’avoir été pleinement exploitée, dans l’accompagnement dans le travail personnel notamment. Voici une expérience dans un collège du Doubs, lancée par un enseignant inspiré par un séjour d’observation en Nouvelle-Zélande.
Pour transformer une orientation souvent subie en parcours de réussite, la relation pédagogique et les choix didactiques sont décisifs. Exemple dans un lycée professionnel où les professeurs investissent différemment leur lien aux élèves.
Les raisons de l’échec des bacheliers professionnels à l’université et les facteurs de réussite, examinés à la lumière de deux enquêtes menées sur le site de Mulhouse de l’université de Haute-Alsace.
Comment favoriser l’émergence d’une communauté éducative apprenante dans un système éducatif en mutation où le chef d’établissement est le premier pédagogue ?
C’est la fin de l’année scolaire. Il ne reste que deux semaines avant les vacances, accrochées à ce très (trop) long trimestre finissant. Elles vont être bien occupées par les sorties et les diverses fêtes et spectacles scolaires ou périscolaires. On se préoccupe de la météo, qui pourrait venir gâcher tout ça : canicule, orages ? Finalement, […]
Les chefs aussi ont besoin d’un ami critique pour avancer dans le respect et la bienveillance réciproques.
Des équipes apprennent, un ami critique les écoute et les accompagne : itinéraire d’une enseignante.
Le travail en équipe a-t-il une incidence sur les résultats des élèves ? Comment le mesurer ? Comment amener en douceur les enseignants à s’interroger sur leurs pratiques collectives et à en rendre compte ?
Des relations pacifiées, des échanges fructueux, une dynamique de changement : c’est le produit d’un cadre rigoureux et d’une combinaison de conditions très précises.
En Suisse, les enseignants ont, de fait, l’obligation de mettre en place un conseil de classe, équivalent du conseil coopératif dans le système scolaire français. Avec quelle interprétation des objectifs et pour quelle mise en œuvre ?
Une réunion parents-professeurs d’un lycée « de centre-ville », comme on dit, une classe de 1re S avec toutes les options de prestige comme le chinois. Des élèves bien encadrés familialement, qui bossent parce qu’ils sont motivés par des projets ambitieux. Les parents d’élèves commencent très diplomatiquement par remercier les enseignants d’être aussi exigeants avec leurs enfants, pour […]
L’auteure nous propose une présentation chronologique des « ateliers de réflexion sur la condition humaine » et met en évidence les enjeux qui leur sont liés.
La parole de l’enfant pour libérer, informer, s’interroger, confronter ses points de vue, construire du savoir, sublimer, valoriser, rendre fier, organiser, réfléchir aux structures, négocier, pacifier.
Apprendre la parole publique ne peut faire l’objet d’une seule séquence. Dans la classe, entre conseil coopératif et discussions à visée philosophique, cela doit se vivre, s’expérimenter dans la durée.
On connait l’intérêt de beaucoup d’équipes enseignantes pour une évaluation positive, qui valorise les progrès des élèves. Pour autant, ces derniers progressent-ils vraiment lorsque, par exemple, ils préparent, avec l’enseignant, les évaluations ? N’ont-ils pas tendance à éviter systématiquement ce qui serait trop complexe ?
Ces dernières années, la vision ministérielle de l’orientation a évolué pour aboutir à la notion de parcours avenir. Le PDMF (Parcours de découverte des métiers et des formations) amenait l’élève à réfléchir sur le « comment » : comment vais-je aboutir au métier que je souhaite ? Quelle est la voie la plus pertinente ? La plus adaptée à mes capacités ? Le PIIODMEP (Parcours individuel d’information, d’orientation, de découverte des métiers et du monde professionnel) a été créé pour insister davantage sur la nécessaire personnalisation de la réflexion. L’individualisation du parcours a souvent laissé les élèves à distance et les professionnels démunis. Le parcours avenir est une nouvelle étape, qui lie la notion de parcours à celle d’accompagnement personnalisé. Un dossier pour explorer les nombreuses questions qui restent en suspens.
« Nous sommes des parents pauvres », dirent-ils. La phrase, prononcée lors du dernier colloque de l’Association des groupes de soutien au soutien (Agsas), assomma ceux qui l’entendirent, enseignants, psychologues, rééducateurs, psychanalystes, etc. J’avais vu le jeune couple, depuis le matin, non loin de moi, visages anonymes et attentifs aux discours savants. Ils se présentaient maintenant devant l’assistance […]
Classe inversée et plan de travail, deux pratiques complémentaires pour plus de différenciation.
L’auteure, après avoir été formatrice en ESPÉ pendant vingt ans, est maintenant formatrice bénévole internationale pour La main à la pâte. Elle présente ici une activité de formation où les adultes sont confrontés à un problème scientifique qu’ils doivent essayer de résoudre seuls, puis par petits groupes.
Renouveler le rapport aux apprenants, c’est, entre autres, renouveler le rapport à l’expérience et à sa place dans la construction de la preuve : on ne construit pas une preuve qu’on ne cherche pas.
J’ai vécu pour la première fois les Rencontres du CRAP cet été à Ploemeur. Un vrai bonheur ! Lectrice occasionnelle des Cahiers pédagogiques, je me suis inscrite pour partager sur la pédagogie avec des collègues motivés. Et je n’ai pas été déçue ! J’ai d’abord été marquée par la qualité de l’accueil, la simplicité, l’humilité, la réelle […]
Où l’auteure montre que toute la question est de faire la différence entre égalité et équité. Si on peut affirmer qu’il y a aujourd’hui égalité de l’accès à l’école, nous sommes loin de l’égalité de la réussite à l’école.
Françoise Colsaët passe le relai à Agnès Berthe. Vous êtes nombreux à apprécier les textes d’ « Et chez toi ça va? » qui, sur un ton personnel, nous parlent de la classe et de l’établissement au quotidien. On dit même que vous êtes nombreux à commencer la lecture des Cahiers par cette rubrique. Alors […]
Au Chili, la liberté d’enseignement est un droit. L’État est le garant de la liberté de l’offre éducative et de la liberté des parents de choisir une école pour leur enfant. Mais cela ne favorise pas pour autant une diversification de l’offre pédagogique.
Une équipe de l’académie de Lyon a mis en place depuis plus de six ans une évaluation par compétences. L’expérience s’inscrit maintenant dans le temps long, avec des bénéfices partagés.
La discussion à visées démocratique et philosophique (DVDP) est le dispositif mis en œuvre de façon privilégiée par Michel Tozzi pour pratiquer la philosophie avec les enfants et dans la cité. Nous avons sélectionné quelques passages, en encadrés ci-dessous, d’après des transcriptions de discussions menées dans des classes de CM2 et de CP.
Récit d’une expérience de partenariat entre l’école et une association de juristes menée depuis trois ans en lycée professionnel, en Seine-Saint-Denis.
Alan Lenglet est l’un des membres fondateurs de « De l’autre côté de l’école », première école secondaire Freinet en Belgique francophone. Il nous propose un focus sur une nouvelle école secondaire Freinet bruxelloise, s’attachant depuis sa position de chercheur-observateur à montrer la mise en œuvre, la gestion, la manière d’envisager la discipline.
Quel maitre est capable de s’appliquer les règles de justice qu’il a instaurées ? Ce serait sans doute un premier pas vers moins de colère faisant obstacle aux apprentissages. Dans ce témoignage, nous voyons comment sont mis en actes les outils issus de la pédagogie coopérative et le plaisir d’enseigner qui en résulte.
Danièle Théléus accompagne les élèves et leurs parents en conseil de discipline ou en appel si nécessaire. Elle siège également en commission d’appel de 3e et accompagne les familles qui font appel. Son expérience lui fait porter un regard très critique sur l’institution qui, malgré l’excellence des textes règlementaires qu’elle produit, continue d’agir comme s’ils n’existaient pas.
À partir d’un extrait de film mettant en scène un moment de vie de classe, Sylvain Connac spécifie les rôles bien différents qu’ont à tenir élèves et enseignants, pour analyser ensuite ce qui doit se passer et avec quelles règles pour que la classe se fasse.
L’auteure, professeure principale de collège, témoigne de la mise en place d’un dispositif visant à améliorer les relations dans la classe en facilitant une expression organisée de la parole des élèves.
L’auteure témoigne de la démarche qui l’a conduite à modifier ses modes d’évaluation. Les paroles d’élèves qu’elle a recueillies, visibles dans cette partie, illustrent son propos ainsi que l’interview du principal de son collège, engagé dans la même réflexion, qui fait suite à cet article.