Les processus actuels de décision en matière d’orientation placent les équipes pédagogiques en situation de juge et partie, ce qui ne peut être que source d’insatisfaction et d’incompréhension. Laissons la responsabilité aux premiers concernés : les élèves et leurs parents.
Les auteures s’inscrivent dans les objectifs du plan d’études romand (PER), dont la visée éducative est de développer le « vivre ensemble et l’exercice de la démocratie », intégré dans les pratiques ordinaires de la classe et dans les disciplines scolaires. Elles rendent compte ici d’un atelier philo où la question du juste et de l’injuste est mise en débat.
Respecter ses professeurs, est-ce apprendre à se taire ? Un père s’interroge sur l’attitude à adopter face à des enseignants qui bafouent les règles les plus élémentaires de respect et de bienveillance.
L’auteur, intervenant en formation initiale des enseignants, nous fait part des invariants de la gestion de classe. Débuter dans le métier d’enseignant, c’est aussi se préparer en réfléchissant à son rôle et aux questions d’autorité.
Sylvie Fornès est principale adjointe. Pour accompagner les stagiaires, elle utilise un exemple de grille d’évaluation élaborée par une commission de travail du bassin qui reprend les compétences essentielles du référentiel, pour en discuter avec eux. Mais les exigences de l’année de stage sont tellement nombreuses que les stagiaires risquent de s’y perdre.
Comment accompagner les enseignants débutants souvent réticents à la prise en main d’une classe multiâge ? Comment aider à comprendre qu’une classe à deux cours n’est pas une double classe ?
Enseignante depuis cinq ans dans un lycée de banlieue parisienne, Aurélie a su tirer parti de ses erreurs de débutante et nous en livre une analyse personnelle et fine.
Comme dans le texte précédent, la coopération est au cœur de la méthode, mais elle se construit ici avec les élèves, qui échangent leurs trucs et astuces pour apprendre et corriger. Illustration avec le travail d’une semaine en orthographe, dans une classe de CM1.
Dans cette séance de pliage en papier origami, les lycéens apprennent à aider et demander de l’aide, et font également l’expérience des vertus de l’action, du mimétisme et de la répétition.
Une séquence de formation à la coopération dans deux classes de 3e qui témoigne de la créativité des élèves mais aussi des difficultés et des interrogations qui subsistent : comment s’affranchir du regard des autres et oser exprimer un besoin ?
Pour déjouer les risques du travail en autonomie, une formation des élèves s’impose. Le cadre du travail personnalisé se prête particulièrement bien à un accompagnement sur mesure, en fonction des besoins de chacun, avec toujours en vue : l’autorégulation.
Tous les pédagogues ne défendent pas l’idée d’une formation des élèves à la coopération. Pour Célestin Freinet et la génération des fondateurs, les savoir-faire se transmettent par la pratique. Qu’en est-il aujourd’hui ? Brève histoire de la coopération en pédagogie Freinet, de la Méthode naturelle aux fiches-outils.
Pendant que le système éducatif est en crise, l’école palpite toujours, forte des réseaux et des coopérations qui se créent et se multiplient à l’initiative des enseignants. Julien Crémoux, directeur et professeur des écoles en cycle 3 à Nuits-Saint-Georges (en Côte-d’Or), fait partie de ceux qui vivent leur métier sur un mode collectif pour adapter sans cesse leurs pratiques pédagogiques.
L’inadéquation croissante entre les attentes des enseignants et enseignantes et celles des décideurs se poursuivra tant que sera privilégiée une conception ultracentralisée de notre système éducatif. Tel est le point de vue de Daniel Subervielle, Christian Lajus et Patrick Wargnier, inspecteurs honoraires de l’Éducation nationale et auteurs du récent ouvrage École et politique : jusqu’où ? aux éditions Vérone.
Il était une fois, dans les méandres de la notation et l’annotation, vingt élèves de terminale littéraire qui, par une claire matinée, recevaient enfin, la larme à l’œil, leur dissertation sur les mémoires du général de Gaulle. J’entendais au fond quelques murmures : « Oh non ! J’ai eu 9, je vais me faire défoncer par mes parents ! » Puis […]
Ce texte a été rédigé dans le cadre d’une formation destinée aux doctorants moniteurs du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) université Paris-Est. Dans le cadre de cette formation à l’enseignement, nous avons la possibilité de participer à un groupe d’analyse des pratiques professionnelles animé par Arnaud Dubois, formateur à l’IUFM de l’université […]
La musique pour découvrir d’autres univers, pour créer, mais aussi pour partager, pour éprouver en actes des valeurs fortes comme la solidarité et la coopération.
Pour saisir le sens profond de ce billet, je demande au lecteur d’évacuer de son esprit les habituels clivages entre décideur et exécutant, chef et employé, et de considérer d’un même regard tous les acteurs face à un système. Il s’agit plus précisément du système éducatif et des personnels enseignants et d’encadrement en lycée. C’est […]
Les secteurs en éducation prioritaire sont des lieux où, plus qu’ailleurs, les professionnels doivent être en alerte contre les discriminations que peuvent subir les élèves et qu’eux-mêmes peuvent contribuer à produire. Examen de pratiques typiques dans les processus d’orientation.
La classe coopérative comme un puissant outil pour éviter le décrochage scolaire précoce, qui commence souvent sur un mode silencieux et difficilement perceptible.
Deux formateurs d’enseignants qui ont eux-mêmes bien connu des classes difficiles proposent leurs analyses et des exemples d’activités de formation pour les enseignants débutants.
Il y a bien des risques qu’une mêlée à un contre vingt-cinq tourne en faveur des plus nombreux. Et si on essayait plutôt la ruse des arts martiaux ?
Dialogue imaginaire. Parce qu’il est un des éminents spécialistes des sciences de l’éducation et un toujours jeune maitre en pédagogie, nous sommes allés interroger Jean-Jacques Rousseau, pour avoir son avis sur les projets actuels de réforme du système éducatif et, au-delà, sur ce que doit être pour lui la relation pédagogique. Si certains points peuvent paraitre contestables, irritants ou provocateurs, les conceptions développées lors de cet entretien sont souvent les nôtres aux Cahiers, et nous ne serions pas fâchés si réformateurs d’en haut ou d’en bas s’en inspiraient !
Une filière peu valorisée, STG, un enseignement qui rebute souvent les lycéens, les mathématiques. Difficile de mobiliser les élèves, et le climat devient parfois lourd. Les mots clés : douceur, engagement, empathie.
Faire face à une classe difficile est une épreuve professionnelle. Pouvoir s’appuyer sur un collectif est indispensable, ne pas pouvoir le faire est en tout cas périlleux.
Septembre 2011 : instauration d’un cours instruction morale dans le premier degré (ministre Chatel). Septembre 2012 : annonce d’un projet d’enseignement de morale laïque dans le second degré (ministre Peillon). Loin de nous l’assimilation un peu facile de deux projets que tout oppose. Il n’empêche. Décidément la morale revient. Et ce n’est pas la première fois ! Avril 1981 : depuis quelques mois, les colloques, les prises de position, les règlementations se multipliant sur le sujet, les Cahiers pédagogiques consacrent leur dossier à « l’école en danger de morale » avec, précise la couverture « une lettre de Michel Rocard », seul homme politique sollicité à avoir répondu. Extrait : « Tout ce qui privilégie le travail en équipe, que ce soit dans les rapports entre enseignants ou à l’intérieur de la classe, tout ce qui réduit la portée des compétitions individuelles, tout ce qui enseigne la valeur du rapport à autrui est à mes yeux de nature à restaurer les valeurs morales que notre société et l’État laissent s’effriter. » Restons en là pour cette contribution et voyons plutôt comment un pilier des Cahiers pédagogiques, Philippe Lecarme, abordait la question.
La classe difficile est une catégorie englobante, qui recouvre bien des différences individuelles. Aire de jeux pour certains élèves, c’est une arène pour d’autres. Un témoignage d’une collégienne à propos de sa classe de 4e.
Une heure de cours ordinaire, la classe ayant décidé ce jour-là d’être moins difficile que d’habitude pour ne pas saboter une inspection en cours.
Des juristes et psychologues, écoutants-rédacteurs du dispositif Jeunes Violences Écoute sont sollicités par des lycées pour intervenir dans des classes difficiles. Qu’y a-t-il à voir, à dire aux personnes impliquées lorsqu’on est extérieur à la situation ? Une classe est difficile dans le regard d’un enseignant qui lui fait face. Un intervenant extérieur […]
A plusieurs voix Les techniques paradoxales ont pour objectif d’exercer une influence sur des personnes ou des groupes qui résistent à l’influence. Quand une classe rebelle se montre imperméable à l’appel à la raison ou se braque face aux injonctions contraignantes, l’enseignant risque de s’épuiser à gérer un rapport de force stérile. Il peut alors, […]
S’il y a des classes difficiles en maternelle, c’est parce qu’il est difficile de constituer une classe, d’habituer de tout jeunes enfants ne connaissant que le contexte familial à la vie collective à l’école.
Les élèves sont ce qu’ils sont. C’est la gestion du groupe, dans le temps, dans l’espace, au travers des activités proposées, qui peut en rendre la vie difficile, qui peut aussi construire des cadres pour que chacun trouve une place.
Si nous sommes réunis, c’est pour apprendre. Ça, c’est ce dont est convaincu l’enseignant. Les élèves, c’est autre chose.
Les stéréotypes sexistes contribuent avec force à tendre les relations dans la classe : ils véhiculent une vision péjorative des filles comme des garçons, justifient des formes de domination des uns sur les autres. Ce n’est pas que le calme de la classe qui est en jeu, c’est une exigence démocratique que de les refuser.
Pour éviter le face-à-face entre l’enseignant et le bloc constitué par le groupe classe, cette professeure d’espagnol essaie de regrouper les élèves par ilots, et de les placer ainsi face à leur travail.
Renoncer à un regroupement des élèves d’âge identique n’est pas anodin : l’expérience de ce collège innovant montre que c’est alors la conception du métier enseignant, des finalités des écoles qu’on en vient à reconsidérer.
Roue de secours, juge de cour d’appel, Zorro, vaccin préventif : autant de rôles que peut tenir le directeur auprès des enseignants et de leurs élèves. Dans tous les cas, c’est une gestion humaine délicate.
Roue de secours, juge de cour d’appel, Zorro, vaccin préventif : autant de rôles que peut tenir le directeur auprès des enseignants et de leurs élèves. Dans tous les cas, c’est une gestion humaine délicat
S’il faut bien organiser des regroupements d’élèves, il n’y a pas de raison qu’ils soient pérennes sur toute une année, homogènes, avec des emplois du temps fixes. Témoignage à partir du collège innovant Anne-Frank du Mans
Refuser les classes de niveau implique souvent d’aller à contrecourant de ce que souhaitent bien des enseignants, bien des parents. C’est ainsi que l’on peut mener un travail de coopération et d’ouverture
Tirer le fil de la classe difficile oblige à démêler toute la pelote des relations entre les enseignants et les élèves. Une approche du problème à partir d’une enquête statistique.
Face aux classes difficiles, le point problématique est peut-être finalement plus du côté de la classe que de la difficulté. Imaginer une autre organisation des enseignements, avec des modalités de regroupement plus variés, serait une façon de rendre les relations entre enseignants et enseignés plus faciles.
Récit d’une participation d’un proviseur de lycée professionnel à une heure de vie de classe pour représenter une autorité, au sens fort du mot : autoriser les élèves à s’exprimer, pour régler les conflits, pour les aider à grandir.
Les élèves difficiles en classe le sont aussi généralement dans l’établissement. Si l’effet d’interventions ponctuelles du CPE face à toute une classe est forcément limité, son rôle est essentiel dans la prise en charge des trublions sur le long terme.
Deux formateurs d’enseignants qui ont eux-mêmes bien connu des classes difficiles proposent leurs analyses et des exemples d’activités de formation pour les enseignants débutants.
Une exposition d’un parcours compliqué avec une classe de 2de, en dix tableaux. Le chef d’orchestre n’est pas toujours très à l’aise, mais est tout de même applaudi au final.
Il n’y a pas de secret : mettre les élèves au travail, c’est encore la meilleure façon de les occuper. Pas si simple…
Une des dimensions de la difficulté, c’est qu’elle focalise l’attention de l’enseignant sur l’invisible, les problèmes de comportement, parfois au détriment de l’invisible, les apprentissages qui ne se font pas, voire le décrochage.
Mettre en activité et en projet des élèves, c’est concentrer leur attention, utiliser leur énergie pour, dans le cas de cette classe de 4e, entreprendre.
Point de vue d’un expert en sciences de l’éducation doublé de celui d’un vieux briscard habitué à enseigner devant 300 à 400 étudiants.