Nadia Voillequin, engagée dans une démarche d’évaluation qui se veut moins injuste, a posé quelques questions à Xavier François, principal du collège où elle exerce, convaincu lui aussi de la nécessité de changer les pratiques.
Nadia Voillequin, engagée dans une démarche d’évaluation qui se veut moins injuste, a posé quelques questions à Xavier François, principal du collège où elle exerce, convaincu lui aussi de la nécessité de changer les pratiques.
En milieu universitaire, les enseignants se plaignent souvent de la passivité et du manque de motivation de leurs élèves. Comment profiter de la première séance pour déclencher leur intérêt ? Le récit avec des étudiants de deuxième année en sciences économiques.
Enseignante à Rome dans une école maternelle Montessori, confrontée à l’ennui des petits élèves, l’auteure propose une réponse fondée sur le partage de l’initiative et de la culture.
La coopération est l’avenir de l’école : elle aide les élèves à mieux apprendre et à développer des capacités altruistes, nécessaires à l’élévation de la personne et du monde dans lequel elle évolue. En l’organisant, les enseignants proposent aux élèves un partenariat pour agir ensemble face au défi des apprentissages.
Le relai vitesse, conçu comme une tâche complexe et collaborative, devient un projet pour apprendre autrement en EPS.
Pour se former à la pratique des tâches complexes, il faut passer par des mises en situation qui permettent une prise de conscience des compétences en jeu et des réflexions préalables à ce type de situations, notamment sur la place de l’enseignant et l’analyse de la tâche par les apprenants.
Oser mettre en œuvre des situations problème et faire en sorte qu’elles profitent à tous : une tâche complexe bien menée permet à l’enseignant de gérer l’hétérogénéité tout en favorisant la coopération.
En début d’année, me voilà en réunion d’équipe afin d’échanger des informations sur nos futurs élèves : nous allons confronter les avis, avec un regard pluridisciplinaire sur les collégiens : l’infirmière, la conseillère principale d’éducation, la psychologue et les enseignants des classes concernées. Moi qui arrive dans ce petit collège, je suis ravie de pouvoir […]
La même évaluation pour tous, est-ce là la vraie exigence ? Surement pas ! Il faut au contraire différencier et viser la progression de chacun de façon à la fois ambitieuse et réaliste.
Le fonctionnement de cette classe de CP montre qu’il est possible de concilier le défi extraordinaire de faire de tous ses élèves des lecteurs à la fin de l’année, de poser les bases de la numération ou encore d’initier à l’autonomie et au gout du travail avec une posture d’enseignant bienveillant.
La réforme du bac faisait partie des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Le programme indiquait : « Nous moderniserons le baccalauréat. Il y aura désormais quatre matières obligatoires à l’examen. Les autres seront validées par un contrôle continu. » Jean-Michel Blanquer a chargé l’ancien directeur de l’IEP (Institut d’études politiques)-Lille, Pierre Mathiot, d’une mission d’étude sur ce sujet. Il doit rendre un rapport en janvier 2018. Le ministre tranchera ensuite. Même si quelques-unes des pistes ont fuité, en l’absence du rapport complet on se gardera de commenter. On peut en revanche essayer de voir quels sont les enjeux d’une telle réforme. Il y a de bonnes et de mauvaises raisons de réformer le bac.
La coopération est à la mode. L’enseignant qui ne ferait pas coopérer ses élèves, dans l’une ou l’autre de ses déclinaisons, peut facilement se faire accuser de conservatisme, de désuétude, d’austérité ou de manque évident d’esprit d’innovation. Ceci, autant par des collègues, par des parents connivents avec la culture de l’école que par des chefs […]
Celui qui parle de bienveillance, en salle des maitres et, pire encore, en salle des professeurs, s’en tire bien quand il récolte juste un haussement d’épaules. Être lucide sur ce qui engendre de telles attitudes permet de mieux comprendre les réticences au changement des enseignants.
Au-delà des idées reçues, les pratiques effectives des enseignants remettent en cause la traditionnelle opposition entre exigence et bienveillance.
Les enseignants du lycée Louis-Armand d’Eaubonne ont mis en place, avec l’aide d’Olivier Francomme, chercheur et militant de la pédagogie Freinet, des classes dites innovantes où l’on expérimente un fonctionnement coopératif et interdisciplinaire. Comment ces professeurs se situent-ils par rapport à la notion de bienveillance ? Témoignages.
Comment un projet de programmation informatique réussit à développer la coopération et l’entraide dans le milieu carcéral, milieu volontiers décrit comme individualiste et refermé sur lui-même.
À l’heure de l’évaluation positive prônée par les instructions officielles pour l’école maternelle depuis 2015, qu’en est-il de la coéducation entre parents et enseignants du premier cycle ? La mise en place d’un nouveau carnet de suivi des apprentissages dans une classe d’école maternelle contribue-t-elle à l’encouragement et au développement d’une plus grande coéducation, ou vient-elle au contraire l’interroger, la limiter ou l’empêcher ?
Quand l’ensemble d’une équipe pense de concert les modalités d’évaluation qui doivent présider à la validation du socle commun, cela donne une vraie réflexion sur la pédagogie des cycles : coconstruction de grilles, coévaluation, coopération.
Grâce à la modification des relations sociales au sein et hors de la classe induite par le multiâge, et aussi par la mise en place d’outils facilitant la personnalisation des apprentissages et le développement de la coopération, les relations entre élèves s’améliorent, pour le plus grand bénéfice de chacun.
Quels objectifs ont présidé à la rédaction des programmes de cycle 4 ? Si, bien sûr, il s’agit de les articuler au mieux avec ceux du cycle 3, d’éviter les redites, il faut aussi prendre en compte les bouleversements qui sont à l’œuvre chez les élèves à cette période charnière de l’adolescence, pour les mener vers la complexité et l’abstraction, mais aussi les outiller sur le chemin de l’autonomie et de l’esprit d’analyse.
Voilà maintenant dix ans que j’enseigne dans des écoles multiâges (deux différentes). C’est un choix avant tout militant que j’ai fait et, parfois, qui heurte les représentations de certains collègues. Lors d’un temps de formation continue, je me suis retrouvée dans un petit groupe de travail avec trois autres collègues de cycle 3 venant d’autres […]
Enseignant en réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+), il m’est vite apparu que la fonction certificative demandée à l’institution scolaire était bien souvent une source d’incompréhensions, de malentendus, voire de conflits avec les familles. Pour ne pas ajouter davantage de confusion entre les évaluations formatives et sommatives, j’ai cherché à construire un dispositif cherchant à créer […]
En un temps où l’accompagnement se développe jusqu’à devenir mode ou slogan, sans guère de repères pour en penser la mise en œuvre, cette contribution questionne la relation entre accompagnant et accompagné, et envisage ses enjeux dans le champ de l’éducation.
Personnaliser, ce n’est pas individualiser ; ce n’est pas non plus être seul face à la tâche mais, bien au contraire, cela suppose une organisation de la classe permettant de travailler en collectif, grâce à la coopération. Personnaliser, c’est surtout mettre en place une pédagogie de l’autonomie où bienveillance rime avec exigence.
Où trouver le cadre et le temps nécessaire pour aider l’élève à reprendre confiance et lui transmettre les méthodes pour l’aider à s’accomplir ? Gros plan sur le tutorat, cadre privilégié pour développer un autre chemin vers la réussite de l’élève.
Accompagnement de projet, aide au développement professionnel, conduite du changement : le bon ami, c’est celui qui vous permettra de faire un pas de côté réflexif, de prendre le temps de penser et d’analyser, sans juger.
Comment développer l’autonomie et l’esprit critique des apprentis en encourageant le changement de pratiques et de posture chez les enseignants et maitres d’apprentissage ?
En tant que proviseur adjoint, la mise en place d’un dispositif d’accompagnement personnalisé impliquant tous les élèves de 2de autour d’un projet commun interroge mon propre accompagnement des enseignants. Retour sur une expérimentation.
Où l’on voit que ce sont les élèves qui, en réalité, sont à même de nous montrer comment les accompagner au mieux.
L’accompagnement personnalisé constitue un temps privilégié pour amener les élèves à construire un parcours de formation réfléchi prenant appui sur l’orientation active, la préparation à l’enseignement supérieur et la découverte des métiers. Comment les enseignants de lycée professionnel s’approprient-ils cette mission de guide et d’aidant ?
S’appuyer sur la théorie des intelligences multiples et utiliser le jeu de société en classe, accompagner l’élève dans la connaissance qu’il a de lui-même, puis le coacher pour favoriser sa réussite : c’est une vision différente de la posture professionnelle enseignante qui nous est proposée ici.
Les bénéfices d’une démarche d’accompagnement des élèves sont souvent posés du point de vue de l’élève : développement de l’autonomie, confiance en soi, etc. Mais qu’en est-il du côté des accompagnants ? Témoignages d’éducateurs et pistes de réflexion.
Comment accompagner, au quotidien, les élèves de petite section dans leurs apprentissages fondamentaux ? Y répondre, c’est regarder au plus près ce que je fais, ce qu’ils font, ce que les élèves et moi vivons en classe. Zooms.
Que ce soit pour la réussite, la prévention du décrochage scolaire, ou pour une vigilance face au mal-être adolescent, l’accompagnement du collégien nécessite l’intervention coordonnée de tous les acteurs de l’établissement. Un travail collaboratif au quotidien.
Changer la posture des professionnels : de l’enseignement à l’accompagnement, comment opérer un renversement des pratiques ?
Comment accompagner efficacement, entre objectif d’autonomisation et risque de contrainte, entre confiance à accorder et à priori à dépasser ? On voit ici quelles peuvent être les conséquences de jugements trop rapides, mais aussi d’une écoute partielle ou d’une compassion mal gérée.
Comment le coenseignement sur les temps d’accompagnement personnalisé permet-il d’accompagner au plus près les apprentissages et favorise-t-il le suivi des élèves ? Entretien.
Une interface numérique comme moyen d’identification et d’accompagnement des élèves en voie de décrochage scolaire ? Un outil au service des personnels pour éviter le décrochage, mais surtout pour accompagner au mieux les élèves. Mieux les connaitre pour mieux agir.
RENCONTRE. Au cœur de l’action militante du CRAP-Cahiers pédagogiques : récit d’une rencontre interacadémique autour du thème « Bienveillance et exigence, pas l’une sans l’autre ».
Les activités pédagogiques complémentaires (APC) prennent le plus souvent la forme d’un soutien. Mettre en place des modalités différentes lors de ces temps d’accompagnement devrait permettre de restaurer la confiance des enseignants, mais aussi celle des élèves. Exemple avec un dispositif : le débat sociocognitif étayé.
Une description des différentes modalités de co-intervention de l’enseignant spécialisé et du maitre en charge de la classe. Parce que l’enseignant spécialisé apporte ses compétences pour aider à l’accompagnement des élèves et parce qu’accompagner, c’est aussi coopérer entre professionnels, au sein de la classe.
Le formateur accompagne le professeur des écoles stagiaires : il le visite en classe, s’entretient avec lui, le conseille et, au terme du processus, il l’évalue. Former et certifier : une inconfortable posture, à questionner.
Accompagner, ça peut être aussi prendre en compte le corps : la fatigue, l’excitation et leurs conséquences. Plébiscitées par les élèves, les pratiques de relaxation en classe leur permettraient de mieux apprendre.
Conduire, questionner, faciliter, diagnostiquer : où l’on voit que le tutorat peut être défini comme une modalité d’accompagnement, qui nécessite un apprentissage spécifique. Parce que (bien) tutorer ne s’improvise pas.
L’Irlande a choisi de s’appuyer sur le développement des compétences transversales pour favoriser l’accompagnement personnalisé des parcours d’apprentissage, grâce aux déclinaisons de curriculums personnalisés.
Un dispositif original permet à la fois au formateur d’endosser une posture d’accompagnement et à l’enseignant novice d’observer plus efficacement les situations d’enseignement-apprentissage en classe.
Retour sur une double expérience du tutorat, par une étudiante passée du statut de tutoré à celui de tuteur.
« Si haut qu’il peut grimper, un chemin qui monte n’est rien d’autre qu’un chemin qui descend en sens inverse, et réciproquement. » Pierre Dac, Les Pensées, 1972.
PRATIQUES. Enseigner Mai 68 est une gageüre. D’abord parce que cet évènement n’a pas de place en tant que tel dans les programmes de lycée, mais peut s’inscrire dans plusieurs parties du programme. Cette absence de l’évènement en tant que tel semble d’ailleurs bien symptomatique de la difficulté à lui donner un statut dans l’histoire scolaire en France : mythe ou fait historique ?
N est un jeune élève de 3e. Il n’a que 13 ans. Jeune aussi dans sa tête. Il a souvent un comportement de bébé et énormément de mal à se projeter sur l’année prochaine. Pourtant, il lui faut formuler des vœux d’orientation. Au début de l’année, j’avais rencontré sa mère. Elle m’avait fait un portrait […]