Comment favoriser le tutorat entre pairs et permettre l’explicitation des méthodes de résolution d’exercices au lycée ? Une expérimentation de la modalité de la classe-puzzle durant l’année de formation, en l’adaptant aux séances d’exercices de physique-chimie en 2de.
Et si la réunion de rentrée n’était pas seulement le moment où l’enseignant présente son fonctionnement aux parents, mais celui où chacun découvre ce que les autres savent faire ?
Dans un collège REP, des élèves de 6e, 5e et 4e ont pu bénéficier d’une pédagogie flexible dans le cadre des cours d’allemand. Durant le troisième trimestre, l’introduction de plans de travail très simples à utiliser a représenté un puissant levier de mobilisation, et a permis de mieux adapter les enseignements aux besoins des élèves.
Le nouveau documentaire d’Antoine Fromental, Retour au collège, en salles le 7 octobre, nous renvoie à l’école, dans un collège vu comme société miniature avec ses règles, ses tensions et ses moments de solidarité. Le film nous attrape avec un naturel émouvant, réveille sans doute des souvenirs chez certains et certaines, et nous invite à réfléchir à l’école d’aujourd’hui.
À partir d’une petite énigme, comment accompagner les élèves dans la recherche d’une solution ? N’en déplaise aux détracteurs d’une pédagogie de la découverte, voici l’exemple d’une séquence bien conçue, permettant à chaque élève de cheminer à son rythme vers la résolution et incluant une indispensable phase de métacognition.
L’intelligence artificielle est accusée d’être un ennemi de la créativité, notamment en matière d’écriture – à juste titre, lorsqu’elle fait « à la place de ». Mais ne peut-on pas en faire un auxiliaire intéressant pour les élèves, grâce à l’ingéniosité pédagogique et didactique de l’enseignant ? Voici quelques exemples d’usages de l’IA en classe qui ont permis à des élèves d’amorcer ou d’améliorer un travail d’écriture.
Enseignante en sciences économiques et sociales, Céline Cael a développé et enrichi ses pratiques professionnelles grâce aux classes coopératives et au fonctionnement en collectif pédagogique. Elle défend aujourd’hui la force du terrain pour promouvoir et renforcer l’école émancipatrice.
En prolongement de la première partie de leur enquête sur le « bon » travail enseignant, des étudiantes en master MEEF premier degré de l’académie de Nantes montrent comment des enseignantes expérimentées doivent arbitrer en permanence entre la progression formelle des programmes et les besoins réels des élèves, et pourquoi elles sont parfois amenées à faire des compromis avec leurs idéaux professionnels
Toujours présentes dans le rapport à nos milieux de vie et de plus en plus abordées dans les champs éducatif et culturel, les émotions écologiques suscitent l’intérêt du collectif de recherche Écoémotions en éducation et formation (3EF), qui s’est réuni pour une première journée d’étude le 9 mars 2026[1] à l’université Lyon 2. Voici quelques réflexions qui en sont issues.
L’acronyme STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics) est couramment employé en Europe et au-delà, pour désigner l’enseignement des disciplines scientifiques. Mais peut-on vraiment parler d’une didactique commune à ces disciplines à l’échelle européenne ?
Le projet CulturEurope mené par l’Inspé de l’académie de Créteil a réuni des formateurs de toutes disciplines pour créer des ressources qui feront vivre la culture européenne dans les classes et aideront à construire un « sentiment d’appartenance européenne » chez les élèves. Pour les formatrices et porteuses du projet, qu’est-ce que cela a changé ? Témoignage.
Elle s’est orientée vers l’enseignement de l’anglais en grande partie par gout de la rencontre avec d’autres cultures. Soizic Guérin-Cauet raconte ce que l’ouverture vers d’autres pays, notamment européens, apporte aux élèves, aux enseignants et à un établissement.
On le sait moins : le programme Erasmus+, c’est aussi pour les profs ! Une occasion pour les équipes de découvrir comment on enseigne ailleurs… et de revenir pleines d’énergie, de réflexion et d’idées nouvelles !
Des étudiants, futurs professeurs, participent à un atelier d’éducation artistique et culturelle inspiré des vedute vénitiennes pour créer des cartes postales contemporaines et interroger leur propre regard sur des images d’hier et d’aujourd’hui.
Relire et comparer les classiques de la littérature jeunesse européenne dans des cercles de lecture : l’occasion pour les futurs enseignants d’interroger la culture commune et renouer avec sa vivacité.
Les projets interdisciplinaires prennent parfois des chemins étonnants : celui-ci mobilise la course d’orientation et les sciences pour penser la forêt à l’échelle de l’Europe. Et c’est ainsi toute l’identité européenne que les élèves du primaire peuvent explorer !
Jean-Michel Le Baut, ESF Sciences humaines, 2026 Avec L’École face à l’IA, Jean-Michel Le Baut signe un ouvrage précieux, à la fois clair, engagé et pédagogique avant tout. À rebours des discours catastrophistes comme des enthousiasmes naïfs, il propose une voie exigeante : en faire un objet de formation, de réflexion et de transformation de l’école. […]
Vous vous êtes lancés dans un projet regroupant plusieurs enseignants ? Vous vous demandez comment vous allez le porter sur le long terme ? Deux enseignantes et un enseignant du Val d’Oise, engagés tous les trois dans des projets collectifs, s’interrogent mutuellement sur ce qui les a motivés à faire ce pari du collectif et ce qui les pousse à poursuivre sur ce chemin semé d’embûches.
Comment des professeures des écoles expérimentées envisagent-elles ce qui constitue un « bon » travail ? Celui qui, malgré les transformations de leur métier et leurs difficultés à tenir ensemble toutes ses dimensions, leur apporte de la satisfaction et du sens ?
Et si le problème n’était pas la pédagogie, mais sa caricature ? Dans sa chronique sur Europe 1, Julia de Funès oppose une école qui aurait renoncé à l’autorité et à l’exigence à la nécessité d’un « retour » de celles-ci. À rebours des slogans, cet article propose de réintroduire dans le débat ce qui devrait être au cœur de l’école : comment articuler exigence, autorité, pédagogie et ambition démocratique pour permettre à chacun de progresser ?
Alors que la fin d’année scolaire s’est déroulée dans les conditions pénibles que l’on sait – canicule et examens improvisés dans des sous-sols –, que des systèmes informatiques académiques ont été piratés pendant l’été, l’Éducation nationale demande à ses cadres d’être résilients pour cette nouvelle année. Résilients ? Mais comment, quand tout dysfonctionne, s’interroge ici un personnel de direction, sursollicité dès la rentrée.
Les résultats de la nouvelle enquête PISA, menée en 2025 et publiée en septembre 2026, confirment un décrochage préoccupant des performances des élèves français. Mais ils disent aussi autre chose : notre école peine à faire apprendre ensemble des élèves différents, à accompagner leurs besoins singuliers et à les rendre autonomes.
Entre les petits conflits et le harcèlement, n’y aurait-il pas un versant qui échappe à la prévention ? Depuis cinq ans, une démarche menée en école primaire explore un pan encore peu développé de la prévention : les violences isolées qui éclatent dans les cours de récréation — un dispositif qui veut réparer le lien plutôt que de le laisser se défaire.
Comment ne pas faire une rentrée comme d’habitude, en faisant comme si les canicules et les incendies de l’été n’étaient qu’un épiphénomène ? Par exemple, en proposant aux élèves un questionnaire pour les aider à mesurer ce qu’il s’est passé cet été et en analyser les causes et les conséquences ?
L’immense émotion liée à l’assassinat de la petite Lyhanna en juin 2026 est un peu retombée, poussée par d’autres actualités plus « brulantes ». Mais il ne faut pas se voiler la face sur le caractère systémique des violences sexuelles sur les enfants, et il faut poursuivre la réflexion sur els solutions à y apporter. L’Evars suffira-t-elle ? On ouvre le débat.
L’hétérogénéité des élèves à l’école mérite-t-elle d’être strictement encadrée par l’institution et le travail enseignant recadré ? À Lyon, l’équipe pédagogique d’une école élémentaire en éducation prioritaire se bat, contre vents et marées, pour faire vivre un projet de classes à plusieurs cours.
La classe dehors a de nombreux bienfaits, elle permet aux élèves de renouer avec leur environnement, d’explorer, d’expérimenter, de s’organiser, de développer leur créativité. Mais cela peut ne pas être évident du tout pour certains élèves. Loin de l’angélisme, une approche patiente et progressive est souvent nécessaire. La reconnexion avec la nature, pas si simple !
Transmettre des outils et faire vivre des dispositifs, cela suffit-il à transformer les manières de penser et d’agir des enseignants ? Voici un plaidoyer pour une formation ancrée dans la réflexivité et le travail réel.
Utiliser les termes de développement professionnel continu plutôt que ceux de formation continue, cela change-t-il quelque chose ? Quelle conception les formateurs et formatrices qui y interviennent ont-ils de leur rôle ? Comment l’institution le conçoit-elle ? Est-ce différent entre le premier et le second degrés ? Quelle place les recherches y prennent-elles ? À quelles conditions peut-il être réellement émancipateur ? En s’appuyant sur ses travaux de recherche, Anne-Marie Sanchez propose des pistes de réponse pour sortir des ambigüités.
Les textes d’une chercheuse et de trois praticiens sur les malaises enseignants aujourd’hui ont été soumis à la relecture d’une autre chercheuse. Echos à partir de ces regards croisés.
La lecture du texte d’Anne Barrère conduit Baptiste Hebben à de nouveaux éléments de réflexion.
Les travaux de Maïté Eugène peuvent permettre de faire entrer en formation le réel de la classe afin de réassurer les professeurs de français dans leur mission et de repenser la place donnée à la lecture et son rôle d’émancipation. Un regard d’enseignante et de formatrice.
Je tiens tout d’abord à remercier très chaleureusement Karine Risselin, Charlotte Michaux et Marie-Claude Pignol pour leur retour sur mon travail de recherche. Rien de plus triste qu’un travail de recherche sur l’école dont la diffusion resterait circonscrite à quelques spécialistes sans trouver de lecteurs et de lectrices parmi les acteurs de terrain. Je suis […]
« Ils n’ont pas lu le livre, ils se sont contentés de trouver une fiche de lecture sur le net, ils sont incapables de lire une œuvre complète. Que faut-il faire alors ? » C’est pour pouvoir répondre à cette question que Maïté Eugène, qui « sait de quoi elle parle » en tant qu’ancienne enseignante de français en lycée, a mené cette recherche fine et dont les conclusions sont plus complexes que des affirmations rapides auxquelles on voudrait nous cantonner.
Eh oui, certains ne lisent pas… Et pas toujours ceux qu’on croit… Et pas seulement en français ! Alors, comment peut-on faire pour accompagner leurs tâches de lecture, souvent réalisées à l’extérieur de la classe, pour que les activités sur l’œuvre en classe puissent avoir du sens ? Le travail de Maïté Eugène rencontre bien les interrogations de cette enseignante de lycée.
Charlotte Michaux a cocoordonné le dossier « Faire vivre la littérature » du numéro 601 des Cahiers pédagogiques. En réaction au texte de la chercheuse, qui l’interpelle, même si chaque situation de classe est différente, elle affirme l’importance de tenir compte de la « non-lecture ».
À partir de son expérience et de ses observations, une professeure des écoles met l’accent sur ce qui lui semble être à la source d’un certain nombre de malaises dans la profession enseignante aujourd’hui.
Du côté du collège, les sources de désillusion sont-elles identiques à celles évoquées pour le premier degré ? Quelques échos issus de vingt années d’enseignement des mathématiques en REP+.
Quand la succession des réformes et l’accroissement des charges provoquent l’épuisement professionnel : témoignage d’une professeure de lycée en disponibilité suite à un burnout.
Anne Barrère publiait début 2017 son ouvrage Au cœur des malaises enseignants. L’une des intentions était de réduire l’écart toujours présent entre chercheurs et praticiens à propos du travail enseignant. L’un des moyens choisi par l’auteure pour y parvenir, dans l’écriture même de l’ouvrage, fut de donner la parole à dix enseignants invités à se positionner par rapport aux résultats des travaux sociologiques proposés dans les premiers chapitres. Dix ans après cette publication, nous redonnons la parole à Anne Barrère : où en sommes-nous aujourd’hui ?
Suite à la lecture du texte proposé par Anne Barrère, Marine Rougé relève quatre points qui ont pour elle une résonance particulière.
Nathalie Noël retrouve dans le texte d’Anne Barrère un diagnostic qu’elle partage. Elle souligne deux points qui font particulièrement écho et des pistes pour un plaisir retrouvé dans une ambition partagée.
L’usage croissant de l’intelligence artificielle dans les écoles soulève des questions sur les apprentissages et l’esprit critique des élèves comme des professeurs : qu’en est-il des devoirs à la maison ? Comment adapter ses enseignements ? Quels sont les points de vigilance à connaitre ? Julie Higounet et Jean-Michel Zakhartchouk, coordonnateurs de notre nouveau numéro sur l’IA, apportent leurs réponses sur ces transformations.
Depuis les cessez-le-feu en 2025, la reprise scolaire à Gaza se tient dans des conditions endeuillées et de « détresse psychologique » ainsi que de souffrance physique liée à la malnutrition, l’encampement, les conséquences météorologiques, les blessures parfois, ou la maladie.
Ange Ansour est la fondatrice de l’Afper (Association française pour l’éducation par la recherche) et sa directrice. Elle évoque ici le passionnant programme proposé aux classes pour une rentrée placée sous le signe de la recherche en sciences, un projet qui prend en septembre une ampleur particulière.
Aura-t-on aujourd’hui suffisamment d’énergie pour fêter la musique ? La canicule, deuxième déjà de l’année, perturbe cours et examens et s’invite en une de l’actualité. D’annonces hâtives en adaptations d’urgence, le manque d’anticipation est criant. De quoi rajouter du sel sur les tensions multiples dans le système. Le revue de presse relaie aussi les informations […]
Ouvrages Green IA, Gilles Babinet, Odile Jacob, 2025 L’auteur copréside le Conseil national du numérique. Il développe la thèse iconoclaste selon laquelle l’IA peut être une alliée de la transition environnementale. En effet, l’IA, dans différents secteurs (transports, énergie, services, etc.), peut permettre de gagner en efficacité énergétique. Il n’ignore pas cependant les risques d’« […]
Se former à l’usage de l’intelligence artificielle suppose d’aborder de nombreuses questions. Quel parcours proposer et comment le rendre accessible ?
Plan impeccable, citations justes, transitions fluides : on reconnait ce petit parfum d’assemblage lisse, celui d’un texte généré par une IA. Comment continuer à évaluer en histoire quand une machine peut produire en quelques secondes un devoir « correct » sur presque n’importe quel sujet ?
Écrivor est ici mis en pratique avec des élèves en élémentaire et plutôt performants. Mais l’outil, présenté dans l’article de Thomas Ricart qui précède, peut s’appliquer à toutes sortes de classes, en s’adaptant aux contextes, aux disciplines et aux niveaux.