Première réunion parents-professeurs en classe de terminale STD2A (arts appliqués). Rencontre avec la professeure de philosophie.
Première réunion parents-professeurs en classe de terminale STD2A (arts appliqués). Rencontre avec la professeure de philosophie.
Une chercheuse s’invite en classe dans le but d’observer les pratiques de trois professeures et d’échanger ensuite avec elles sur la base de ses observations. Ces entretiens en tête-à-tête vont déclencher un processus d’apprentissage chez les trois enseignantes et entrainer des changements.
Quel type d’entretien privilégier pour accompagner le développement professionnel ? Présentation de la démarche de l’entretien d’autoconfrontation avec l’exemple d’une enseignante novice confrontée au sentiment de ne pouvoir exercer son métier. Ce type d’entretien peut aussi être utilisé en classe avec les élèves.
L’inspection pédagogique est souvent vécue comme une pratique dépassée et anxiogène. Comment la faire évoluer vers un temps d’analyse professionnelle, dans une relation de confiance, avec un moment d’échange collectif à l’échelle de la discipline et de l’établissement ?
Dans le quotidien professionnel de cette conseillère principale d’éducation, ce qui lui importe le plus, c’est la qualité de la relation. Alors à défaut de pouvoir rencontrer chacun des 157 élèves dont elle a la responsabilité, elle imagine des jeux ou des dispositifs collectifs dans lesquels chaque élève aura à s’exprimer.
Dans une agglomération économiquement très défavorisée, certaines écoles publiques demandent aux familles des listes de fournitures étonnantes. Elles sont prévues pour que le matériel dure toute l’année, ce qui donne, pour un niveau CE2, vingt tubes de colle, quinze crayons de papier, quinze feutres pour ardoises, trois gommes, etc., à apporter le jour de la […]
Un samedi de septembre, se sont réunis quinze correspondants académiques du CRAP (Cercle de recherche et d’action pédagogiques)-Cahiers pédagogiques, des militants qui souhaitent faire vivre l’association dans leur région. Cette réunion a été l’occasion d’accueillir six nouveaux correspondants, dont cinq femmes, ce qui porte leur nombre à trente-trois, répartis dans toute la France, jusqu’en Polynésie […]
Présentation d’un dispositif de formation continue pour les professeurs des écoles, créé par des formateurs d’Aix-Marseille en 2012 : les chantiers mathématiques. Une visite en sept étapes.
Parce qu’elles se sont construites en opposition aux méthodes traditionnelles, les pédagogies alternatives sont parfois présentées comme mettant les fondamentaux au second plan. Pourtant, les notions exigibles au programme sont bien au cœur des séances de recherche libre des pédagogies Freinet et coopératives, mais elles ne constituent pas un objectif unique, elles sont aussi un moyen d’acquérir d’autres fondamentaux. Exemple au collège.
Coopérer et collaborer ne sont pas des synonymes. En pédagogie, confondre ces deux verbes d’action peut même avoir des conséquences fâcheuses, au point d’aboutir à des résultats catastrophiques pour les élèves. Coopérer, c’est agir avec d’autres. La plupart du temps à son initiative, parce que cela répond à un besoin que l’on rencontre individuellement. Quand […]
L’apport de l’EPS réside dans des savoirs moteurs, accompagnés de savoirs méthodologiques et sociaux. Elle est aussi source d’émotions, de (re)connaissance de soi et de lien social. Tout cela est à partager entre tous les élèves, moyennant si besoin des aménagements parfois originaux pour ceux qui sont en situation de handicap.
Analyser les dispositifs d’évaluation permet d’identifier ce qui s’apprend et plus encore ce qui est considéré comme prioritaire et reconnu à l’école. Qu’en est-il en EPS ? Comment évaluer au-delà du résultat, l’adaptabilité, les interactions et les stratégies mises en place par les élèves ?
Comment motiver des lycéens dispersés, moqueurs, querelleurs, aimant la confrontation ? Un enseignant d’EPS réussit à impliquer et socialiser ses élèves, avec un jeu de l’oie autour de la préparation physique. À jouer en équipe, bien sûr !
Pourquoi ne pas laisser les élèves décider quand ils sont prêts à être évalués ? Cette pratique permet à chacun de progresser à son rythme et de développer la coopération entre élèves, ceux ayant déjà réussi l’épreuve aidant ceux qui ne l’ont pas encore passée. Un exemple dans un collège avec une séquence de badminton.
« Fais pas ci, fais pas ça », chantait Jacques Dutronc. Aux multiples interdits qu’on s’épuise à vouloir faire respecter sur le terrain, sont substitués ici des « droits des joueurs » donnés aux élèves pour un jeu ininterrompu et en soi éducatif.
Si l’EPS ne s’appelle pas « cours de sport », ce n’est pas pour rien : elle a pour ambition de contribuer durablement au développement personnel des élèves. D’où l’intérêt d’un indicateur de compétences qui intègre d’autres dimensions que la seule composante motrice et favorise ainsi l’estime de soi.
Ce n’est pas très heureux de parler d’une « laisse » quand on parle d’enfants et pourtant, c’est l’image qui m’est venue en regardant ma classe alors qu’intervenait un chanteur professionnel. Il faut d’abord mettre la laisse, ce qui s’est passé ici de façon presque magique : à peine le baryton avait-il prononcé le mot « chant » que Diego […]
Nous sommes à quelques jours de la rentrée et discutons entre parents de nos enfants, de leur scolarité, de leur collège, de leurs professeurs. Arrive Thibault, le fils de la maison, tendant à bout de bras un cahier grand format. « Tiens maman, faut que tu signes ça. La professeure a dit que si c’était pas […]
« I don’t know how to live without your love, I was born to make you happy » chantent Britney Spears et toutes les petites filles de 7 à … ans avec leurs copines, et apprennent ainsi leurs premiers mots en yaourt anglais… La petite chanteuse pop sert alors de passeuse de bienêtre pour toute une génération. Leurs parents, leurs enseignants, ont davantage de mal à baigner dans cette béatitude-là. Les lecteurs des Cahiers pédagogiques ont un autre moyen d’accéder au bienêtre. La rubrique « Et chez toi ça va ? », disent certains abonnés aux Cahiers, « c’est la rubrique que je lis en premier ». Pour autant, ce n’est pas pour cette rubrique que l’on s’abonne. C’est que, comme l’écrivait son premier coodonnateur, Philippe Lecarme, « nous avons besoin d’articles de fond, de bouquins solides et pleins d’idées, où la cuillère tient debout ». C’était dans le premier numéro des Cahiers pédagogiques du millénaire ! Florence Lenoble, Hélène Eveleigh, Françoise Colsaet, Agnès Berthe, Rachel Harent, ont successivement tenu cette rubrique née pour nous faire partager des émotions, des énervements, des tristesses, des états d’âme. Car si elle n’existait pas, comme ils manqueraient aux Cahiers pédagogiques ces textes courts qui nous font du bien même lorsqu’ils abordent des moments difficiles ou douloureux ! Alors, à l’heure où nous interrogeons le bienêtre dans l’école, dans la classe, dans le métier, il fallait aussi revenir sur sa place dans nos publications. Voici donc la présentation de la première fournée, qui comprenait un texte de Florence Castincaud « Le savoir universitaire, ça peut vraiment servir ? » et les deux récits suivants, qui nous plongent directement dans le grand bain d’ « Et chez toi ça va ? » : à travers une fiction bien pessimiste dans le premier et un témoignage optimiste pour le second. La rubrique a 22 ans et se porte à merveille. Elle n’attend qu’une chose, que vous répondiez à votre tour : alors, et chez toi, ça va ?
Ne cherchez pas ! En trente ans de carrière, l’historienne et psychanalyste Mireille Cifali, professeure honoraire en sciences de l’éducation à l’université de Genève, a pensé les conditions de l’apprentissage sans utiliser une seule fois le mot « bienêtre ». Quel regard porte-t-elle sur ce mot ? Que cache cette vogue du bienêtre ? Entretien.
Pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, scolarisés à l’école ordinaire, les relations avec leurs camarades typiques posent question, notamment en éducation physique et sportive, une discipline dans laquelle ils peuvent éprouver des difficultés.
Si la recherche montre l’influence du bienêtre à l’école sur les apprentissages, celui-ci reste trop souvent cantonné à des déclarations d’intention et des initiatives isolées d’enseignants. Donner de la place au bienêtre à l’école nécessite une volonté politique.
Comment prépare-t-on un atelier dans le cadre d’un colloque universitaire quand on est un mouvement pédagogique ? Récit d’une expérience collaborative et enrichissante.
Lorsque les Cahiers pédagogiques m’ont proposé d’écrire une chronique sur la créativité dans la littérature jeunesse, j’ai tout de suite songé à des ouvrages d’écriture et à des livres d’art, conviant les lecteurs à développer leur imaginaire. Pourtant, je demeurais frustrée par mon travail. J’étais restée dans ma zone de confort, sans sortir des lieux […]
Le métier d’enseignant me parait assez difficile, entre des parents d’élève parfois durs, des élèves irrespectueux, le travail très lourd à fournir ajouté aux heures de cours et un salaire qui ne compense pas la fatigue physique voire morale. Vous, professeurs, vous n’êtes pas tout le temps respectés, pourtant vous êtes là. Et sachez que […]
Je hais Pronote ! Je déteste toute plateforme qui veut me faire fliquer mes enfants. Je refuse de vérifier chaque soir quelles ont été leurs notes, s’ils ont été absents, si un enseignant m’a écrit. Je veux faire autre chose avec eux que de parler de ça. Où est leur apprentissage de l’autonomie là-dedans ? Où est […]
Ne cherchez pas ! En trente ans de carrière, l’historienne et psychanalyste Mireille Cifali, professeure honoraire en sciences de l’éducation à l’université de Genève, a pensé les conditions de l’apprentissage sans utiliser une seule fois le mot « bienêtre ». Quel regard porte-t-elle sur ce mot ? Que cache cette vogue du bienêtre ? Entretien.
Depuis quelque temps, les articles sur l’explosion des démissions d’enseignants se multiplient. Est-ce une prise de conscience tardive ou un effet de la campagne électorale ? À titre d’exemple, un article du Monde, daté du 22 novembre 2021, révèle que le nombre de démissions a triplé entre 2012-2013 et 2018. Il a été beaucoup commenté dans […]
Chaque veille de vacances, je réunis l’équipe d’assistants d’éducation (AED) afin de faire un bilan de période. Au préalable, chaque AED a rempli un document qui indique les points forts de l’équipe, les difficultés et les tensions, et des propositions de résolution. Je prépare ensuite un récapitulatif de leur document, qui est une base du […]
Comment lutter contre les inégalités dans notre école ? Fin janvier, le CRAP-Cahiers pédagogiques organisait un webinaire, premier d’une série de « débats éducatifs 2022 », avec comme invité Jean-Paul Delahaye, ancien directeur général de l’enseignement scolaire. Nous reprenons ici quelques points forts de cet échange.
Comment faire face au malêtre incarné ? L’école peut-elle être un lieu de résilience pour les élèves en souffrance ? À Bezannes (Marne), un dispositif de classe externalisée permet à des jeunes en centre éducatif et scolaire (CES) d’éprouver un certain bienêtre scolaire.
Le philosophe n’a pas écrit concrètement sur l’éducation, mais son œuvre donne matière à penser la question du bienêtre à l’école à travers trois idées fortes : la prise en compte du corps, la compréhension des émotions et le rôle de la joie dans l’apprentissage.
Le profbashing, ou l’art de « taper sur les profs » sur les réseaux sociaux ou dans les médias est récurrent. Il est d’évidence très mal vécu par les enseignants, épuisés par près de deux années de pandémie. Est-il possible d’inverser la tendance et de montrer la réalité de la charge de travail de ce métier ? Premiers enseignements d’une thèse en sciences de l’éducation en cours.
Mettre en œuvre l’école inclusive implique un nouveau défi pour les personnels de l’Éducation nationale : celui d’inclure tous les élèves même différents. Comment cela se traduit-il concrètement dans les établissements scolaires ? L’auteur présente un travail universitaire qu’il a mené auprès de trente-deux professionnels de l’éducation, les questionnant sur les modalités, les adaptations pédagogiques, le temps et la formation consacrés à l’inclusion.
Pour aider les élèves à mieux concevoir et utiliser les possibles de la coopération, l’équipe d’un collège nantais a prévu dans l’emploi du temps des élèves des heures d’éducation à la coopération. Cet article est l’occasion de revenir sur les intentions, les principes, les difficultés et les projections.
La confiance en soi est particulièrement centrale pour quiconque projette d’apprendre mais elle fait souvent défaut aux élèves en difficulté. En prenant conscience de ce qu’elle pouvait apprendre aux autres, Aicha a réussi à se former une nouvelle image d’elle-même.
Nous mettons cette fiche-outil en accès libre pour la durée des vacances de Noël. Bonne lecture ! Dans ma classe, j’ai envie que les élèves s’entraident, c’est-à-dire qu’ils aient davantage envie d’expliquer ce qu’ils ont compris que de mettre un classeur entre eux pour éviter que l’autre ne copie. La crainte première serait qu’ils se donnent les réponses et qu’au final ils n’apprennent plus, se reposant uniquement sur leurs camarades les plus avancés dans les apprentissages.
Coopérer comporte des risques, autant pour les élèves que pour les adultes qui essaient de les faire coopérer, d’où l’importance de temps réflexifs, à tous les étages d’un établissement.
C’est bien beau de vouloir former des élèves à la coopération. Mais encore faut-il que leurs enseignants se trouvent dans des conditions professionnelles satisfaisantes pour un tel projet. C’est précisément là que se situe le rôle essentiel du chef d’établissement.
Un tableau sombre du système éducatif brésilien, aggravé encore par la pandémie et la politique d’austérité : un niveau d’éducation de plus en plus faible et une offre éducative de plus en plus inégalitaire.
Une journée d’hiver, des correspondantes (elles n’étaient que des femmes ce jour-là) académiques du CRAP-Cahiers pédagogiques se sont réunies à Paris pour une formation sur l’échange réciproque de savoirs, menée par Claire et Marc Héber-Suffrin.
Le colloque sur l’urgence écologique organisé par le CRAP-Cahiers pédagogiques en octobre dernier a donné lieu à de vifs échanges entre les participants. En présence, deux discours marquant une ligne de fracture nette : l’un affirmait que l’enseignant doit présenter aux élèves des outils de réflexion « non militants », l’autre présentait la question écologique comme radicalement politique et […]
Les élèves sont en général formés à la coopération au cours des temps scolaires, dans l’enceinte de l’établissement. Cette formation peut toutefois se dérouler dans un tout autre contexte. L’équipe du collège du Vigan a choisi de la mener dans le cadre de journées ou de séjours d’intégration.
Petit inventaire d’activités, ateliers, jeux, défis et rituels pour développer les compétences psychosociales et encourager la coopération dès le plus jeune âge.
Clothilde Jouzeau Kraeutler est professeure des écoles en maternelle. Elle est aussi militante au sein de l’ICEM-Pédagogie Freinet, tout comme Cédric Prévot, enseignant détaché dans l’enseignant supérieur, qui l’interroge sur le fonctionnement de sa classe. Dialogue différé entre deux enseignants.
Travailler des textes littéraires en groupe peut s’avérer fructueux à condition de concevoir un dispositif qui profite à tous et suscite des interactions entre élèves. Illustration avec la lecture des Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar, dans une classe de 1re générale.
De la coopération provoquée à la coopération spontanée. Une équipe pédagogique de 4e a choisi d’expérimenter une routine coopérative, commune à toutes les disciplines, pour amener les élèves à davantage d’autonomie et de prise de responsabilités.
Des collégiens se forment à la coopération au rythme de la création d’une mini-entreprise : définition des valeurs, choix du produit, organisation des services jusqu’à l’assemblée générale au mois de mai, avec la mise sur le marché du produit.
Inscrire des élèves ou des étudiants dans une démarche de projet implique de les faire travailler en équipe. Il s’agit alors de les former et de les accompagner pour les amener à apprendre à plusieurs et les uns des d’autres. Un exemple avec des étudiants volontaires en classe préparatoire.