Le choix a été de faire suivre un programme commun à tous dans des classes hétérogènes, constituées sans aucun tri. Cependant, pour répondre aux besoins spécifiques à chaque élève, les enseignants mettent en œuvre des pratiques coopératives variées.
Le choix a été de faire suivre un programme commun à tous dans des classes hétérogènes, constituées sans aucun tri. Cependant, pour répondre aux besoins spécifiques à chaque élève, les enseignants mettent en œuvre des pratiques coopératives variées.
« La même nuit que la nuit d’avant, Les mêmes endroits deux fois trop grands, T’avances comme dans des couloirs, Tu t’arranges pour éviter les miroirs. Mais, ça continue encore et encore, C’est que le début d’accord, d’accord… »
L’équipe de mathématiques d’un collège de La Rochelle en éducation prioritaire a fait le choix de regrouper des élèves d’âges différents. C’est dans le cadre d’un « labo maths » que ces élèves de la 5e à la 3e se mobilisent par des parcours d’apprentissages personnalisés.
Au-delà des dispositifs pédagogiques qui existent pour répondre à des besoins différents au sein d’une classe hétérogène, la question de l’enrôlement dans le travail est essentielle. Retour sur une étude de cas.
Voici quelques indices dans une autobiographie en grande partie fantasmatique.
1 F Umberto Eco, Le nom de la rose, Grasset 1982. 2 J Maria-Alice Médioni, « L’hétérogénéité, un atout pour apprendre ? À quelles conditions ? », Journal de l’Alpha n° 209, 2018. 3 A Jean-Pierre Astolfi, « La pédagogie différenciée ou, mieux : la différenciation de la différenciation ! », Modulo n° 9, 1978. 4 B Cheikh Tiberghien, rugbyman, interview dans Midi olympique, 23 janvier 2025. 5 H Jules Verne, […]
L’équivalent du collège en Italie est l’aboutissement de longues luttes politiques et sociales. Pourtant, malgré des textes officiels promouvant l’adaptation à chaque élève, les réalités sont plus uniformes. Hormis pour quelques équipes qui parviennent à faire vivre des projets alternatifs.
Voici douze affirmations et onze auteurs. Saurez-vous les associer et trouver la citation dont l’auteur manque ?
Malgré les avancées législatives en faveur de l’inclusion et de l’autonomie des établissements, le manque de moyens à tous les niveaux du système éducatif catalan maintient la ségrégation et les inégalités.
Une riche palette de pratiques de pédagogie différenciée qui permettent à chaque élève de progresser et leur donnent envie de s’investir.
Dans cet établissement public bruxellois, l’équipe s’est donné un objectif ambitieux : faire réussir tous les élèves. La pédagogie différenciée, appliquée sous des formes nombreuses et variées y est un parti pris du projet.
La compréhension des textes pose souvent souci aux élèves, peut-être parce qu’elle n’est travaillée qu’à partir de travaux écrits. Nous découvrons ici une approche pédagogique basée sur le passage par le corps pour comprendre les finesses d’un écrit, jusqu’à la reprise d’une écriture.
La prise en compte de la diversité des élèves s’est faite progressivement par l’intermédiaire d’une série de textes législatifs. Mais avec des votations successives qui refusent l’adoption de classes hétérogènes.
La constitution des classes est un moment décisif pour garantir l’hétérogénéité. Les contraintes sont multiples et ce n’est pas toujours simple d’arriver à un équilibre.
La réforme du « choc des savoirs » s’applique aussi aux lycées français à l’étranger. La proviseure de l’un de ces établissements, Barbara Martin, explique les tensions avec lesquelles elle doit composer, entre demandes de plus d’homogénéité et nécessité d’une école pour tous.
En matière d’alternative aux enseignements uniformes, l’école au Québec a inscrit l’accueil de tous et la non-stigmatisation de ses élèves dans les textes de loi. Les acteurs de l’enseignement sont parvenus à s’organiser en conséquence.
L’école secondaire au Japon est globalement organisée comme en France. Les textes institutionnels insistent beaucoup pour qu’il n’y ait pas de différences significatives d’aptitudes entre les classes. Mais la gestion de l’hétérogénéité se traduit souvent par des temps collectifs uniformes et des temps individualisés.
Entrons dans une classe de français. Il s’agit d’une séance de plan de travail. Les élèves étudient ce qui correspond à la fois aux attendus des programmes et à leurs besoins d’apprentissage. Ils peuvent rester seuls, coopérer ou rejoindre leur enseignante. Une ruche où personne ne fait la même chose mais où chacun travaille.
La lutte contre le harcèlement scolaire est un travail d’équipe ! Au collège André-Brouillet, on ne forme pas seulement des élèves ambassadeurs à la prévention du harcèlement : les parents aussi sont mis à contribution.
Rares sont les cas où une cause unique et pérenne explique les difficultés d’un élève à s’impliquer dans une tâche. Il convient donc de s’adapter à chaque situation, de jouer les équilibristes en tenant compte de tous les paramètres, pour tenter d’intéresser chacune et chacun aux apprentissages du jour. Mobiliser les élèves, c’est accepter une part d’imprévisibilité et vivre le temps présent, décryptent les coordonnateurs de notre dossier « Remobilisés ! » dans cet entretien.
Comme toujours dans les « Form@ctions » proposées par le CRAP-Cahiers pédagogiques, le principe est de permettre un dialogue fécond entre une figure experte et le terrain. Le 12 mars 2025, une vingtaine d’enseignants et enseignantes des premier et second degrés, de thérapeutes et de responsables de réseaux échangeaient avec Michèle Mazeau, spécialiste des troubles du développement cognitif chez l’enfant.
Organiser les conseils de classe relève d’un défi logistique et humain. De la disponibilité des professeurs aux contraintes matérielles, il faut penser à tout et ne fâcher personne. Se préparer à ce rituel trimestriel, le présider en veillant à ce que les échanges restent dans le cadre règlementaire… ce n’est pas une mince affaire !
La formation des futurs professeurs des écoles à l’enseignement de la géographie concerne aussi celui du développement durable. Organiser une partie des cours dehors, au cœur de l’environnement des étudiants, n’est-il pas le meilleur moyen d’éveiller leur intérêt ?
Le confinement a eu cet effet-là de positif : déployer de nouvelles voies pour diffuser et partager connaissances et pratiques en pédagogie auprès des communautés éducatives. La série de webinaires « Les épisodes cévenols » est née ainsi. Orane Bischoff, son animatrice, nous raconte cette belle idée, qui aujourd’hui s’est installée dans le paysage de la formation continue des acteurs de l’enseignement agricole.
Acceptons d’explorer les ressorts psychiques de la mobilisation à l’école, sans jouer aux psychologues professionnels, mais avec le souci d’être à l’écoute, de reconnaitre chacun dans la singularité de son rapport au savoir et aux enseignements.
Pour celui qui n’a de cesse de se faire mal remarquer, et celui qui s’emploie à se faire oublier, et si le changement pouvait venir d’un regard différent, qui les aide à sortir peu à peu de leur dévalorisation ?
Face à la détresse psychologique et la violence d’un enfant, que faire ? Sécuriser, valoriser, engager dans des activités qui s’appuient sur un élan vital présent malgré tout. Replacer les apprentissages dans des projets qui leur donnent une authenticité tangible.
Et si les mathématiques vous proposaient un univers d’imagination, de surprises, de défis ? Embarquez donc ensemble, enseignants et élèves !
Voici un modèle d’analyse ici appliqué à l’apprentissage de la natation, mais valable pour toutes les disciplines. Ce cadre réflexif permet d’accéder au sens de l’activité du point de vue de l’apprenant, tout au long de son parcours d’expérience.
Les voies de la remobilisation sont multiples… Une enseignante d’anglais en essaie plusieurs qui, bien conjuguées, produisent de beaux effets.
À Mayotte peut-être plus encore qu’ailleurs, il ne peut y avoir d’apprentissages qu’en mettant les élèves au centre, en leur permettant de vivre leur parcours à partir de ce qu’ils sont et font.
Laurent Reynaud, professeur de SVT, livre ici ses réflexions sur la classe puzzle comme moyen de remobilisation des élèves, et prend position sur la place de la coopération à l’école.
Aider les élèves à se remobiliser, c’est les faire rentrer dans les exigences de l’école en prenant en considération qui ils sont et ce qu’ils savent déjà.
En prison, on vient souvent aux heures d’enseignement pour s’occuper la tête et échapper au quotidien… Parfois, cela va plus loin et des dispositifs adaptés permettent de vrais projets d’apprentissage. Mais rien n’est jamais gagné, et les enseignants doivent mettre en œuvre des compétences particulières.
Dans « Apprendre », sorti fin janvier 2025, Claire Simon filme une école où l’on a plaisir à s’installer pour regarder les enfants apprendre, justement. Entretien avec une réalisatrice fervente admiratrice de l’école et de ses acteurs.
Dans un précédent article, nous avons interrogé Stéphane Allaire, chercheur et professeur en pratiques éducatives au Québec, sur l’engouement pour l’enseignement explicite en France. En écho à cet entretien, nous avons posé quelques questions à Philippe Meirieu.
L’enseignement explicite a le vent en poupe. Il se matérialise par l’invitation d’un chercheur québécois, Steve Bissonnette, à des conférences en ligne proposées par plusieurs rectorats, par de nombreux articles sur les sites académiques, des manuels pour l’école primaire, ainsi que par la publication d’une note de synthèse du CSEN en juin 2022.
Suite à la publication de l’ouvrage Zéro pointé ? Une histoire politique de la violence à l’école (Les Liens qui libèrent, 2025), nous avons interrogé son auteur, Éric Debarbieux, reconnu comme spécialiste de la question des violences en milieu scolaire. Une question complexe, dont la thématique n’est ici qu’esquissée de façon apéritive et renvoie à […]
Formatrice à l’Inspé de Nantes, docteure en sciences de l’éducation et de la formation, Claire Burdin a fait de l’analyse des situations de travail un axe central de sa vie professionnelle.
L’image de l’école qui vient en premier lieu à l’esprit est encore celle d’une salle de classe où les déplacements sont contraints, où les comportements corporels sont normés et peu souvent sollicités dans l’enseignement. Notre dossier « Apprendre par le corps » explore celui-ci comme levier d’apprentissage, dans des pratiques variées, qui ne sont ni uniquement ludiques, ni excluantes. Mélanie Horwitz, professeure de lettres et formatrice, cocoordinatrice du dossier, nous le présente.
Depuis plusieurs années, on pratique dans cette école la classe dehors. Et comme elle organise aussi des échanges avec l’Ehpad de la commune, pourquoi ne pas lier les deux dans un projet autour du jardinage ?
Témoignage intime d’une enseignante, ancienne enfant non reconnue comme empêchée par son corps.
Au plus près du travail d’un enseignant spécialisé, nous suivons les progrès de deux enfants, Ahmed et Nicolas, qui vivent des expériences corporelles pour se débloquer et apprendre.
Se représenter son corps de manière fine dans l’espace et dans le groupe peut renforcer les compétences plus « académiques » des enfants. Le programme Encor (ENfant et CORps) se propose d’outiller les enseignants de maternelle pour renforcer cette représentation chez leurs élèves.
Une étude de cas montre comment le corps des élèves peut être un objet de contrôle au sein d’une classe. Cette recherche, par les adultes, d’une forme d’immobilité, serait de l’ordre de microviolences dont les enfants seraient les victimes.
À l’origine, corps et école ne faisaient qu’un. Il était évident que les élèves avaient besoin de bouger pour apprendre. Mais cette conception pédagogique a progressivement laissé place à une distinction entre corps et esprit. Explications.
Concrètement, que signifie aider des élèves à apprendre « par corps » ? C’est à partir de plusieurs exemples possibles en classe que l’on se demande si cela peut aider des élèves à apprendre, au-delà de seulement mémoriser et avec une vigilance pour que cela concerne tous les élèves, pas seulement quelques-uns.
Notre parti pris s’inscrit dans une tradition qui s’appuie sur la conviction que l’élève n’est pas qu’un pur esprit…
Quand les tableaux en classe sont revisités, ils peuvent constituer une configuration de l’espace scolaire et des pratiques qui mobilisent le corps des élèves pour les aider à apprendre
Les enseignants cherchent l’engagement de leurs élèves dans un acte volontaire effectif. Un acte que seul l’élève peut poser pour enclencher son processus d’apprentissage. Présentation de quatre activités corporelles pour tisser des liens qui engagent les élèves adolescents.