Quand un conseiller pédagogique travaille avec un enseignant stagiaire en CE1, cela donne l’occasion d’échanger sur la tension entre le respect des préparations et l’écoute des élèves.
Quand un conseiller pédagogique travaille avec un enseignant stagiaire en CE1, cela donne l’occasion d’échanger sur la tension entre le respect des préparations et l’écoute des élèves.
Vincent Bongrand est proviseur adjoint du lycée Jacques-Feyder à Épinay-sur-Seine (93) depuis cinq ans. Il accueille différents types d’enseignants, qui, d’une façon ou d’une autre, débutent dans ce lycée. Bien débuter, c’est aussi être bien accompagné.
Piera Aulagnier, La violence de l’interprétation, PUF, 1975. Claudine Blanchard-Laville, L’analyse des besoins en formation continue des enseignants de mathématiques de l’académie de Versailles, rapport d’une étude commanditée par le ministère de l’Éducation nationale et la Mission académique de formation des personnels de l’Éducation nationale de Versailles, 1995. Claudine Blanchard-Laville, « Développement personnel et pratique […]
Les premières fois. Ses premiers instants en tant qu’enseignant. Ce sont ces moments que ravive ici Mireille Cifali. Du point de vue des émotions ressenties, en particulier des peurs émergentes. Elles seraient la base d’une naïveté critique, signe d’une qualité professionnelle.
En matière d’enseignement la méthode est-elle une aide salvatrice vers la réussite ou le carcan mortifère de notre autonomie ? Et si c’était plutôt une guidance, dont l’apprenant avait besoin ? Une guidance qui n’a rien d’un long fleuve tranquille pour le professeur…
Février 2000 « Le train 2110 arrivant de Strasbourg entre en gare au quai 6, direction Luxembourg, correspondance pour Reims au quai numéro 1, départ 19 h 20, changement à Verdun, Grill express et café, voiture en queue du train. Et veuillez emprunter le passage souterrain », chante Brigitte Fontaine sur un magnifique riff en boucle d’Areski Belkacem. Voilà, c’est facile : on donne toutes les informations toujours dans le même ordre, on les fait tourner en boucle et chacun sait ce qu’il a à faire, ce qu’il peut faire. Appelons cela la méthode SNCF. En matière d’enseignement, c’est sans doute un peu plus compliqué, et plus encore quand il s’agit d’éduquer l’intelligence ! « L’intelligence, ça s’apprend ? » tel est le sujet du dossier du mois des Cahiers pédagogiques, coordonné par François Simon, qui, dans l’éditorial, interroge la vogue des dispositifs, outils et méthodes d’« éducabilité cognitive » : « L’éducation cognitive peut se voir reprocher d’avoir transformé en recette contre l’échec scolaire les outils qu’elle a élaborés à l’intention de ceux que l’on peut appeler des “déprivés culturels”. Elle peut aussi susciter la défiance à l’égard de dispositifs dont on craint que ceux qui les ont conçus ne se constituent en chapelles. »
Aujourd’hui, je voudrais vous parler de mon métier C’est sûr, vous nous connaissez, nous sommes les CPC. Comme vous dans les écoles, bien remplies sont nos journées. À toute situation, nous devons nous adapter Le soir en rentrant, pas facile de déconnecter. Notre première mission est de vous accompagner. Que vous soyez débutant ou […]
Fraichement diplômée en sciences de l’éducation, je m’envole pour l’Équateur, animée par un besoin vital de voyager, de découvrir d’autres façons de fonctionner, mais aussi pour échapper au potentiel distanciel qui m’attend en master. J’ai été retenue pour un service civique dans l’ONG Paz y Desarrollo, grâce à un stage effectué en classe de cycle […]
« Ça a sonné, allez vous ranger s’il vous plait ! » C’est le début de la journée de cours. Les élèves se pressent, plus ou moins, pour rejoindre l’emplacement de leur classe. Quelques-uns font un rapide passage aux casiers ou aux toilettes. Les retardataires arrivent en courant. « Allez les 3e, on va se ranger ! » Toujours à […]
Je suis maman d’une ado très très dys. Nous, ses parents et enseignants, avons assez vite compris qu’il y avait des impossibilités à apprendre, scolairement parlant. Certains élèves dys n’apprendront jamais ce qu’on veut leur faire apprendre au moment où « il faut » l’apprendre, et ce, quelle que soit la méthode. De mon expérience personnelle, je […]
Outil, technique, méthode, dispositif, pédagogie, voilà des notions fréquemment utilisées dans les métiers de l’éducation, de l’enseignement et de la formation. Mais que se cache-t-il derrière chacune d’entre elles ? Pourquoi ne sont-elles pas synonymes ?
À l’origine Un travail avec des étudiants pour organiser une discussion interprétative autour de la lecture d’albums d’éducation morale et civique (EMC) à l’école, du cycle 1 au cycle 3. Et une méthode qui surgit là où je crois faire un pense-bête… Choisir l’album C’est un album qui : porte sur une question en lien […]
Quelques citations de pédagogues et didacticiens reconnus pour une discussion anachronique mais intemporelle.
Comprendre une situation de classe, comme une œuvre d’art, nécessite d’abord, pour l’auteur, d’observer et d’interroger ses propres émotions.
Présentation d’une expérimentation en cours, fruit d’une recherche collaborative entre chercheurs et praticiens. Quelle part de chacun dans la trace écrite scolaire ? Une méthode qui relie enseignement et apprentissage.
Premier pas de côté : celui d’un étudiant s’étonnant des méthodes de ses profs. Deuxième pas de côté : celui de sa mère commentant son étonnement.
Du chemin suivi au chemin à suivre, une recherche sur le cadre d’analyse de l’activité qui débouche sur une réflexion sur les usages et les moments des méthodes. Et la nécessité du mouvement et de l’adaptation.
Il y a le Taffanel et Gaubert, le Dandelot, la méthode de lecture d’intervalles de Marie-Claude Arbaretaz mais il y a aussi, fort heureusement, un maitre en musicologie et un curieux professeur…
Penser et faire penser pour agir et faire agir : voilà qui donne une feuille de route à cette inspectrice de l’Éducation nationale, mais ne dit pas encore comment s’y prendre. Récit d’une recherche constante pour bien prendre le vent et bien respirer…
Les méthodes de mathématiques à l’élémentaire abondent. Mais entre injonctions et engouements, comment s’y retrouver ? Comment choisir la ou les bonnes méthodes dans un champ infini des possibles ? D’autant qu’il n’y a pas que les maths en élémentaire !
Le site des Cahiers pédagogiques a publié en quatre épisodes les éclaircissements et prises de position de Roland Goigoux, au sujet de l’engouement pour la fluence. Nous reprenons ici la partie qui interroge la méthode de remédiation aux difficultés en lecture.
Quelques usages et formules avec le mot « méthode ».
Présentation d’une approche expérimentée sur des élèves de primaire, au Québec, qui s’affranchit des procédures et s’appuie sur l’imaginaire des élèves.
Une proposition autour de l’activité de mémorisation au collège avec une méthode issue des sciences cognitives, augmentée des observations, formations et lectures de l’autrice. Une méthode qui prend corps dans le quotidien de la classe et permet de développer la coopération.
Comme dans le texte précédent, la coopération est au cœur de la méthode, mais elle se construit ici avec les élèves, qui échangent leurs trucs et astuces pour apprendre et corriger. Illustration avec le travail d’une semaine en orthographe, dans une classe de CM1.
Comme chez Nadine de Moras, la méthode a pour but d’amener les élèves à plus d’autonomie. Une marche au-dessus, puisqu’il s’agit de guider les élèves dans une tâche complexe : rédiger.
En cours d’escalade, la question de la sécurité impose une méthode rigoureuse. Mais au-delà de l’assurage, comment faire prendre conscience du risque aux élèves ? La méthode est-elle la même pour un élève qui ne ressent aucune appréhension et pour celui qui a peur du vide ?
En cours de natation, des élèves doivent s’organiser pour un sauvetage aquatique. Un défi sportif et collectif, dans lequel les différents groupes s’engagent sans apport méthodique. C’est seulement après une phase d’observation et de discussions que l’enseignant apporte son aide.
Nadine de Moras, professeure d’université à Brescia University College (Canada), plaide pour un apprentissage méthodique du lexique à l’école primaire, afin d’aider les enfants peu exposés à la langue dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Entretien.
Extrait
À partir d’une cartographie des connaissances selon qu’elles sont déclaratives ou procédurales, générales ou particulières, implicites ou explicites, les auteurs nous amènent à situer les apprentissages scolaires. Où l’on comprend pourquoi avoir des difficultés à généraliser ou transférer des connaissances apprises à l’école relève de l’ordinaire.
Le texte précédent évoquait les dangers d’une méthodologie hors-sol. Celui-ci met en exergue la difficulté de vouloir tout faire en même temps, engager les élèves dans un questionnement et leur apporter des connaissances toutes prêtes, mener à la fois une démarche inductive et déductive. Illustration avec un professeur stagiaire, en cours de géographie en CE2.
Laëtitia Dragone est assistante doctorante dans le service d’ingénierie pédagogique et numérique éducatif, à la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’université de Mons. Elle nous fait part de ses recherches sur l’apport des vidéos-problèmes en mathématiques et d’une expérimentation pour comparer deux méthodes de résolution de problèmes.
Et si le « manque de travail », si souvent inscrit sur les devoirs et les bulletins des élèves, n’était pas plutôt un « manque de méthode » ? Quelques pistes pour que le travail devienne plus efficace.
Peut-on apprendre une méthode en histoire-géographie hors de tout contexte de connaissances ? Ne faut-il pas plutôt s’appuyer sur les connaissances et les capacités des élèves pour les amener à produire leur propre méthode ?
Manque de travail ou manque de méthode, finalement peu importe si on ne comprend pas ce que l’on fait et pourquoi on le fait. C’est ce que nous dit cette enseignante, qui s’appuie sur les neurosciences cognitives pour expliquer aux élèves comment leur cerveau fonctionne et les guider vers l’autonomie.
Une séquence de formation à la coopération dans deux classes de 3e qui témoigne de la créativité des élèves mais aussi des difficultés et des interrogations qui subsistent : comment s’affranchir du regard des autres et oser exprimer un besoin ?
Pour déjouer les risques du travail en autonomie, une formation des élèves s’impose. Le cadre du travail personnalisé se prête particulièrement bien à un accompagnement sur mesure, en fonction des besoins de chacun, avec toujours en vue : l’autorégulation.
Tous les pédagogues ne défendent pas l’idée d’une formation des élèves à la coopération. Pour Célestin Freinet et la génération des fondateurs, les savoir-faire se transmettent par la pratique. Qu’en est-il aujourd’hui ? Brève histoire de la coopération en pédagogie Freinet, de la Méthode naturelle aux fiches-outils.
Dans le grand bain Alexandre entame son deuxième CP. L’an dernier, il a avancé doucement, mais il se fait encore difficilement comprendre en parlant et ne réussit pas, malgré tous ses efforts, à entrer dans l’écrit. Il ne mémorise pas le lien entre les sons et les lettres, il ne réussit pas à associer deux […]
On a vu un petit garçon entrer en 6e, avec une mignonne petite voix de soprano. Et c’est une armoire à glace que l’on retrouve en 3e ! Avec un cornet de stentor qui ne passe pas inaperçu.
Être tenu ou apprendre à se tenir ? Quel est l’enjeu pour les élèves ? Comment prendre en compte cette réflexion dans notre manière de faire classe ? Un professeur des écoles maitre-formateur à Saint-Nazaire répond à ces questions en hissant les voiles avec ses élèves de CM2.
Bouger et parler. Parler et bouger. Voici une expérience particulièrement fertile sur le plan du langage, pour des élèves dont certains n’avaient pas le français pour langue maternelle. Expérience qui permet aussi de s’interroger sur les relations entre agir, dire et penser.
La danse pour travailler l’imaginaire, l’ouverture à l’autre, cela parait aller de soi. Mais des ponts entre la danse et les consignes, la métaphore ou la géométrie, voilà ce que découvrent des instituteurs belges au cours de leur formation.
Ce projet interdisciplinaire, mené au collège Clisthène sur trois séances de deux heures, a réuni la technologie, les arts plastiques et le français, pour aboutir à un montage photos décomposant des mouvements simples.
Comment faire avec des élèves de lycée lorsqu’un texte ne leur dit rien ? Comment alors le faire parler, rugir même, ce texte, sortir en tout cas des pages dans lesquelles les élèves le croient enfermé ?
Notre auteur est un inventeur, autant le dire tout de suite. Il a patiemment mis au point un procédé d’aide à l’apprentissage de la lecture, dans lequel l’apprenti lecteur peut « voir les sons ». Pour ce dossier, la main et l’écriture vont à la rencontre de l’orthographe lexicale
Bergson a fait du corps un objet de réflexion philosophique. C’est donc un texte purement philosophique que vous allez lire maintenant. Itinéraire bergsonien à travers trois de ses ouvrages majeurs
Vous vous demandez ce qu’est un serious game, un jeu sérieux dont on parle beaucoup en ce moment ? Vous vous demandez comment cela marche et si vraiment les élèves apprennent en jouant ?
Deux témoignages, le premier venu d’un collège, l’autre d’une classe de SES en lycée.