C’est encore le débat philo, ici, qui permet de pousser la réflexion, d’interroger des évidences, d’être attentif au sens des mots, de s’entrainer à penser par soi-même.
C’est encore le débat philo, ici, qui permet de pousser la réflexion, d’interroger des évidences, d’être attentif au sens des mots, de s’entrainer à penser par soi-même.
Où l’auteur s’emploie à répondre à la question de savoir si et comment le travail sur des textes du patrimoine littéraire peut contribuer à la formation du citoyen, entendue dans son sens politique, notamment à travers l’étude de l’engagement des écrivains et l’examen du pouvoir dans la littérature.
Les mots « république », « valeurs », « morale », dépliez-les, déployez-les, et vous verrez surgir une foule de questions passionnantes. C’est ce que fait ici Pierre Kahn, en posant des jalons pour ne pas faire fausse route.
Comment faire œuvre de citoyenneté en favorisant l’ouverture complexe d’une ULIS dans une cité scolaire du centre de Paris ? Comment faire pour que des adolescents en situation de handicap y soient considérés comme des élèves à part entière et comment les éduquer à la citoyenneté ? Une réponse qui mise sur un travail coopératif.
L’emprise numérique sur les jeunes ne doit pas laisser notre société indifférente. Nous n’en sommes qu’au début, et la prochaine étape, celle des objets connectés couplés à des applications dont les jeunes ne connaissent pas les impacts ni les redondances en matière de métadonnées (à retardement parfois), pourrait bien venir leur gâcher une part de […]
Les règles vestimentaires qui s’appliquent dans les établissements scolaires sont de bons exemples pour comprendre la nature des processus d’appropriation des règles du vivre ensemble, qui sont un des éléments d’une éducation à la citoyenneté.
Un spectacle vivant, ici une pièce de théâtre, peut permettre de faire des ponts entre des réalités différentes, mais porteuses de questions vives qui se rejoignent. La liberté d’expression, par exemple, concept abstrait, peut prendre vie et chair à travers une comédienne et un texte, et toucher même des élèves réfractaires.
Apprentissage de la citoyenneté dans l’école française : un engagement fort dans les instructions officielles, une réalité de terrain en décalage.
Voilà plusieurs années que je pratique une espèce d’heure de vie de classe inspirée de la pédagogie coopérative avec les classes de Segpa dont je suis professeur référent. Elles ont lieu, dans la mesure du possible, une fois par semaine, à un moment bien défini. Leur format évolue au fil des ans.
Pourquoi et comment élargir l’éducation à la citoyenneté à celle de la solidarité internationale, tel est le sens de cet article.
Présentation d’un projet qui prend place en classe de seconde professionnelle et représente le fruit du travail mené lors de l’étude du thème « égalité et discrimination » du programme d’EMC, dont l’activité a été centrée autour du blog YesWeFemmes.
Différentes formes de citoyenneté peuvent être cultivées par les enseignants d’EPS sans qu’ils s’y réfèrent forcément. Dès lors, dans quelle mesure une citoyenneté participative sollicite-t-elle tout ou partie de cette notion ? Certaines conceptions pédagogiques ne sont-elles pas sollicitées prioritairement ?
En 2010 à Bruxelles, un groupe constitué de parents se forme autour d’un projet : créer une école secondaire Freinet pour permettre une meilleure continuité pédagogique à leurs enfants.
Une initiative unique de simulation de vote à Gatineau au Québec afin de développer l’intérêt des élèves pour la chose politique.
Des ressources Canopé sur l’éducation à la citoyenneté Quel état des lieux peut-on établir sur l’engagement des jeunes aujourd’hui et comment l’encourager dans et hors de l’école ? C’est à ces questions qu’ont répondu les neuf intervenants des Rencontres nationales de l’éducation et du Forum Rue des écoles du 23 mars 2016. On peut voir […]
Au sein des coopératives scolaires, tous les élèves des écoles ou des établissements du second degré affiliés sont membres de droit et acteurs associés aux activités et ce même si les familles ne participent pas à leur financement. On montre ici que la citoyenneté se construit dans une culture de l’engagement.
Quand un problème surgit, on s’adresse à l’adulte pour le régler. C’est simple, mais est-ce formateur ? Une conseillère principale d’éducation décide d’entrainer les élèves à une plus grande autonomie intellectuelle au travers d’ateliers philo.
Soirée de remise des bulletins. J’explique à une mère d’élève la signification des codes couleurs de nos évaluations par compétences. J’insiste sur le fait que nous nous organisons pour qu’une évaluation échouée puisse être reproposée, de façon à ce que tous sachent qu’on ne reste pas sur un échec. Intéressée, la dame me dit : « Oui, […]
Hommage à un grand monsieur de la pédagogie Je me souviens de l’excitation dans notre équipe du CRAP-Cahiers pédagogiques, quand nous avons pris connaissance du Rapport de Peretti sur la formation continue qui ouvrait de si belles perspectives, dans l’euphorie postmai 81. Je me souviens du ton si posé avec lequel André de Peretti, intervenant […]
Décembre 1987. « Tonton, laisse pas béton », proclame Renaud dans Le Matin de Paris, lançant ce que l’on nommera bientôt la « tontonmania ». Cette forme à peine distanciée d’idolâtrie médiatique et politique du président-candidat Mitterrand marque, en France, une nouvelle étape dans la « peopolisation » de la vie politique et la régression de la vie démocratique. « Le retour de l’éducation civique est trop récent et trop modeste pour qu’on puisse en dresser un bilan », écrit au même moment Jacques George dans l’avant-propos du dossier du mois des Cahiers pédagogiques, intitulé « L’éducation civique, c’est l’éducation ». Cette coïncidence ferait presque un programme, que Jacques George exprime ainsi : « Nous prenons l’éducation civique au sérieux. Plus que le ministre ne le fait lui-même. » Et il cite Antoine Prost (dans Les Lieux de mémoire, tome 1) : « La République, ce n’est pas l’obéissance inconditionnelle, la soumission aux autorités naturelles comme la famille, l’armée ou la monarchie. C’est le suffrage universel… Pour que la République fonctionne bien, il faut donc des citoyens éclairés et vertueux qui intériorisent les contraintes du contrat social. C’est pourquoi la République ne se conçoit pas sans l’instruction et l’éducation. Il lui faut donner à chacun les connaissances nécessaires pour remplir son rôle de citoyen actif d’une démocratie. » Le chemin parait long, dans la société et dans l’école. Par quelques brèves qui émaillent le dossier et dont nous publions deux exemples ici, Patrice Ranjart rappelle l’école à ses responsabilités. Trois ans plus tard, dans le numéro 284-285, Jacques George revient sur le sujet dans un billet du mois dont les derniers mots n’en appellent pas à l’homme providentiel, mais à l’engagement de chacun : « Bougeons-nous ! » Yannick Mével
La Charte de la laïcité est-elle lisible par tous ? Pas suffisamment, sans doute, puisque certains enseignants proposent à leurs élèves de se l’approprier en la reformulant, en la mettant en voix et en scène.
Il y a un peu plus d’un mois, nos amis belges étaient eux aussi touchés par l’horreur. Aussitôt, commentaires et récupérations les plus attendus ont submergé le paysage médiatique, rendant aphone toute autre forme d’expression. Ces attentats, c’était bien la preuve, selon eux, qu’il faudrait encore plus de policiers, plus de contrôle, une réforme institutionnelle […]
EducArte, c’est une vidéothèque destinée aux enseignants et à l’utilisation en classe. Accessible sur abonnement, ce service est développé par Arte en partenariat avec le CRAP-Cahiers pédagogiques, dont des militants ont visionné l’ensemble des vidéos afin de vérifier leur intérêt pédagogique.
« Quels professionnels faut-il pour les élèves aujourd’hui ? » C’était le thème du colloque organisé par Éducation & Devenir en mars dernier à Paris, dans un contexte où l’équilibre à trouver entre socle commun et personnalisation ou diversification des parcours impose de réfléchir au métier d’enseignant. Entre la place du numérique et l’éthique professionnelle, échos des tables rondes d’ouverture du colloque, dont le CRAP-Cahiers pédagogiques était partenaire.
Le dessinateur Jul a fait toute sa scolarité de la maternelle jusqu’à l’entrée au lycée à l’école Decroly, à Saint-Mandé. Ou comment une scolarité dans cette école pas comme les autres influence une vie d’adulte.
Que savons-nous des pratiques culturelles des adolescents ? Doit-on les aborder sous l’angle culturel et dégager les tendances générationnelles en les comparant à celles de leurs ainés ? Doit-on plutôt partir des études sur la jeunesse et observer quel rôle jouent les pratiques culturelles dans le chemin qui mène à l’autonomie et l’indépendance ? Dans le premier cas, […]
Au Québec, l’oral fait partie des compétences que les élèves doivent développer, au même titre que la lecture ou l’écriture. Ils sont évalués sur leur capacité à « communiquer oralement » dans le cadre d’un débat en classe.
Fidèle à ses promesses électorales, le président nouvellement élu d’une grande région française annonce avec tambours, trompettes et mirlitons qu’il va consacrer vingt millions d’euros à l’équipement de quinze lycées en détecteurs de métaux contre les terroristes et les délinquants. Voici donc que ressurgissent les vieilles lunes sécuritaires. Il fallait s’y attendre. En matière de […]
Avec le numérique, c’est toujours pareil. Les premiers inconvénients sont d’ordre technique et liés à l’équipement matériel (connectique, autonomie, connexion, configuration). C’est vieux comme le premier ordinateur, mais c’est loin d’être passé de mode. Pris sous cet angle, l’usage est affaire de conditions, de contextes et le nouvel outil reste limité par sa propre technologie. […]
Quand j’étais petit, à la cantine, on mangeait (ou pas) tous la même chose. Il y avait un seul menu. À l’école primaire, les madames nous apportaient les plats et nous servaient en nous disant qu’il fallait tout manger et surtout ne pas gâcher. On mangeait. Ou pas. C’était dégueu. La cantine, c’est dégueu, tout le […]
Ce n’est pas toujours facile de se dire qu’on travaille avec des élèves dont les autres ne veulent pas. Ils sont souvent agités, parfois violents, et mis au ban d’une société dont le fonctionnement ne convient pas à ceux qui n’arrivent pas à travailler en groupe. Un mercredi matin. Devant le tableau, je viens de […]
Mes parents croyaient dur comme fer aux vertus de l’instruction : « Il faut faire de bonnes études, ensuite professeur, c’est pas mal pour une femme », disait mon père. Et ma mère poursuivait : « En cas de coup dur, tu seras toujours indépendante. » Mon père, pêcheur à ses heures, s’était acheté une vieille barque catalane […]
Cette année, j’ai proposé à mes élèves de CE1-CM2 de participer aux commémorations du 11-Novembre. Cela cadrait plutôt bien avec nos deux programmes : le calendrier et les fêtes calendaires en CE1 et la Première Guerre mondiale pour les CM2. En début d’année, j’ai demandé aux familles de s’engager à être présentes le 11 novembre. […]
Le besoin et la nécessité de la formation sont sans cesse avancés du côté des enseignants comme de l’institution. Encore faut-il réfléchir à ce que l’on veut y faire.
Après dix ans dans l’illégalité, j’ai vécu hier le premier conseil pédagogique de l’histoire de mon collège. Comme aucun membre de la Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté) ne se bousculait pour aller réfléchir avec les enseignants normaux du collège normal et que j’avais fait partie des initiateurs, j’étais désigné volontaire. Ce type de […]
Hormis son silence à l’école, Amandine, 4 ans, semble très présente et attentive au déroulement de la classe, mais ne prononce pas un mot. Le silence obstiné d’Amandine inquiète l’institutrice et l’enfant sera donc retenue pour participer au « groupe d’action prévention » proposé par le Rased (Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) intervenant à l’école. […]
Au collège de Liffol-le-Grand, des classes élémentaires et des classes de collège partagent les mêmes locaux depuis septembre 2014. Comment ce rapprochement physique s’est-il transformé progressivement en complicité pédagogique permettant de construire le nouveau cycle 3 ?
Un dossier pour aborder à la fois les écrits nativement numériques, mais ouvert aussi à l’objet livre (numérisé) et au manuel numérique, ainsi qu’à des projets interdisciplinaires. Coordonné par Yaël Boublil, professeure de lettres au collège Jean-Baptiste-Clément à Paris, membre du Giptic et formatrice pour les lettres, l’histoire des arts et le numérique dans l’académie de Paris, et Jacques Crinon, professeur en sciences de l’éducation à l’université Paris-Est Créteil, membre du comité de rédaction des Cahiers pédagogiques.
Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », 2015
Comment avez-vous été amenée à vous intéresser au phénomène du harcèlement ? Je m’occupe depuis quarante ans des problèmes d’enfants en difficulté et ce phénomène est apparu souvent, davantage d’ailleurs d’enfants ayant subi le harcèlement et en parlant après coup. Du coup, je me suis penchée sur la question jusqu’à rédiger le guide du harcèlement […]
Et si on essayait de vraiment changer l’image des mathématiques ? De les faire apprécier de tous (élèves, parents, journalistes, etc.) ? De les présenter pour ce qu’elles sont : un jeu de construction, une œuvre humaine universelle (certes élaborée avec rigueur, mais par là même rassurante !), une galaxie aux aspects parfois métaphysiques (le mystère de l’infini, etc.) ? […]
Un regard posé sur l’histoire de l’enseignement des mathématiques du XXe siècle à nos jours. Ou comment on tente de construire une culture mathématique commune pour tous les élèves, dans une école toujours dominée par le modèle du secondaire.
Comment concilier la formation de base du futur citoyen et la spécialisation progressive des études préparant aux différents métiers et professions ? Le point de vue d’un enseignant de lycée professionnel, qui nous engage à ne pas oublier que beaucoup d’artisans, par exemple, ont besoin de mathématiques spécifiques.
« À quoi ça sert, les maths ? », nous demandent parfois nos élèves. Cette question nous amène en fait à réfléchir sur ce qu’il est important d’enseigner à tous les futurs adultes.
Des représentations erronées qui persistent, une confiance en soi parfois insuffisante, etc. On peut contribuer à éviter cela chez les élèves, et chez les étudiants, en travaillant l’explicitation des procédures.
Dès la maternelle, les problèmes ouverts habituent les élèves au bricolage et aux tâtonnements de la recherche. Ils permettent aussi d’accrocher ceux qui sont réfractaires aux mathématiques.
Au-delà des modèles de rédaction quelque peu stéréotypés, les écrits mathématiques servent, entre autres choses, à réfléchir et à apprendre. La narration de recherche en résolution de problèmes, le calcul mental, les activités de catégorisation, etc. peuvent être autant d’occasions de faire écrire pour que les élèves progressent.
Certains élèves éprouvent des difficultés pour se mettre en situation de recherche dès le début de la résolution des problèmes. Et quand ils disent « je ne comprends pas », cela signifie souvent « je ne sais pas commencer ».
Ce témoignage présente, à partir d’un exemple sur les fractions, les différentes phases d’un enseignement soucieux de prendre en compte l’hétérogénéité de la classe avec des élèves de CM1.
De l’enfance à l’age adulte, l’histoire très (trop ?) souvent vécue d’une relation compliquée avec les mathématiques ; entre décrochage et réconciliation…