L’évaluation par compétences permet de penser autrement son enseignement, de se poser la question de ce qui doit être enseigné, d’évaluer non seulement l’acquisition de connaissances, mais aussi leur disponibilité. Vaste programme.
L’évaluation par compétences permet de penser autrement son enseignement, de se poser la question de ce qui doit être enseigné, d’évaluer non seulement l’acquisition de connaissances, mais aussi leur disponibilité. Vaste programme.
Lutter contre l’effet négatif des notes (démobilisation, compétition, hiérarchisation des élèves), aider les élèves à voir leurs points forts et leurs points faibles dans une copie, les amener à lire les conseils et les remarques du professeur : autant de bonnes raisons de se lancer dans une évaluation par compétences.
Le livret personnel de compétences peut être utilisé comme une boussole pour organiser le voyage dans les apprentissages. Mais il pose des problèmes d’évaluation des acquis, de compréhension et de communication pour les élèves et les parents. Comment s’en débrouiller ?
Comment passer de la notation classique à l’évaluation par compétences ? Une expérience de collège menée en équipe interdisciplinaire.
Repérer ce qu’il faut savoir faire, ce qu’on arrive ou non à faire, valoriser ce qui est acquis, reprendre ce qui ne l’est pas : les bases de l’apprentissage.
Lorsqu’un élève est en difficulté scolaire, ce n’est pas forcément parce qu’il a du mal à comprendre les notions et les concepts enseignés, ou parce qu’il ne travaille pas assez ; ce peut être surtout qu’il ne sait pas bien travailler. D’où la nécessité de développer des compétences que nous qualifierons de « méthodologiques ».
Ensemble, l’enseignant de français et celui de mathématiques peuvent contribuer de nombreuses façons à l’acquisition de diverses compétences dans le domaine de la maitrise de la langue.
Comment développer la compétence « gérer et traiter des données » dans le cadre de l’EPS ? Présentation d’une recherche menée au sein d’une classe unique de cycle 3.
Un collège tout entier qui, à partir du socle commun, change son organisation jusqu’à redistribuer en partie les disciplines par « pôles », plus adaptés au travail de compétences.
Il n’est sans doute pas illégitime pour certains de se demander aujourd’hui s’il est raisonnable de maintenir au collège et au lycée un enseignement optionnel du latin et du grec au moment où la réflexion sur les rythmes scolaires est relancée, où plusieurs études soulignent la lourdeur des programmes et des connaissances à mémoriser, le trop grand nombre d’options et la trop longue durée de la journée d’un élève français.
Quelques indispensables Dominique Augé, Refonder l’enseignement des langues anciennes : le défi de la lecture. ELLUG, 2013. Le titre parle de lui-même ! Cahiers pédagogiques, « Les langues anciennes », dossier du numéro 353, 1997. Nous n’avons pas eu la place de reprendre des articles ou des citations d’élèves et d’anciens élèves. Il est toujours d’actualité. […]
Ce texte, en posant la question des origines et du patrimoine, montre que les langues et cultures anciennes sont une des rares disciplines à pouvoir conjuguer le passé et l’avenir, à se préoccuper d’une ouverture démocratique en rupture avec une tradition élitiste.
Le point sur l’enseignement du latin en Suisse, bien intégré aux programmes.
Ce texte se propose d’examiner les orientations pédagogiques et les pratiques de classe qui favorisent la contribution des langues anciennes à la formation des citoyens dans un pays, la Belgique, et une Europe en quête d’identité.
Présentation d’outils informatiques élaborés à l’université de Louvain-la-Neuve, en Belgique.
Les étudiants ne sont pas toujours à l’aise dans le maniement de la langue, en particulier à l’écrit. Comment les professeurs de langues anciennes du secondaire peuvent-ils participer à l’amélioration de leur maitrise de la langue ?
Pour les Cahiers pédagogiques, seule la visée d’un enseignement permet d’en juger la pertinence. Cet article de 1947 témoigne d’un engagement ancien en faveur d’une approche du monde antique à l’école.
Suffit-il de rappeler qu’Athènes est le berceau de la démocratie et Rome celui de la république pour motiver l’étude de langues et de civilisations éloignées des références des élèves ? Des activités ludiques peuvent contribuer à les intéresser à ce pan de notre histoire et de notre patrimoine.
Ce texte propose d’abandonner un discours nostalgique et de diriger les apprentissages des élèves vers une identité européenne et une approche par compétences.
Le latin comme porte d’entrée originale pour mieux comprendre la civilisation américaine, dans un cours plurilingue, s’il vous plait.
Qu’apprendre d’une langue qui ne se parle pas ? En quoi apprendre une langue dite « morte », en plus des deux autres langues vivantes obligatoires, permet d’apprendre ce qu’est une langue en général ? Latin et grec sont alors au carrefour des apprentissages linguistiques.
Comment le latin peut-il permettre d’aller vers une multiplicité de langues, encore pratiquées aujourd’hui ou non ? Une occasion de montrer les multiples liens qui unissent les individus et les civilisations.
Considérés depuis un siècle comme des épreuves de vérité, la version et le thème suscitent bien des déceptions chez les enseignants de langues anciennes, d’autant que les langues vivantes ont pratiquement renoncé à ce type de contrôle. Dans quel environnement faut-il placer les élèves pour leur permettre une approche des textes qui facilite la découverte du sens et sa restitution ?
Une séquence autour de Phèdre, de Sénèque, où l’étude attentive de la langue fait approcher la noblesse de la tragédie antique et ses échos dans la culture classique.
Premières séances de grec en classe de 2de : comment satisfaire à la curiosité des élèves désireux de jouer avec un nouvel alphabet et d’entrer dans de nouvelles histoires tout en mettant en place les bases et les fondements d’un apprentissage ?
Traditionnellement, l’enseignement du latin et du grec est disjoint. Des situations d’enseignement associant l’étude des deux langues favorisent la compréhension de ces deux univers culturels et de leur postérité.
Proposition d’une méthode progressive, en définissant des niveaux d’apprentissage du latin qui correspondent à des acquis successifs et pas seulement à des escales intermédiaires vers un but que la plupart des élèves latinistes n’atteindront pas. Pour cela, deux outils pédagogiques anciens mais revisités : l’utilisation des expressions latines du français et le sous-titrage des textes.
On peut apprendre des langues et civilisations de l’Antiquité sans forcément apprendre grammaire et vocabulaire, ou adopter une attitude révérencieuse à l’égard de l’Antiquité dont la part d’ombre mérite autant d’attention que ses héros et sa mythologie.
Les langues anciennes sont traditionnellement classées dans les humanités, du côté du littéraire. On s’extasie en même temps devant le « miracle grec » de l’émergence de la rationalité, voire de la science. Autant d’habitudes de pensée qu’il est toujours bon d’interroger.
Après avoir évoqué ses premières expériences de voyages en Grèce, avant le développement du tourisme, l’écrivain en vient aux voyages scolaires, à l’importance de l’apprentissage des langues.
Les théories et les pratiques d’enseignement des langues ont bien évolué depuis le début du XXIe siècle et l’adoption des compétences avec des niveaux certifiés montre l’enjeu d’une maitrise du langage, qui ne peut se développer que dans un cadre multilingue ardemment prôné par l’auteur.
Défense des langues anciennes ? Querelle des Anciens et des Modernes ? Disciplines élitistes ? En cette année où les lettres classiques ont vu leur concours de recrutement fusionner avec celui des lettres modernes, nous n’avons pas voulu rédiger une nouvelle Défense et illustration du latin et du grec ancien. Il nous a semblé plus opportun de poser […]
Rien de tel qu’être le professeur de ses camarades en assurant la présentation d’un thème d’études pour apprendre vraiment !
Pas de nostalgie ni de mauvais augure : la découverte du latin et du grec continue d’intéresser beaucoup d’élèves, et la fin du caractère sélectif de cette option est une invitation à en renouveler les pratiques pédagogiques.
Translator Laurent Fillion et Jean-Michel Zakhartchouk On connait le gout des Français actuellement pour les commémorations, les célébrations et autres invitations au « devoir de mémoire ». Depuis plusieurs semaines, les publications se multiplient sur la Première Guerre mondiale, les collectivités territoriales se mobilisent, et l’Éducation nationale lance des projets, parfois internationaux. Les historiens s’expriment […]
Antoine Prost n’est pas qu’un historien de l’éducation dont on connait les analyses pénétrantes sur notre système éducatif. Il fait aussi autorité en ce qui concerne la Première Guerre mondiale, depuis sa thèse sur les anciens combattants et la coordination d’un ensemble intitulé Penser la Grande Guerre (avec Jay Winter). On lui a confié d’importantes responsabilités dans le cadre du centenaire. Il nous livre ici ses réflexions sur ce que peut et doit être dans les écoles cette commémoration, en tant qu’historien, en tant que spécialiste de l’éducation qui s’intéresse d’abord à la pédagogie et à ce qu’apprennent les élèves.
Charles Heimberg, professeur de didactique de l’histoire et de la citoyenneté à l’université de Genève, présente les débats soulevés par cette guerre « sans témoins directs ». Les débats que l’on pourra aborder dans les classes. Et les autres.
L’interpellation était venue d’un père d’élève, membre d’une secte janséniste se perpétuant dans le XXe arrondissement, à propos d’un cours de 3e sur la Première Guerre mondiale. Sur le carnet de correspondance, il demandait à l’enseignant à quoi ça servait de parler d’un massacre.
Entonnée par des soldats mutins aux lendemains la terrible hécatombe de l’offensive de Nivelle, « La Chanson de Craonne » fait partie de notre patrimoine culturel désormais. Mais l’évoquer en classe reste toujours un peu subversif.
L’Allemagne ou son prédécesseur, l’Empire allemand, ont joué un rôle dominant dans le bellicisme et, avec les autres puissances européennes, n’ont pratiquement rien fait pour éviter une guerre. Ainsi, en République fédérale, ce passé donne lieu à des évènements évoquant la Première Guerre mondiale dans ses différentes facettes. Il est cependant difficile de parler, dans ce contexte historique, de « commémorations ».
Un témoignage qui confirme, ô combien, que la Grande Guerre était vraiment mondiale et que sa commémoration le sera également. Un vécu au cœur du projet « Shared Histories ».
La Nouvelle-Zélande se prépare à commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale. Cette commémoration aura ici une résonance particulière. En effet, la participation de la Nouvelle-Zélande à la Grande Guerre a été l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire de ce pays et a contribué de manière décisive à façonner son identité en tant que nation. Plus de 100 000 Néozélandais, sur une population qui, à l’époque, ne dépassait guère un million d’habitants, ont servi sur les différents théâtres de la guerre. Un grand nombre de familles ont été affectées par cette épreuve et en conservent le souvenir de génération en génération.
Un projet mis en place avec une classe de 3e autour d’un échange avec des élèves danois, en anglais et en interdisciplinarité (anglais-histoire), afin de mettre en résonance les deux guerres mondiales et leur souvenir dans les pays concernés.
Les élèves ne sont pas des pages blanches. On le sait, on le répète, mais parfois on en doute face à leur mutisme. Il existe cependant plusieurs manières de recueillir leurs représentations, de réveiller leurs connaissances et de travailler avec.
Quand la construction d’un jeu permet à des élèves de 3e de s’approprier davantage les connaissances sur la Grande Guerre et des aspects de la mémoire collective.
Comment vivre un moment fondateur d’un cours sur 1914-1918 dans une classe de 1re ? Comment surprendre les élèves et les faire adhérer au projet d’en apprendre plus sur la Grande Guerre ? Comment faire comprendre un mécanisme d’engrenage des alliances, mais aussi entrer dans la complexité des intérêts contradictoires qui animent les sociétés occidentales en 1914 ? Un dispositif complexe, de la famille des jeux de simulation.
Dans le cadre d’une manifestation littéraire rémoise, Interpol’art, cette enseignante de lettres d’un petit collège de la Marne a organisé un travail sur l’ouvrage La Cote 512 débouchant sur une rencontre avec l’auteur, Thierry Bourcy. Le roman policier comme source de motivation, mais avec des élèves vigilants sur la précision des faits
Le collège Clisthène fonctionne notamment avec des temps de projet interdisciplinaire revenant régulièrement. C’est ainsi que la Première Guerre mondiale a été abordée en cinq séances de deux heures, associant histoire, français et arts plastiques et permettant un ancrage des connaissances dans la mise en œuvre d’une compétence.
Un travail avec un auteur de BD et en amont, une préparation créative et motivante. Mais aussi, dans un département particulièrement marqué par ce conflit, une interrogation sur le sens des commémorations à venir.
La « lettre de poilu » ou la « lettre à un poilu » est quasiment devenue un genre en classe de 3e. On en voit plusieurs échos dans ce dossier et nul doute que l’année 2014 et les suivantes verront un épanouissement de ce type d’écrit. Comment faire de ces invitations à l’écriture une occasion de former les élèves à la réflexion sur les situations de communication et sur le rapport complexe entre scripteur et lecteur du fait de l’inévitable passage, ici, par la censure militaire ? Nous prenons l’exemple de lettres écrites par quatre classes d’enseignants de français, Julien Fouque et Alexis Lager, du collège Berthelot de Nogent-sur-Oise qu’on peut d’ailleurs découvrir intégralement sur le site de l’établissement.