Faire vivre l’apprentissage d’une langue étrangère à travers des jeux coopératifs, des défis partagés : beau projet de cette enseignante, qui ne cache pas ce que cela demande comme travail de réflexion et de vigilance pédagogique.
Faire vivre l’apprentissage d’une langue étrangère à travers des jeux coopératifs, des défis partagés : beau projet de cette enseignante, qui ne cache pas ce que cela demande comme travail de réflexion et de vigilance pédagogique.
Au sein d’un collège de l’académie de Montpellier, les élèves participent à des marchés de connaissances. La parole des élèves « passeurs » a pu être collectée, pour faire apparaitre les pédagogies qu’ils utilisent spontanément pour expliquer à des camarades ce qu’ils ont choisi de transmettre.
Au centre éducatif fermé du Domaine du Repaire, près de Limoges, un projet original de ludothèque montre comment la coopération entre un enseignant et un éducateur technique peut transformer les parcours de jeunes en rupture.
On l’aura compris avec les précédents articles de cette série (la source ; le ru), le travail de classe de Jonathan Lapo dépasse largement la sensibilisation des élèves à quelques écogestes. L’écologie innerve tout son enseignement et vise à construire une écocitoyenneté informée, sensible, active et émancipée. Son travail rejoint ce que le philosophe Baptiste Morizot appelle de ses vœux : « un front pédagogique pour porter une alphabétisation des enjeux de l’eau vivante ». Ce dernier article, publié à l’occasion de la Journée du castor (le 7 avril), met en exergue le chemin parcouru par les élèves dans leur connaissance des zones humides ainsi que les réalisations concrètes qui ont pu être menées.
« Ce malêtre qui grandit dans la jeunesse », le constat ne pouvait rester enfoui, tu, pour Nourdine Bara et Nasser Rais. Le premier, auteur et organisateur d’agoras, saisit la balle au bond lors d’un échange téléphonique pour proposer l’organisation d’une agora dans le cadre de Paillade Campus, à Montpellier. Le second, directeur de l’association nimoise Alphé, agissant pour la prévention du harcèlement scolaire, se porte volontaire pour figurer parmi les témoins.
Dans une série de trois articles, Jonathan Lapo, professeur des écoles en CM à Dijon, expose tout un cycle d’apprentissage autour de l’eau, qui court à travers différentes disciplines et sur une année entière. Après la source, ce deuxième article, publié à l’occasion de la Journée de l’eau (le 22 mars), s’intéresse au ru, et à la façon dont les élèves construisent un ouvrage pour l’aménager, en s’inspirant d’un maitre en la matière : le castor.
On avait découvert en septembre le récit de Jonathan Lapo, professeur des écoles en CM à Dijon, praticien de la classe dehors, dans une aire terrestre éducative. Entrons plus avant dans son travail pédagogique, et écoutons-le exposer tout un cycle d’apprentissage autour de l’eau, qui court à travers différentes disciplines et sur une année entière. Ce premier article (cette série en comptera trois), publié à l’occasion de la Journée des rivières (le 14 mars), met à l’honneur la source… du projet.
L’école publique luxembourgeoise Eis Schoul, dont la création et l’organisation multiprofessionnelle sont détaillées dans un autre article, développe une pédagogie mettant au cœur des préoccupations plusieurs droits fondamentaux des enfants : celui d’être respecté, de pouvoir s’exprimer et d’être écouté, de se déplacer et d’être accompagné pour progresser.
L’école Eis Schoul est un établissement public composé de classes pour des enfants de 3 à 12 ans. Une équipe multiprofessionnelle fait vivre un projet basé sur les principes d’inclusion et de plurilinguisme, et sur le respect des droits fondamentaux des enfants. Un élève sur cinq a des besoins particuliers : un défi pour les enseignants, qui s’appuient sur des valeurs communes et sur six piliers pédagogiques pour le relever.
Quel que soit le profil de ses étudiants, Patricia Legris, maitresse de conférences en histoire contemporaine à l’université Rennes 2, conçoit ses enseignements comme une possibilité de les confronter au travail de l’historien en les faisant travailler différemment, de manière plus active et coopérative. En choisissant la pédagogie institutionnelle, elle accorde une grande place à l’acquisition en filigrane de compétences psychosociales.
Célébrer les progrès des enfants, au-delà des compétences académiques, tout en privilégiant un accompagnement adapté et rassurant pour les parents.
Repenser la relation éducative, c’est possible en s’appuyant sur la confiance, l’autorégulation et l’analyse de pratique. À ces conditions, on bénéficie d’un levier concret pour exercer une autorité éducative à la fois structurante, sécurisante et émancipatrice.
Et si, avec exigence et progressivité, les compétences psychosociales (CPS) trouvaient leur place au collège, non pas en plus des programmes, mais au cœur même des disciplines et des gestes ordinaires de la classe ?
Comment l’école peut-elle mieux collaborer avec les parents de milieux populaires ? C’était le sujet des échanges d’un séminaire du Cicur (Collectif d’interpellation du curriculum) en décembre dernier.
Face au décrochage scolaire, les remédiations classiques peuvent s’avérer inefficaces, l’élève restant spectateur de ses difficultés. Dans un atelier relai d’un collège de Béziers, des élèves fâchés avec les apprentissages scolaires se sont auto-observés et se sont fixé des objectifs. La vidéo est ainsi un outil pour retrouver un pouvoir d’agir : l’élève devient acteur de ses propres ajustements.
La classe dehors bientôt reconnue par la loi ? Jeudi 12 février, l’Assemblée nationale devrait examiner la proposition de loi « visant à promouvoir l’éducation en extérieur, au contact de la nature ». Ce texte transpartisan, déposé en juin 2025 et cosigné par un large spectre de députés (EELV, PS et Renaissance), s’inscrit dans un moment charnière où les enjeux éducatifs, écologiques et sanitaires convergent à l’Assemblée nationale d’une manière jusqu’ici inédite.
Dans un groupe de discussion sur Instagram autour de la classe dehors, des enseignants du premier degré se demandent comment continuer à faire cours en extérieur, même par mauvais temps. Rassurer les parents, éduquer les enfants à appréhender sereinement le froid et l’humidité, adapter ses activités pédagogiques, sans renoncer à son projet d’éducation en plein air, l’exercice requiert du tact et un solide sens de l’adaptation.
L’école du dehors, ce n’est pas forcément dans le cadre d’une belle forêt ou d’un espace naturel plein de charme. Cela peut se pratiquer dans un cadre à priori peu accueillant, mais qui peut se révéler chantier passionnant et stimulant, dès lors que se conjuguent rigueur didactique, inventivité interdisciplinaire et pédagogie du projet. La preuve avec ces cours de sciences donnés en plein cœur de l’ancienne zone de dépôt des forges de Trignac, en Loire-Atlantique.
Insatisfaite de ses verdicts, parfois abrupts, sur les copies de ses élèves, une enseignante de lettres a remis en question sa manière d’évaluer. Grâce à des parcours d’évaluation à la demande, d’autocorrection ou de tutorat, les élèves sont devenus acteurs de leurs progrès et de ceux de leurs camarades. Un exemple de pratique d’évaluation de la maitrise de la langue au quotidien, dans une classe de 6e d’un collège périurbain.
L’orientation scolaire est une étape décisive dans le parcours des élèves, mais pour ceux qui sont issus de milieux modestes, elle représente souvent un véritable défi.
L’autrice, enseignante chercheuse, a participé avec ATD Quart Monde à la recherche Choisir l’inclusion pour éviter la ségrégation (Cipes). Elle en livre les observations sur les formes d’exclusion dont les enfants pauvres sont victimes à l’école.
Au Québec, comment l’accompagnement des élèves hors norme, l’orthopédagogie, peut-il se positionner dans un contexte de pauvreté ? Comment peut-il devenir un levier de justice éducative, plutôt qu’un outil d’intervention isolée ?
L’université Bourgogne Europe développe un dispositif de plus en plus complet pour que la précarité ou la pauvreté de certains étudiants révélées par le confinement lié à l’épidémie de covid ne soit pas un frein aux études universitaires.
Les problématiques de logement entrent dans la définition de la « pauvreté absolue » et ont une incidence sur la scolarité. Un exemple dans le collège d’un des quartiers les plus défavorisés de France.
Pour enseigner à un public touché par la grande pauvreté, il n’y a sans doute pas de recette. Cela nécessite d’abord que les enseignants remettent en question leurs représentations de leur métier et leur regard sur les élèves pour adopter des postures d’accueil non jugeantes.
À un moment où, dans notre école, après de timides tentatives de promouvoir d’autres façons d’évaluer les élèves, on assiste à un retour en force paresseux de la notation traditionnelle, ce petit livre tombe à point.
Face à l’aggravation des inégalités sociales et à la montée du séparatisme scolaire, la FCPE avait consacré son colloque national de décembre 2024 à la pauvreté et à ses répercussions à l’école – colloque qui a inspiré notre dossier de janvier 2026, « École et pauvreté ». Entretien avec David Dumont, secrétaire général adjoint de la fédération, sur les enjeux politiques soulevés et les revendications des parents d’élèves pour une plus grande mixité sociale et scolaire, qui offrirait les mêmes chances à tous les enfants.
Organiser la coopération en classe, c’est l’ambition pédagogique commune de quatre enseignants expérimentant les pédagogies coopératives.
Portées par le désir de dépasser les limites du tutorat traditionnel, des enseignantes formatrices explorent depuis 2023 de nouvelles formes d’accompagnement en classe du premier degré.
Alors que la pression évaluative ne cesse de croitre, les mouvements d’éducation nouvelle continuent d’explorer des voies alternatives : évaluation formative, évaluation par compétences, autoévaluation…
Lors d’une semaine de « vacances apprenantes » mises en place par l’école de Longueville, en Seine-et-Marne, l’association La nature des petits curieux a accueilli un groupe de dix enfants âgés de 6 à 11 ans pour un stage de quatre jours au sein de son écolieu pédagogique. Ils ont participé à un projet créatif et éducatif : la […]
Dans l’ouvrage collectif Premières classes : comment la reproduction sociale joue avant six ans (université Paris Cité éditions, 2025), Frédérique Giraud et Gaële Henri-Panabière, qui l’ont coordonné, montrent comment se construisent les inégalités sociales de façon précoce et comment les socialisations familiales sont plus ou moins en osmose et rentables sur le plan scolaire, ou au contraire très éloignées des attendus scolaires. Entretien avec les deux coordinatrices de l’ouvrage.
Dans le cadre d’un stage d’observation, une principale adjointe a passé une semaine en Argentine, au sein d’une école privée ayant adopté la pédagogie Montessori pour les tout-petits comme pour les lycéens. Elle partage ses observations, des réussites pédagogiques – classes multiâges, évaluation par compétences, organisation de rattrapages en fin d’année – aux défis à relever, d’ailleurs pas très différents des nôtres, à l’instar de la place à accorder aux écrans.
Dans le Territoire de Belfort, trois collèges ont choisi de décloisonner l’enseignement adapté. Au sein des 6es inclusives, élèves de Segpa et de classes générales apprennent ensemble, avec des dispositifs conçus pour favoriser la réussite de toutes et tous, renforcer l’estime de soi et construire une véritable culture de la coopération entre les équipes pédagogiques et éducatives.
L’équipe pédagogique et les partenaires institutionnels d’un collège public situé en éducation prioritaire dans le Territoire de Belfort font vivre, depuis quelques années, un projet qui devrait et pourrait innerver l’ensemble de notre système éducatif : des classes de 6e inclusives. Elles regroupent au quotidien des élèves inscrits en Segpa et des élèves inscrits en 6e générale. Une hétérogénéité maitrisée par le coenseignement et l’expertise pédagogique construite au fil des années.
Les parents mettent parfois la pression sur leurs enfants en stigmatisant leurs erreurs : peut-on les aider à adopter une attitude plus utile ?
Entre pressions institutionnelles et pratiques innovantes, l’école cherche encore comment donner du sens à l’évaluation.
Les adolescents peuvent apprendre de leurs erreurs comportementales à l’aide d’un dispositif qui leur permet d’endosser la responsabilité de leurs actes tout en préservant leur dignité.
En STMG, l’erreur est valorisée comme levier d’apprentissage. Mais au moment de produire à la maison, les élèves préfèrent la déléguer à l’intelligence artificielle. Ce témoignage interroge ce que l’école autorise… ou pas.
La gestion de l’erreur dans un contexte de pression de la performance est un défi de taille pour les jeunes enseignants. Parcoursup et les attentes des familles forcent à des compromis constants, et il devient difficile de valoriser l’erreur sans compromettre les objectifs de réussite des élèves. Les stratégies d’adaptation des enseignants montrent néanmoins que l’erreur peut trouver sa place.
L’erreur et son traitement suscitent des débats profonds dans les pratiques pédagogiques quotidiennes, de la maternelle à l’université.
Le colloque du CRAP-Cahiers pédagogiques du 20 octobre 2025 a permis d’explorer les chemins possibles pour « Inventer l’école de demain ». Quatre thèmes – coopération, émancipation, écologie et intelligence artificielle générative – ont structuré les débats au sein d’ateliers thématiques. Endossant le rôle de « grand témoin », Sylvain Connac synthétise ces travaux, sans omettre les points de […]
La Convention citoyenne sur les temps de l’enfant poursuit ses travaux et ses auditions depuis plusieurs mois. Voici le compte-rendu de l’une de ces interventions par son auteur, Damien Berthilier, qui défend le rôle essentiel joué par les collectivités et les associations aux côtés de l’État, notamment, et la nécessaire articulation entre école, temps périscolaire et éducation populaire, mise à mal par la semaine de quatre jours.
Chronophages et déconnectées des réalités, les évaluations nationales nourrissent des débats au sein du CRAP-Cahiers pédagogiques. Les dispositifs actuels mettent les élèves – et les enseignants ! – sous pression. Les retours d’expérience montrent qu’il existe d’autres voies d’évaluation, formatives et émancipatrices.
Les évaluations nationales n’en finissent pas de faire couler de l’encre. Après « Des évaluations qui ne font pas avancer les apprentissages », voici le récit d’une professeure des écoles en REP+ qui s’insurge contre la pression décuplée qu’induisent ces épreuves sur les élèves à besoins particuliers, mis en situation d’échec dès la rentrée.
Peu de temps après la rentrée, une discussion s’engage sur la liste d’échanges internes du CRAP-Cahiers pédagogiques, autour de l’évaluation et de la pression qu’elle peut induire. Il y est notamment question des évaluations nationales en primaire, du temps d’enseignement qu’elles font perdre et de leur potentiel de dévalorisation pour les élèves, comme le montre ce témoignage d’une professeure des écoles à Marseille.
« Imaginer ensemble l’école de demain pour se réapproprier cette promesse d’avenir. » La phrase résonne dans le bar commun à Paris plein à craquer. Ce samedi 6 septembre, cinq jours après la rentrée, une centaine de personnes se sont rassemblées à l’occasion de la sortie du livre Et si on imaginait l’école de demain ?, docu-fiction sur l’école de 2042 coécrit par Céline Cael et Laurent Reynaud. Les auteurs questionnent Sylvain Connac, chercheur en sciences de l’éducation.
Face à l’urgence démocratique et au risque de l’extrême droite au pouvoir, la Ligue de l’enseignement s’engage pour l’éducation à l’esprit critique et pour l’appel Mille et un territoires pour la fraternité.
Une classe de 6e est inscrite à un concours de poésie. Les idées vont bon train, le thème et les premiers mots sont posés. Reste à les faire vivre pour arriver à une forme poétique.
Les mots sont trouvés, les figures de style apparaissent et le personnage voyage. La poésie s’écrit sous nos yeux.