Les langues sont le lieu des apprentissages
Les nouveaux programmes en langues permettent même de renverser la formule proposée à réflexion, « les langues vivantes pour quoi faire ? », afin d’accéder à la vraie problématique qu’elles soulèvent : « Sans les langues, quoi faire, et comment faire ? »
Longtemps, les langues ont eu mauvaise presse dans l’école de France. Langues de France non ou mal considérées, langues autres que française et nommées toutes « étrangères », langue française identifiée par sa grammaire hautement normative et par sa haute littérature. Une courte épistémologie de l’histoire de notre politique scolaire permet de comprendre pourquoi et comment une telle conception des langues s’est durablement installée, mais de considérer tout autant l’importante évolution de notre système vis-à-vis de ce que sont les langues et de ce que l’on peut bien en faire.
Sait-on que les textes officiels concernant la langue française ont été les mêmes de 1923 à 1972, de la IIIe à la Ve République ? Ils donnent tout à la fois une définition haute et étroite de la langue française et la place des autres langues dans notre système scolaire.