La Bible, un texte fédérateur ?
L’étude de la Bible en 6e, inscrite au programme officiel depuis 1995, embarrasse bien des collègues. Leurs craintes peuvent pourtant être levées : ce texte millénaire, loin d’être facteur de division, est porteur d’ouvertures culturelles multiples. Une conception de la laïcité tournée vers le dialogue et l’échange entre des élèves aux croyances diverses.Si la Bible a longtemps été considérée comme une œuvre dont la lecture était exclusivement réservée à des clercs, elle est devenue aujourd’hui un ouvrage mondialement diffusé. Et pourtant lorsqu’on observe de près la mise en place des programmes de français pour la classe de 6e à partir des Instructions officielles de 1996 1 , on s’aperçoit que la lecture des textes bibliques au sein des « textes fondateurs » pose question à de nombreux collègues et certains mettent alors en place des stratégies d’évitement (repousser cette étude en fin d’année, par exemple, de façon à n’avoir plus guère de temps à lui consacrer).
D’autres au contraire choisissent de lire avec leurs élèves des textes issus de la Bible, même s’ils ont bien sûr auparavant réfléchi aux différents obstacles qu’ils devront surmonter. En effet, à l’instar des interdits hérités de la tradition catholique,