Alors que la question de l’attractivité des métiers de l’enseignement fait débat un peu partout en Europe, le manque de repères quant aux finalités de l’école pèse sur une profession déjà mise à mal.
Alors que la question de l’attractivité des métiers de l’enseignement fait débat un peu partout en Europe, le manque de repères quant aux finalités de l’école pèse sur une profession déjà mise à mal.
Le président de la République, Emmanuel Macron, a relancé fin juin le débat sur les rythmes scolaires, en visant en premier lieu la longueur des vacances d’été. Qu’en dit François Testu, chronopsychologue et président de l’Ortej (Observatoire des rythmes et temps de vie des enfants et des jeunes) ?
Des enseignants, CPE, chefs d’établissement, formateurs qui « sacrifient » une semaine de vacances en plein aout pour se retrouver et échanger sur leurs pratiques professionnelles. Une drôle d’idée ? Peut-être pas tant que ça, tant on en revient regonflé et plein d’idées pour la rentrée ! Le témoignage d’une habituée.
Un éventail de possibilités en matière de traces écrites et d’annotations s’offre aux enseignants qui lisent et corrigent un écrit d’élève.
Raconter le parcours de Stéphane Kus, actuellement directeur d’une école élémentaire à Saint-Priest (Rhône), c’est parcourir le chemin de l’éducation prioritaire avec les pionniers, les acteurs d’hier et d’aujourd’hui, ceux qui se préoccupent d’inventer pour une école réellement démocratique.
Professeurs de collège en mathématiques et en français, les deux auteurs tentent de mettre en place un enseignement qui vise une acquisition des savoirs et des compétences par une coconstruction élève-enseignant, mais aussi entre élèves. L’explicitation entre pairs y contribue.
Le souci d’expliciter aux élèves ce qu’on attend d’eux et comment l’atteindre est aujourd’hui très partagé. Pour autant, la nécessité de clarifier ce qui doit l’être et les façons d’y parvenir ne vont pas de soi. Car elles ne peuvent être une action à sens unique, de l’enseignant aux élèves, comme si les apprentissages ne se posaient pas au sein d’une action conjointe qui requiert une explicitation réciproque des objectifs et des moyens de les atteindre.
Comment aménager et réorganiser sa classe pour permettre de différencier davantage et d’individualiser au mieux les enseignements, pour améliorer la mobilité des élèves et celle des enseignants au sein de la classe ?
La méthode de la préoccupation partagée (MPP) est une méthode employée pour résoudre les cas de harcèlement, notamment dans les établissements scolaires. Par l’implication de tous, élèves comme adultes, elle permet de dénouer ces situations, et peut agir comme un catalyseur de la cohésion d’équipe au sein des établissements.
Une équipe enseignante s’empare de la conférence de consensus « Écrire et rédiger » du Cnesco et travaille à sa mise en œuvre en visant l’autonomie de chacun.
Octobre 1991. « Des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent on en cherche », reprend l’immense Julos Beaucarne à l’occasion de ses vingt ans de chanson. La formule, injustement attribuée à de Gaulle, moquait ces « chercheurs qui ne servent à rien ». Or, à y regarder de plus près, au moins dans notre domaine, […]
Le colloque sur « L’école primaire au XXIe siècle » a offert aux formateurs de l’Inspé de Caen l’occasion d’échanger sur leurs pratiques d’accompagnement des professeurs des écoles débutants.
L’usage de la vidéo en formation des enseignants en langues vivantes étrangères est désormais une pratique courante, qui mérite cependant d’être interrogée.
Pour transformer la formation des futurs enseignants, l’Inspé de Lorraine a conçu le profil de sortie des étudiants dans un équilibre entre une approche basée sur un référentiel du métier et une approche réflexive de l’activité professionnelle.
D’après de nombreux observateurs, les élèves sont de plus en plus stressés, en mal d’apprendre et de vivre. L’école cherche à soigner ces troubles par des pédagogies du bienêtre qui auraient tendance à soigner les symptômes, mais pas leurs causes. Comment transformer le milieu scolaire pour en faire un espace permettant un réel bienêtre des […]
Parfois, il est difficile de se lever. Mal dormi, mal lunée, souvent aussi pas très contente de ce que j’ai préparé. J’anticipe les difficultés, courir de salle en salle, masquée, chargée, désinfecter, aérer, gelhydroalcooliser, et puis ces photocopies qu’il ne faut pas oublier. Envie de me recoucher. Je traine les pieds mais j’y vais ! […]
L’erreur considérée comme faute est inscrite dans la pédagogie française de longue date et fait partie de notre quotidien très tôt. La représentation qu’en ont les parents d’élèves peut être source de pression et d’angoisse pour les enfants, et, finalement, influer sur les pratiques des enseignants. L’erreur devient un intermédiaire très utile entre toutes les personnes engagées dans le processus d’apprentissage.
Ceux qui nous lient est un documentaire de la réalisatrice Mélanie Gilmant, qui présente des pédagogies « différentes », entre France et pays scandinaves où elle est allée enquêter. Bruno Robbes, professeur en sciences de l’éducation à l’université de Cergy-Pontoise et accompagnateur de projets d’équipes innovantes, a vu ce « road documentaire » et nous livre ses impressions.
Elsa Véniant est depuis cette année conseillère principale d’éducation (CPE) dans un collège rural du Loiret. Passionnée par son nouveau métier exempt de monotonie, les pratiques d’ici et d’ailleurs pour prévenir et guérir le décrochage scolaire l’intéressent intensément.
Comment fonctionne une école Freinet aujourd’hui ? Et qu’en disent les enfants qui y sont scolarisés ? Pour le savoir, on peut écouter le podcast La Buissonnière, enregistré dans une classe de maternelle multiniveaux de l’école Freinet de Vence, celle-là même que fondèrent Élise et Célestin Freinet. Entretien avec Marie Masquelier, enseignante de la classe, […]
Pierre Desproges ne faisait pas profession de pédagogie, mais, en le fréquentant assidument, on peut pourtant lui reconnaitre une contribution à la formation des pédagogues. Étonnant, non ?
Lors d’un cours magistral dispensé dans le cadre de mon enseignement à l’École nationale supérieure d’architecture de Toulouse, j’ai testé l’application Wooclap qui permet de rendre le cours plus interactif, notamment grâce à l’interface des nuages de mots.
Enseigner en classe virtuelle nécessite de développer et de mobiliser des compétences spécifiques, qui interrogent les pratiques enseignantes.
Je n’avais aucune des expériences et qualités requises pour rédiger la préface d’un ouvrage portant sur l’enseignement en prison. Pourtant, de façon imprudente, voire présomptueuse, j’ai accepté de le faire : la demande me venait de Christian Frin (nos routes se sont croisées plusieurs fois) et le CRAP m’apportait à priori la garantie de l’intérêt du travail. J’avais la conviction qu’il serait innovateur et la quasi-certitude de pénétrer un texte porté par des valeurs proches des miennes.
Commencer, recommencer, continuer des études en prison ne se décide pas seul.
Entretien avec Jean-Pierre Laurent, Responsable national de l’enseignement en milieu pénitentiaire.
On s’inscrit aux cours par intérêt, avec un projet pour la sortie, ou pour obtenir une réduction de peine.
Les personnes détenues pour de courtes ou de longues peines peuvent reprendre ou suivre des études en prison. Que se passe-t-il dans ce contexte qui les pousse à apprendre, à reprendre ou poursuivre des études ?
Le mouvement révolutionnaire, au cours duquel la prison devient une peine et la privation de liberté la règle, place l’instruction au rang des priorités. Le code de procédure pénale va inscrire un premier contour de l’intervention des enseignants en prison. Cette prise en charge des « classes d’inadaptés sociaux » par des instituteurs va préfigurer de la réalité d’aujourd’hui.
Étudiante en lettres et sciences politiques à l’université de Poitiers, l’auteure de cet article a effectué un stage d’un mois à l’unité pédagogique interrégionale (UPR) de Rennes. Elle nous livre ses impressions.
Qu’est-ce qui crée le désir de devenir proviseur d’une unité pédagogique régionale, un chef pas vraiment comme un autre ?
Une approche pluridisciplinaire : enseignants, éducateurs et conseillère d’orientation inspirée de l’option « découverte professionnelle trois heures » de collège .
La situation des mineurs. Comment met-on en place l’obligation scolaire des plus jeunes détenus ?
Pour apprendre, l’élève doit être capable de distribuer les évènements dans le temps à venir, de gérer l’instabilité du temps présent, d’effectuer des retours dans le temps passé et relier toutes ces dimensions. Un axe de travail s’impose alors : permettre à l’élève incarcéré de passer d’un temps contraint et morcelé à un temps linéaire et construit, vecteur d’apprentissage.
« Sur la route de ma vie j’ai pris le mauvais chemin ; le chemin de la prison, c’est un sentier long et pénible. » B., seize ans
Ni trop loin, ni trop près. La question de la bonne distance est valable dans toute situation d’enseignement. Elle est sans doute plus brulante dans le cadre pénitentiaire.
Réussites. Oxygène, fraicheur, passeur : à Rennes ou Angers, on se réjouit des réussites par l’apprentissage.
Si le socle commun crée partout les remous que l’on sait, en revanche dans l’enseignement pénitentiaire, il est posé comme un préalable, une pierre d’angle.
Revenir vers l’écrit quand on en a été exclu pendant de très longues années, c’est prendre le risque d’un nouvel échec et c’est accepter de déconstruire des habitudes auxquelles on est attaché.
L’illettrisme est un des phénomènes massifs d’exclusion dans notre société. Il est encore aggravé par les conditions de vie en prison. Mais la prison constitue aussi une occasion supplémentaire de le prendre en main.
Tout enseignant connait dans ses classes la difficulté à conjuguer lecture avec intérêt et gout. Cette gageüre existe grandement en prison également.
Quelle image globale garder après lecture de ce kaléidoscope, qui amène parfois bien loin de ce à quoi l’on s’attendait ?
Le responsable local de l’enseignement (RLE) est un des enseignants à temps complet de la prison. Il fait office d’animateur et de coordonnateur du service scolaire. Quelles sont ses conditions de travail ?
Octobre 2000. Un courrier affiché dans la salle des professeurs attire l’attention de l’auteur. On cherche un professeur de lettres pour intervenir auprès des détenus de la maison d’arrêt d’Angers. Et un lundi, s’ouvre la grande porte bleue à la peinture écaillée.
« Un cours de philosophie en pénitentiaire, c’est toujours un morceau d’enfer qu’on ramène avec soi. » Penser l’enfer alors en atelier de philosophie. De Dante à Jean-Paul Sartre.
Être une femme dans ce milieu masculin et y trouver sa place peut paraitre surprenant. C’est pourtant ici le cas.
Loin des murs de la prison, six détenus de la maison d’arrêt de Coutances et quatre accompagnateurs se sont lancés dans un périple de 150 kilomètre à pied. Prêts, au-delà de tout ce qui les séparait, à partager l’effort.
L’écrit dans l’univers carcéral occupe une place très importante. En effet, pour les détenus, toute demande d’activité (sport, soins, enseignement, formation, travail, etc.) doit être écrite. De ce fait, l’écrit et les connotations dont il est porteur par le biais de l’orthographe, du vocabulaire, de la présentation, jouent un rôle considérable. Mais passer à la réalisation d’un journal va beaucoup plus loin.
Lectures à voix haute, rencontres avec des écrivains, tout a été mis en place pour rendre familier le livre. Il était une fois…
Au centre de détention de Riom, dans le Puy-de-Dôme, deux personnes ont proposé, en plus des matières typiquement scolaires (français, mathématiques, langues, comptabilité, etc.), un enseignement moins habituel : l’initiation à la psychologie. Une drôle d’idée ? Réponses à deux voix.