Dans la cité médiévale de l’Aude, l’élection d’un maire du Rassemblement national lors des élections municipales de mars 2026 a engendré un certain nombre de craintes au sein de la communauté éducative.
Dans la cité médiévale de l’Aude, l’élection d’un maire du Rassemblement national lors des élections municipales de mars 2026 a engendré un certain nombre de craintes au sein de la communauté éducative.
Une recherche collaborative est en cours sur l’organisation du travail des élèves en lycée. Concernant l’épreuve du grand oral, elle a révélé que ces lycéens utilisent massivement l’intelligence artificielle générative. Comment et pourquoi le font-ils ? Quelles transformations de l’école cela implique-t-il ?
L’école demande aux élèves d’apprendre. Mais cette activité intellectuelle, bien qu’innée, ne va pas de soi dans un monde où les solutions de facilité et d’empêchement sont nombreuses. Les actions pédagogiques consistent donc à accompagner les élèves vers une culture métacognitive en classe.
Un escape game au lycée sous forme d’enquête policière, comme temps fort de l’année, autant pour les élèves que pour les enseignants.
Des élèves de bac professionnel créent une ludothèque dans leur lycée pour s’entrainer « en vrai » à l’animation de jeux.
Jouer pour apprendre, dans des formes cadrées, ou apprendre en jouant librement ? Des choix différents impulsés par les programmes officiels dans deux pays francophones.
Les devoirs, ça concerne finalement des millions de personnes, (élèves, parents et enseignants) et pourtant, il existe assez peu de publications sérieuses sur ce sujet.
Des pratiques de jeux qui laisseraient à l’élève seul la responsabilité des apprentissages visés peuvent renforcer les inégalités. Un accompagnement de l’enseignant est indispensable pour donner à ces moments le sens qu’ils ont dans l’école.
Comment favoriser l’engagement des étudiants en première année à l’université ? Une réponse originale est donnée ici avec des séances de travaux dirigés en partie converties en énigmes à résoudre.
On connait l’alternance entre séances en classe et travaux pratiques. À ces deux temps de formation peut s’ajouter le jeu de simulation sur plateau : échanges, questions, réactivation des connaissances, et plaisir partagé.
Apprendre la programmation par la réalisation de jeux vidéos : mais oui, c’est très sérieux, c’est le programme officiel ! En tout cas, c’est une des façons de le mettre en œuvre dans la filière des sciences de l’informatique, où il est obligatoire que les élèves conçoivent des projets sur une partie importante de leur horaire.
On explore ici, dans des classes de lycée, la tension entre laisser jouer et guider vers les apprentissages attendus. Chaque enseignant, en situation, résout cette tension à sa manière.
Pas si simple d’introduire au lycée les jeux vidéos et de faire des passerelles entre les objectifs de l’école et les pratiques culturelles des jeunes en ce domaine. Il y a pourtant là tout un monde à découvrir et à comprendre !
Au sein d’un collège de l’académie de Montpellier, les élèves participent à des marchés de connaissances. La parole des élèves « passeurs » a pu être collectée, pour faire apparaitre les pédagogies qu’ils utilisent spontanément pour expliquer à des camarades ce qu’ils ont choisi de transmettre.
C’est officiel ! Comme ceux de mathématiques, les nouveaux programmes de français du cycle 4 ont été publiés le 5 mars 2026, pour une application progressive à compter de la rentrée prochaine.
On l’aura compris avec les précédents articles de cette série (la source ; le ru), le travail de classe de Jonathan Lapo dépasse largement la sensibilisation des élèves à quelques écogestes. L’écologie innerve tout son enseignement et vise à construire une écocitoyenneté informée, sensible, active et émancipée. Son travail rejoint ce que le philosophe Baptiste Morizot appelle de ses vœux : « un front pédagogique pour porter une alphabétisation des enjeux de l’eau vivante ». Ce dernier article, publié à l’occasion de la Journée du castor (le 7 avril), met en exergue le chemin parcouru par les élèves dans leur connaissance des zones humides ainsi que les réalisations concrètes qui ont pu être menées.
Dans le cadre de L’Appel des pôles, une action scientifique et sportive pour découvrir les pôles autrement, des collégiens de Saint-Nazaire ont eu l’opportunité d’interviewer Tillie Martinussen, femme politique groenlandaise devenue célèbre après avoir interpellé Donald Trump en janvier 2026, lorsque ce dernier voulait annexer le Groenland.
Étudier le Groenland en mettant de côté notre vision occidentale au profit d’une approche ethnographique est le point de départ de ce projet proposé à des collégiens nazairiens. De pagaie en lecture, les élèves ont créé un slam et un clip vidéo, et interviewé Tillie Martinussen, femme politique inuit.
Surligner au feutre des phrases ou des mots clés : voilà une pratique scolaire tellement ordinaire qu’on oublie bien souvent de l’interroger : que font les élèves quand ils utilisent cet outil banal ? Que peut-on apprendre de l’observation de ce qu’ils fabriquent ? Quelles compétences sont en jeu ? Un exemple dans un cours d’histoire de seconde.
Dans une série de trois articles, Jonathan Lapo, professeur des écoles en CM à Dijon, expose tout un cycle d’apprentissage autour de l’eau, qui court à travers différentes disciplines et sur une année entière. Après la source, ce deuxième article, publié à l’occasion de la Journée de l’eau (le 22 mars), s’intéresse au ru, et à la façon dont les élèves construisent un ouvrage pour l’aménager, en s’inspirant d’un maitre en la matière : le castor.
Qui a dit que la COP ne servait à rien ? Dans une classe de terminale brestoise, la Conférence des parties est utilisée comme modèle pour impliquer les jeunes dans une réflexion sur l’action climatique, en prenant en compte des questions complexes impliquant des dilemmes mondiaux, ce qui a nécessité de travailler sur l’analyse critique des informations et l’argumentation scientifique.
On avait découvert en septembre le récit de Jonathan Lapo, professeur des écoles en CM à Dijon, praticien de la classe dehors, dans une aire terrestre éducative. Entrons plus avant dans son travail pédagogique, et écoutons-le exposer tout un cycle d’apprentissage autour de l’eau, qui court à travers différentes disciplines et sur une année entière. Ce premier article (cette série en comptera trois), publié à l’occasion de la Journée des rivières (le 14 mars), met à l’honneur la source… du projet.
Au lycée Élisa-Lemonnier, une initiative solidaire illustre avec force ce que peut être aujourd’hui un lycée professionnel pleinement engagé dans les transitions écologiques, pédagogiques et citoyennes.
Alors que les débats sur les dangers des réseaux sociaux pour les mineurs étaient déjà bien entamés du côté de cette classe de CM2, voilà que l’Assemblée nationale vote une loi pour en interdire l’accès aux moins de 15 ans. Mais de quoi je me mêle ? Laissez donc travailler les élèves ! Heureusement, leur enseignante voit là l’occasion de vivre une expérience citoyenne tout aussi intéressante : partir de l’actualité politique pour approfondir les discussions.
Quel que soit le profil de ses étudiants, Patricia Legris, maitresse de conférences en histoire contemporaine à l’université Rennes 2, conçoit ses enseignements comme une possibilité de les confronter au travail de l’historien en les faisant travailler différemment, de manière plus active et coopérative. En choisissant la pédagogie institutionnelle, elle accorde une grande place à l’acquisition en filigrane de compétences psychosociales.
Une recherche-action de deux ans sur les messages clairs, la participation de trois écoles représentant une dizaine de classes. 200 élèves ont répondu à un questionnaire mesurant leur bienêtre et leur motivation, et douze adultes ont été interrogés lors d’entretiens semi-directifs. Les résultats soulignent la pertinence du dispositif.
Et si, avec exigence et progressivité, les compétences psychosociales (CPS) trouvaient leur place au collège, non pas en plus des programmes, mais au cœur même des disciplines et des gestes ordinaires de la classe ?
Face au décrochage scolaire, les remédiations classiques peuvent s’avérer inefficaces, l’élève restant spectateur de ses difficultés. Dans un atelier relai d’un collège de Béziers, des élèves fâchés avec les apprentissages scolaires se sont auto-observés et se sont fixé des objectifs. La vidéo est ainsi un outil pour retrouver un pouvoir d’agir : l’élève devient acteur de ses propres ajustements.
Effectuant sa scolarité dans un lycée franco-australien à Canberra, un élève de terminale donne son point de vue sur la manière dont les systèmes éducatifs introduisent les devoirs, et par là même, l’apprentissage de l’autonomie des élèves.
Un projet d’écoles, collectif, fédérateur autour de la promotion et de la compréhension partagée du principe de laïcité, dans un lieu où il est essentiel d’affirmer celui-ci. Récompensée par plusieurs prix au niveau national, cette initiative montre comment, dans des territoires fragilisés après les attentats de 2015, l’école peut retisser du lien et faire de la laïcité un sujet de concorde plutôt que de crispation.
Dans le cadre d’un projet pour favoriser l’inclusion et la persévérance scolaire, des adolescents décrocheurs retrouvent confiance, fierté et motivation à travers des ateliers d’art-thérapie. Écriture, photo, musique et arts plastiques pour redonner de l’élan.
Éric Venaille est enseignant en sciences physiques et chimie au collège Montesquieu d’Orléans. Les projets et le partage nourrissent sa motivation et son engagement dans son métier. Ce qui le réjouit : des élèves investis et intéressés par les activités proposées en classe ou via les clubs de sciences – même si tous n’assimileront pas la totalité du programme – et les échanges avec les collègues enseignant à tous les niveaux, source inépuisable d’apprentissage.
L’université Bourgogne Europe développe un dispositif de plus en plus complet pour que la précarité ou la pauvreté de certains étudiants révélées par le confinement lié à l’épidémie de covid ne soit pas un frein aux études universitaires.
L’oral a pris de l’importance dans l’Éducation nationale ces dernières années. À l’heure des réseaux sociaux faits de discours éphémères et d’instantanéité, l’éloquence permet de cultiver sa pensée.
Enseigner en maternelle se caractérise par la nécessité de toujours se réinventer. Mais qu’y apprend-on et comment ? Retour sur un forum qui se veut un espace militant pour une école réellement de la réussite pour tous.
Des élèves de première deviennent les jurés du prix Renaudot des lycéens : ce projet modifie leur rapport à la littérature mais développe aussi bien d’autres compétences. Retour sur une expérience enrichissante pour élèves, enseignants et partenaires locaux.
Portées par le désir de dépasser les limites du tutorat traditionnel, des enseignantes formatrices explorent depuis 2023 de nouvelles formes d’accompagnement en classe du premier degré.
Produire un écrit à partir d’une consigne ouverte n’est pas un chemin rectiligne. Voici le travail d’un élève de cinquième en cours d’histoire. Que se passe-t-il entre l’énoncé de la consigne et le moment où le texte est proposé à la lecture ? Comment mieux accompagner ? Comment comprendre ce qui se passe ? Comment intervenir pour accompagner ? L’analyse du texte produit permet de répondre en partie à ces questions.
Dans le Territoire de Belfort, trois collèges ont choisi de décloisonner l’enseignement adapté. Au sein des 6es inclusives, élèves de Segpa et de classes générales apprennent ensemble, avec des dispositifs conçus pour favoriser la réussite de toutes et tous, renforcer l’estime de soi et construire une véritable culture de la coopération entre les équipes pédagogiques et éducatives.
L’équipe pédagogique et les partenaires institutionnels d’un collège public situé en éducation prioritaire dans le Territoire de Belfort font vivre, depuis quelques années, un projet qui devrait et pourrait innerver l’ensemble de notre système éducatif : des classes de 6e inclusives. Elles regroupent au quotidien des élèves inscrits en Segpa et des élèves inscrits en 6e générale. Une hétérogénéité maitrisée par le coenseignement et l’expertise pédagogique construite au fil des années.
Dès l’entrée au CP, les écarts de réussite en mathématiques entre élèves de REP+ et leurs camarades hors éducation prioritaire sont frappants. un collectif de quatre enseignantes-chercheuses et huit enseignantes d’école maternelle a expérimenté un travail approfondi sur les usages de l’écrit pour aider les élèves à mieux s’approprier la résolution de problèmes.
Évaluer des progrès en cours d’apprentissage, ou évaluer les attendus de fin de séquence ? Des suggestions, en LP, pour articuler ces deux exigences.
Parcoursup a redéfini les modalités d’orientation postbaccalauréat, touchant tout particulièrement les élèves de la voie professionnelle. Si la plateforme vise à simplifier les inscriptions dans l’enseignement supérieur, elle soulève aussi des interrogations sur l’évaluation des élèves.
La gestion de l’erreur dans un contexte de pression de la performance est un défi de taille pour les jeunes enseignants. Parcoursup et les attentes des familles forcent à des compromis constants, et il devient difficile de valoriser l’erreur sans compromettre les objectifs de réussite des élèves. Les stratégies d’adaptation des enseignants montrent néanmoins que l’erreur peut trouver sa place.
Des espaces d’activité simulés en lycée pro où chaque erreur devient un outil d’apprentissage. À travers l’entretien conseil et l’analyse réflexive, l’erreur révèle les représentations des élèves et permet une montée en compétences.
Dans une école maternelle de Dijon, une professeure des écoles, en collaboration avec des chercheurs du CNRS, a conçu La Symphonie des prénoms, un dispositif associant partitions colorées et métallonotes pour initier les enfants au décodage par la musique et le chant.
Le collège Django-Reinhardt de Toulon a beau être situé à moins d’un kilomètre de la Méditerranée, tous les élèves ne sont pas familiers avec l’environnement marin. Le projet « Objectif mer », inscrit dans un parcours citoyen en lien avec la protection des mers et océans, a permis aux élèves volontaires d’élargir leurs connaissances et de prendre conscience des actions à mener pour protéger ce milieu fragile. Entretien avec une des initiatrices, Anne-Cécile Laudon, professeure de français.
Les évaluations nationales n’en finissent pas de faire couler de l’encre. Après « Des évaluations qui ne font pas avancer les apprentissages », voici le récit d’une professeure des écoles en REP+ qui s’insurge contre la pression décuplée qu’induisent ces épreuves sur les élèves à besoins particuliers, mis en situation d’échec dès la rentrée.
Qui aurait parié que ces élèves « agités » du collège Pesquier de Gardanne (Bouches-du-Rhône) viendraient parler avec passion et humour de leur travail sous la Coupole de l’Institut de France, le 13 mai 2025, devant de nombreux scientifiques et académiciens, à l’occasion des 30 ans de La main à la pâte ?
Peu de temps après la rentrée, une discussion s’engage sur la liste d’échanges internes du CRAP-Cahiers pédagogiques, autour de l’évaluation et de la pression qu’elle peut induire. Il y est notamment question des évaluations nationales en primaire, du temps d’enseignement qu’elles font perdre et de leur potentiel de dévalorisation pour les élèves, comme le montre ce témoignage d’une professeure des écoles à Marseille.