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Pagaille

Jetons un coup d’œil rétrospectif à ce mois de janvier 2022 peu banal. Il est rare que l’éducation fasse autant la Une que ce mois-là. Il faut dire que ça a été un sacré bazar !

Le protocole sanitaire annoncé le 2 janvier a changé six ou sept fois depuis, j’ai arrêté de compter. Les directeurs et directrices d’école, les enseignants et enseignantes, les personnels de direction et de vie scolaire se sont échinés à suivre, à essayer de comprendre et n’ont pu que constater la désorganisation des classes tout au long du mois.

Bien sûr, il y a eu Ibiza, qui, l’hiver, n’est « pas comme l’été ». Anecdotique, ou révélateur d’une déconnexion du ministre des difficultés du terrain ? Il y a eu aussi la grève du 13 janvier, très suivie chez les personnels de son ministère, et d’autres mobilisations depuis, avec apparition d’un sosie dansant moitié en costume, moitié en caleçon de bain.

Lesdits personnels se sont mobilisés contre l’impossible protocole, dénonçant le mépris du ministre à leur égard. Ils se disent qu’on leur demande de faire de la garderie pour que les parents puissent travailler, pas pour éviter que des élèves ne décrochent. Qu’ils peuvent le comprendre et qu’ils préfèreraient qu’on le dise clairement.

Parce qu’en janvier, tout travail était impossible, les élèves allant et venant dans les classes au gré des tests positifs ou négatifs, et des absences des enseignants eux-mêmes positifs ou garde-malades. Et quand à la fin du mois, le ministre a assuré que « globalement », les remplacements étaient assurés, on a entendu comme un grand cri, à moins que ça n’ait été un soupir.

Dans ce malstrom, on notera encore le décalage de mars à mai des épreuves de spécialité du bac, impossibles à tenir dans les délais avec autant de cours non assurés, ou les assurances du ministre quant à ses efforts pour « renforcer » l’enseignement des mathématiques, contredites par un communiqué commun à toutes les sociétés savantes mathématiques et aux associations de mathématiciens.

Quelle drôle d’idée, quand tout va mal, que de sortir un dossier sur le bienêtre à l’école ! Peut-être pas. Se concentrer sur ce qui aide les élèves, et les éducateurs aussi, peut être un bon moyen pour « tenir » dans une telle période.

CécileBlanchard
Article paru dans le n° 575 des Cahiers pédagogiques, en vente sur notre librairie :

 

 

Le bienêtre à l’école

Coordonné par Andreea Capitanescu Benetti et Maëliss Rousseau
La recherche en éducation met de plus en plus l’accent sur l’importance du bienêtre à l’école, et les conditions à mettre en œuvre pour que les élèves persévèrent et réussissent scolairement, voire développent leur personnalité. Cela demande de faire émerger une relation apaisée entre les élèves, les enseignants, et les savoirs.