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Mener une veille en éducation

Mener une veille en éducation

Sur internet, sur les réseaux sociaux, de nombreuses ressources très intéressantes nous parviennent sans cesse. Mais comment conserver ces liens pour une future exploitation ?

Parmi les outils que le web 2.0 met à notre disposition, les outils de bookmarking : on y conserve les liens en les classant et les annotant. C’est le cas avec Diigo.com, Pearltrees.com, Google Bookmarks, etc. Certains permettent en plus de créer des équipes et d’alimenter à plusieurs une banque de liens. Par exemple, seize professeurs alimentent un pearltree sur l’histoire des arts : www.pearltrees.com/t/histoire-arts/id2661419. Sur Diigo, un groupe collecte des liens sur l’enseignement par compétences : groups.diigo.com/group/enseignerparcompetences.

Pour publier cette veille, on fera plutôt appel aux outils de curation comme Paper.li, Scoopit.com, Storify.com. Les contenus reçus sur Twitter sont triés par mots clés, dans une publication très visuelle et esthétique. Un Scoopit en histoire-géographie www.scoop.it/t/revue-de-tweets en est un exemple. Ces outils ont pourtant un défaut : on ne peut paramétrer le classement des informations qui ne sont, en outre, pas stockées et finissent par disparaitre de la page.

Ces outils de veille s’ajoutent aux bureaux personnalisables que sont Netvibes, Symbaloo et iGoogle, sur lesquels vous classerez les flux de vos sites préférés à côté de quelques applications utiles dans votre page privée, que vous pourrez rendre publique.

Tous ces outils permettent une diffusion dans les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google+, etc.).

Géraldine Duboz

Vous suivre à distance… et vous rejoindre

C’était l’été.
J’étais déçu par tout ce temps perdu.
Je pense que les vacances sont le moment idéal pour travailler.
Dit comme ça, ça parait un peu absurde. Mais nous sommes profs. Nous n’avons pas que quelques jours de vacances pour regonfler les batteries avant de repartir au turbin.
C’est quand nous sommes libres de nos crevantes charges d’enseignement que nous sommes dans les meilleures dispositions pour préparer, inventer, échanger, collaborer.

Mais c’était l’été.
Et visiblement, mes collègues ne pensaient pas comme moi. J’étais donc dans mon coin, à faire du travail d’équipe tout seul.

Et puis, un jour, j’ai perçu un frémissement sur les réseaux sociaux.
Des gens s’activaient, quelque part. Et j’ai senti l’énergie qui se dégageait des petits messages qu’ils envoyaient de je ne sais plus quel coin reculé de France. C’était puissant, dynamique.
J’ai suivi l’affaire avec attention et je suis bientôt arrivé à une certitude : il se passait quelque chose de rare. Et ce qui m’était retransmis par messages de 140 caractères ne représentait probablement qu’une infime partie émergée de l’iceberg. C’était là-bas qu’il fallait être !
J’ai aussitôt pris une résolution.

C’est ainsi que (contre vents et marées, mais ça, c’est une autre histoire), l’année suivante, j’ai pris mon baluchon et je suis parti à mon tour aux Rencontres du CRAP, à Sainte-Affrique.

Je vous garantis que je ne le regrette pas.

Emmanuel Gunther, e.l@b, CRAP