Bomehc est un éditeur de texte pour les mathématiques. Au lieu de faire un travail sur papier puis de le numériser, l’imprimer, le travail est réalisé directement sous forme numérique. Il est enregistré sous la forme d’un fichier facilement partageable et dont le contenu peut aussi être copié dans un traitement de textes. Il devient donc facile pour l’enseignant d’envoyer un cours par mail, pour l’élève de le copier, coller, de faire l’exercice, puis de le renvoyer à son professeur. C’est instantané.

Les troubles « dys »

Un de ses principaux intérêts vient de sa capacité à pallier certains handicaps ou problèmes d’habileté manuelle fine. En effet, tracer un trait, ou aligner des nombres dans une opération sont parfois bien problématiques. Dans les troubles « dys » par exemple, pour certaines tâches très spécifiques comme simplement tenir un crayon, l’élève doit se concentrer plus que le reste de la classe. Il ne lui reste plus beaucoup d’attention pour la réalisation de l’exercice en lui-même. C’est ainsi que l’élève est pénalisé par rapport aux autres. Bomehc vient supprimer le stylo, ce qui libère l’attention de l’élève. Il reste cependant pédagogique et ne vient pas faire l’exercice à la place de l’élève, ne lui propose pas des outils qui l’aident dans sa résolution. Il tente simplement de le mettre à égalité face aux autres élèves. Mais Bomehc restera toutefois adapté à tous les élèves, servant de portfolio qui suivra les élèves tout au long de l’année, voire des années de collège.

L’École open source

Aujourd’hui, Bomehc donne naissance à l’École open source, un projet plus vaste qui vise à développer des logiciels similaires pour chaque matière. Physique, chimie, français, anglais, histoire, toutes les matières seront couvertes. Ces logiciels (encore embryonnaires et non fonctionnels) sont des copies de Bomehc, avec des outils d’écriture d’éléments chimiques, ou de cartographie par exemple. Mais le véritable atout d’adaptabilité vient de deux choses : d’une part, le fait que l’outil soit informatique permet d’utiliser ce qui convient le mieux à l’élève (reconnaissance vocale, lecture de l’écran, correction orthographique, clavier numérique, etc.). D’autre part, même si c’est à plus long terme, le fait que l’outil soit « open source » permet de développer des outils pour un besoin spécifique, même si ce n’est pas commercialement intéressant.


Pour en savoir plus

http://bomehc.free.fr
http://lecoleopensource.fr